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#470439905 Bowtech Boss: le banc d'essai.

Posté nevermind - 01 March 2015 - 03:11 PM

Le Bowtech Boss au banc d'essai



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Références internet: http://www.bowtechar...s_products&i=65

Type de cames: overdrive binary & powershift.

ATA: 36'' (91,4cm).

Band: 7" (17,8cm).

vitesse : 333fps (101,5 m/s) IBO.

puissance: 50 - 70# (22,68 - 31,75 kg) par incréments de 10#.

allonge : de 26.5" – 32'' (67 – 81cm) par module rotatif incorporé.

Letoff : 80%

Poids : 4,6 lbs (2,1 kg).

Tarif annoncé: env 1050 euros.



L'année dernière, en terminant ma revue sur le RPM, je formulais le vœu que bowtech puisse proposer, rapidement, l'équivalent en 33 ou 34" d'ATA et avec un traitement de surface un peu plus onctueux...si mes aspirations (assez partagées il faut dire) semblent avoir été entendues en ce qui concerne ce dernier point, en revanche je suis personnellement resté sur ma faim pour la première d'entre elles (qui, il faut bien le dire, n'est pas, non plus, très en vogue chez les chasseurs !).


Compte tenu de cet aspect, la question se posait donc pour moi de savoir vers quel type d'arc je m'orienterais en 2015. J'ai, en effet, un profil d'archer qui n'est pas forcément celui de tout le monde : depuis environ 2 ans, je tire essentiellement avec mon compound de cible ce qui me prend, en vérité, beaucoup de temps et m'en laisse de moins en moins pour le tir avec mon arc de chasse à mécanisme. On pourrait toutefois penser qu'un (bon) compound en vaut un autre et à partir de là, qu'il suffit de savoir bien tirer avec l'un pour que tout se passe tout aussi bien avec l'autre. Dans la réalité, ça n'est pas tout aussi simple que cela car les repères d'ancrage et de visée que l'on peut développer sur un arc de 38'' tiré en BT rotatif sont difficilement transposables sur un arc de 31'' tiré avec un décocheur d'index.


Bref, en dépit de toute l'affection que j'ai développée pour mon RPM, je souhaitais, en 2015, repartir avec un arc de chasse ayant un ATA beaucoup plus important de façon à ce que la transition entre arc de cible et arc de chasse se fasse plus facilement sur le terrain sans avoir, pour ce faire, à augmenter le temps déjà très important que je consacre au tir à l'arc, ni accepter pour autant trop de compromis par rapport à mon cahier des charges personnel.


A partir de là, le choix été assez rapide : soit je prenais un prodigy et je me retrouvais peu ou prou avec les mêmes limites qu'auparavant (et dans ce cas pourquoi changer d'arc?), soit je prenais un boss et disposais alors d'un arc ressemblant comme deux gouttes d'eau à mon arc de cible. Je ne me suis donc même pas posé la question de savoir si l'encombrement qui en résulterait serait par trop pénalisant (surtout que j'ai déjà possédé auparavant un insanity CPXL). Allez, par exemple, expliquer à un chasseur ''tradi' combien un arc d'1 mètre de haut est encombrant.... il vous rira au nez en vous demandant pourquoi utiliser un arc aussi petit ! En revanche pour le poids, je savais qu'il faudrait forcément trouver des solutions plus adaptées (genre carquois dans le dos). Quant à la perte de vitesse (et oui, parce que 333IBO c'est pas 360!), je savais qu'il me faudrait inéluctablement augmenter la puissance pour rester aux alentours des 300fps que j'affectionne plus particulièrement...malheureusement, il me faudrait donc de nouveau repasser la barre des 60# en comptant sur un cycle moins viril.


J'ai donc choisi un Bowtech Boss en 70# que SSA archery (importateur exclusif bowtech Europe) a bien voulu mettre à ma disposition en avant première. Et c'est cet arc que je vous présente ici en exclusivité totale aujourd'hui (la production commencera au mois de mars).

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critères d'appréciation


finition : avec un nouveau traitement de surface, bowtech s’améliore encore et commence désormais à tutoyer la cour des meilleurs ; en effet, les branches sont doréanvant revêtues d'un traitement bien plus consistant qui n'a pas bronché durant les quelques séances de « torture test » que je lui ai fait subir dans un maquis provençal particulièrement dégradé ainsi que l'humidité boueuse des marais camarguais ; le traitement de surface de la poignée, désormais soyeux, a également perdu ce côté rugueux qui m’agaçait tant et qui, en plus, disparaissait dans la sueur de la poignée (je parle de la rugosité, pas du camo !) ; les raccords de camouflage sont nickels et l'ensemble est parfaitement homogène. Quant au traitement de surface des cames, il reste excellent sans la moindre trace d'usinage. A noter, enfin, l'apparition cette année d'un nouveau camouflage désert type « kryptek highlander » (cf ci-dessous), vu à Nimes et que j'ai réellement trouvé magnifique.


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Poignée et géométrie: avec son ATA de 36'' et un reflex d'environ 4,2cm, la géométrie de la poignée du Boss est assimilable à celle d'un arc de cible qui serait équipé d'une poignée conventionnelle de 39'' (rien que ça!). Longueur de cames incluse, l'encombrement qui en résulte est certes substantiel (106cm) mais prodigue, en contrepartie, un niveau de stabilité à l'ancrage et à la décoche absolument bestial. Le reflex est également particulièrement favorable au contrôle de la propension au torque qui est nulle (à titre de comparaison, le reflex est de 8.2cm sur le hoyt spyder turbo (34'' d'ATA), 10.9cm sur le prime impact (ATA 35'') et 5.4cm sur mon OK Absolute de cible (ATA 38'')).


Côté longueur de poignée, on est réellement dans le surdimensionné avec 10 centimètres de plus (soit environ 4'') que sur la poignée de mon « Absolute 38''» et ceci grâce à la magie de la géométrie « center pivot » qui permet de mettre la longueur de l'arc dans la poignée et pas dans les branches ....inutile de faire un dessin sur le bénéfice qui en résulte : l'angle de corde est optimal et la stabilité à l'ancrage monumental. Tirer cet arc avec un décocheur BT rotatif est un pur délice (usage cible ou parcours), alors que c'est une punition sur un arc de 31'' d'ATA. Il ne faut pas oublier non plus que cet arc a été conçu pour convenir à des allonges allant jusqu'à 32'' et que de ce point de vue là, il risque aussi de rapidement devenir une référence chez les intéressés.


La poignée bénéficie, enfin, de 2 filetages arrière symétriques (2 en haut / 2 en bas) qui ne seront pas forcément d'une très grande utilité à la chasse (quoiqu'il y a aura bien un petit malin pour y visser un support de caméra) mais qui seront particulièrement appréciés pour la cible ou le parcours, en permettant de monter, par exemple, une stabilisation latérale surbaissée (ce qui confirme, par ailleurs, la conception assez transverse de cet arc) ou tout autre accessoire requis.


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Le système de cames : de mon point de vue, l'overdrive binary reste toujours et sans conteste, le système de came le plus abouti du moment (même si on commence à voir quelques clones). Grâce au système de dual cames synchronisées (ce qui en fait, au final, un binary) à double yokes, on dispose d'opportunités totales de contrôle du nock travel, et ce quelles que soient les contingences du tireur, en ajustant la charge de pré-lean au repos (certains tireurs, par exemple, ont besoin d'une inclinaison de came plus rentrante à l'ancrage). C'est un plus non négligeable mais qui demande, en contrepartie, de pouvoir accéder aux outils nécessaires (presse ; banc d'armement) et d'avoir, également, bien compris comment fonctionne l'ensemble.


En ce qui concerne la synchro, j'ai trouvé qu'il me fallait un peu d'avance (à peine 1mm) sur la came du bas pour garantir une sortie de flèche optimale en « creeping »; ce paramètre étant assez subjectif, je conseille, pour autant, à chacun de commencer par une synchro complètement neutre et de voir ensuite ce à quoi le conduit son creep tuning.


Après avoir réglé le came lean à ma convenance et réglé le repose flèche au centre des branches (environ 1,9-2 cm), je suis immédiatement passé au walk back tuning « de salon » (distance 2 puis 9 mètres). Cette opération m'a conduit à rentrer le RF d'1mm avant d'aller tester le résultat à 20 mètres. A cette occasion, j'ai utilisé mon set de réglage « anti stress » (oui parce qu'une fois que c'est réglé dans cette configuration, l'arc est alors prêt à affronter n'importe quelle situation!). Les photos parlent d'elles-mêmes : que ce soit en spine 250 (encoche orange), 300 (encoche rouge transparente), 350 (encoche verte) ou 400 (encoche rouge mat), et donc en configuration hyper trop souple, souple, bonne ou trop rigide, tous les fûts (exactement de la même longueur et avec exactement le même poids de pointe) groupent ensembles à 9 et 20 mètres en dépit des approximations de spine monstrueuses qui en résultent.


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Au final, bien sûr, je ne retiendrai pour cet arc que la configuration recommandée par le logiciel « SFA ontarget 2 » (en l'occurrence un spine 300) mais il est important que chacun comprenne combien l'archerie moderne repousse chaque jour certaines limites qui prévalaient encore il y a très peu de temps. Je ne reviendrai pas, toutefois, plus en détail sur tous les bienfaits de l'overdrive que j'ai déjà largement commentés dans ma revue précédente. Je publierai aux alentours du mois de juin une vidéo expliquant très exactement comment régler l'overdrive et je pense que tout le monde pourra alors s'en sortir convenablement avec l'aide de ce didacticiel et en se souvenant qu'à l'issue du réglage, les cables doivent être en opposition symétrique dans leur timing zone respective.


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Vitesse : avec mon pro chrono (qui est toujours loin d'être un foudre de guerre), en mode performance, arc réglé à 70,5#@29'' et 12 gr sur la corde, j'obtiens durablement 290fps avec une flèche de 429gr (correspondance : 335fps IBO selon SFA). Quand je joue sur la puissance, l'allonge ou le poids de flèche, j'atteins des correspondances qui vont de 333 à 338fps IBO selon SFA. Avec le Boss, Bowtech nous refait le coup de « l'Expérience » en produisant un arc plus rapide que prévu de façon à couper court à toutes polémiques inutiles. En plaçant le disque du powershift en position « classique » (position « 2 »), l'arc perd environ 6-7fps et environ 6-7fps de plus quand on le met en mode confort (position « 3 »). C'est donc, de ce point de vue là, un parfait sans faute d'autant plus que le band et l'allonge sont parfaitement conformes aux valeurs annoncées dès la sortie du carton (band très précisément à 7'' et allonge donnant très précisément 28,5'', 29'' et 29,5'' en position « 1 / performance », aux trois distances où je les ai contrôlés).


Powershift : ce qu'il faut bien retenir de ce nouveau module c'est sa versatilité absolue. L'idée de modules de forces différents n'est pas forcément nouvelle puisqu'on la trouvait déjà, par exemple, sur les modules amovibles du « Tribute ». Mais désormais, cette opportunité est directement intégrée au module d'allonge rotatif ce qui permet, en quelques tours de vis, de passer d'une configuration « confort » à une configuration « performance » ou « classique ». Certaines critiques ont été émises sur l'intérêt de la chose. Comme je l'ai dit par ailleurs, et au delà de la prouesse technique, j'y vois surtout, pour moi, la possibilité de pouvoir gérer au mieux l'alternance entre les différentes saisons de chasse ainsi qu'une éventuelle plus-value à la revente, même si actuellement je me sens parfaitement bien en mode performance en dépit de l'hiver (il est vrai, si doux dans le Sud). C'est également la possibilité de pouvoir adapter l'arc à une baisse durable de forme ou lors de périodes de pratiques sportives alternées (expl cible ou parcours pendant l'intersaison puis chasse ensuite).


Le powershift se règle assez facilement : il suffit de dévisser partiellement deux des vis qui le maintiennent (diamètre 3/32éme) et de déplacer la troisième dans l'orifice qui correspond au mode souhaité (1-2-3). Ça se fait assez vite mais ça demande un peu d'attention sur la vis du haut pour éviter tout frottement parasite contre les parties adjacentes périphériques.


L'autre nouveauté, c'est la possibilité de pouvoir, enfin, régler certaines allonges (mais pas toutes malheureusement) sans presse. Je n'ai pas testé la totalité des allonges accessibles (de 26,5 à 32'' ça en fait quand même beaucoup) mais en tout cas, à 28,5 et 29,5''ça se fait sans presse en mode performance ; à 29'' c'est plus délicat (la clef allen rayerait le revêtement de la branche) aussi mieux vaut-il mettre l'arc en presse (ça peut se faire aussi sans presse en dévissant tout le module rotatif mais là c'est assez fastidieux). Au final, le module d'allonge se déplace aisément une fois que l'on a entièrement retiré ses 2 vis de maintien (diamètre 9/64ème ).


Quel que soit le réglage choisi, il faut, à l'issue, bloquer toutes les vis (5 au final par came : deux pour le module d'allonge et 3 pour le powershift) au « frein filet » pour éviter qu'elle ne se dévissent immanquablement en une cinquantaine de tirs ; cette recommandation est d'ailleurs rappelée dans le livret d'entretien actuellement téléchargeable sur le site du constructeur.


Enfin, à noter également que l'utilisation du powershift entraîne quelques conséquences collatérales assez modiques : ainsi l'allonge et la puissance auront tendance à très légèrement diminuer tandis que l'on se déplace de la position 1 (performance) vers la positon 3 (confort). La modification maximale est, toutefois, de l'ordre d'0,8# et d'environ 1/8'' d'allonge en moins.


Cycle : dans le comparatif publié ci-dessous, j'ai tracé la DFC (draw force curve) aux 3 positions de réglage du powershift à 29'' d'allonge. Image IPB

Même sans avoir une très grande expérience de la chose (partir du principe que plus le plateau est arrondi et que plus il est court alors plus l'arc s'avère facile à armer), le lecteur comprendra facilement quelles sont les différences entre le mode confort et le mode performance. Personnellement, c'est plutôt le principe du mode « classique » qui me séduirait le plus ; l'arc garde encore une patate impressionnante (environ 330fps IBO selon l'allonge et la puissance) et le cycle reste suffisamment consensuel pour convenir à la majorité. En mode performance, l'arc demande une condition physique satisfaisante, sachant que, personnellement, sortant du RPM à 60#, je l'ai laissé à un peu plus de 70#. On peut également parvenir à des géométries de cycle très intéressantes (notamment en mode confort) en décalant la position du module d'allonge par rapport à celle des draw stops mais ces modifications s'adressent à un public averti.


synthétiques : la visette de la corde s'est stabilisée dès le premier tir et depuis elle n'a plus jamais bougé ce qui est la marque d'une qualité d'assemblage irréprochable; quant aux cables, mal m'en a pris de faire mes premiers réglages à peine au sortir de la boite sans avoir préalablement pris le temps de les stabiliser ; résultat, il m'a fallu tout recommencer (lean et synchro) le lendemain ! Depuis j'ai fait plus de 600 tirs et leur ai, parallèlement, fait subir quelques journées de pluie, de vent ou de grêle avec de bonnes variations thermiques histoire de voir comment ils encaisseraient le coup (usuellement les synthétiques n'aiment vraiment pas ce genre de sport); pour l'heure rien n'a bougé (contrôle au banc de tir tous les cent tirs) donc je pense que je vais les garder en dépit des habituelles petites coquilles. Au sortir du carton, je vous conseille toutefois de tirer préalablement une centaine de flèches et de n'entamer vos réglages qu'à l'issue. Ça vous permettra en plus de mesurer toute la différence de confort qu'il peut y avoir entre un overdrive à peine dégrossi en sortie d'usine (en général réglage des cables au milieu de la timing zone) et le même réglé aux petits oignons par vos propres soins ou ceux de votre dealer préféré.


neutralité au tir et silence : arc nu, la neutralité au tir est vraiment excellente notamment du fait des absorbeurs « revolver » qui font un travail remarquable. L'arc ne vibre pas et on peut le qualifier de quasiment mort en main. Le problème (en tout cas pour moi!) c'est que ces deux absorbeurs pèsent 100g ce qui fait beaucoup pour un arc dont chaque gramme peut compter (poids initial 2,1kg) selon le poids du viseur (très lourd en ce qui me concerne!). Je les ai donc ôtés pour voir quelle en serait la conséquence. Pour supprimer les quelques vibrations qui sont alors apparues de façon plus manifestes, j'ai peaufiné le positionnement du string stopper jusqu'à obtenir un résultat plus que satisfaisant. Finalement, tout équipé et sans ses absorbeurs, l'arc est bien assez agréable pour pouvoir enquiller ses 100 flèches consécutives. Même si les absorbeurs apportent un plus sensible, j'ai personnellement, choisi des les enlever préférant perdre un tout petit peu de confort mais gagner 100g de poids ! La signature sonore est, elle aussi, excellente, même si je la trouve à peine plus affirmée que celle de mon RPM (qui au demeurant faisait 10# de moins) et infiniment moindre que celle du « bon vieux » switchback de mon fils (qui lui aussi fait 10# de moins!).


Grip et équilibre des masses : le grip est parfait ; ni trop gros, ni trop fin, c'est le grip idéal et il ne demande aucun temps d'adaptation spécifique ; d'ailleurs on ne voit plus la moindre doléance à ce sujet sur les forum US. La poussée de la main se fait, en ce qui me concerne, juste au-dessous de la jonction pouce-index avec un très léger soutien, en poignée, à la base du pouce. L'équilibre des masses a tendance à avantager le haut de l'arc qui basculerait, au repos, plutôt vers l'avant. C'est personnellement la configuration qui me convient le mieux mais ça n'est pas forcément le cas de tout le monde.


Pockets : belle prouesse que ce pocket et sa géométrie qui permettent, par exemple, de ne modifier que de 2mm le band après avoir dévissé les branches de 5 tours. Il faut d'ailleurs compter un tout petit peu moins d'1# par tour ce qui permettra aux tireurs démunis de peson de calculer sommairement leur baisse de puissance. Bowtech n'a toutefois pas repris le pocket du RPM (qui est une pièce d’orfèvrerie) qui nécessite, me semble-t-il une largeur et une profondeur de poignée plus importante. Dans la pratique ça ne change, toutefois, pas grand chose d'autant plus que les opérations de serrage/déserrage des branches restent toujours d'une très grande aisance.


Conclusion:


En produisant le Boss, digne remplaçant de l'insanity CPXL (cycle nettement moins homogène et nettement moins mort en main avec la cablerie d'origine), Bowtech propose un arc réellement surdimensionné qui s'adresse avant tout aux archers ayant une allonge allant jusqu'à 32''.


Sa taille impressionnante, sa stabilité exemplaire et la modularité de ses cames en font un arc hors du commun en dépit d'un poids, certes élevé, mais qui reste néanmoins maîtrisé au regard de ce qu'offre la concurrence à taille comparable.


Les petits malins auront toutefois bien vite compris tout l'intérêt que peut offrir un tel arc en usage mixte, l'employant aussi bien pour la cible (mode confort), qu'en parcours (mode classique) où à la chasse (mode performance), selon la période d'utilisation. Une vocation universaliste qui a d'ailleurs été intégrée dans la conception de la poignée qui peut accepter, désormais, tous types d'accessoires requis lors de l'alternance de disciplines.


Avec son nouveau powershift, des performance éblouissantes et des prestations haut de gamme, Bowtech propose avec ce Boss un arc universel adapté à tous types de pratiques, toutes allonges et toutes circonstances... Peu de monde peut en dire autant … so, n'est -il pas temps de devenir sérieux, refuse to follow !


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Si ce banc d'essai vous a plu ou s'il vous apparaît comme utile...dites le aussi en cliquant sur "j'aime"...ça coûtera toujours moins cher que d'aller l'acheter dans un magazine et ça encourage le rédacteur qui vient quand même d'y passer la semaine (même s'il faut reconnaître qu'il y aura toujours des missions plus pénibles !).


edit du 03/08/15:


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édit du 26/09/15


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#470415013 bowtech RPM 360: le banc d'essai.

Posté nevermind - 03 June 2014 - 04:31 PM

Le RPM 360 au banc d'essai

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Lors de sa pré-sortie, j'avais fait le déplacement sur Nimes rien que pour pouvoir le découvrir en avant première. J'avais été globalement séduit restant néanmoins sur ma faim tant il est illusoire de vouloir se faire une quelconque idée d'un arc que l'on n'a pu armer qu'à trois reprises à la main et bien sûr sans avoir pu le décocher. Pour la saison de chasse 2014, je cherchais toutefois un speed bow qui remplisse un cahier des charges bien particulier : 60# max (parce que je commence à ravaler et surtout que je ne vois plus l'intérêt de tracter des puissances supérieures), 300fps avec ma flèche de chasse (parce que c'est une trajectoire que je maîtrise bien), stabilité sans concession (parce que j'ai eu un DNA et que je sais justement ce que c'est que d'en manquer) et zéro nock travel (parce que ce n'est pas maintenant que je vais commencer à faire des compromis sur l'essentiel)... cet arc que j'attendais depuis pas mal de temps je crois bien que, tout compte fait, bowtech l'a fait !

finition : c'était sur cet aspect que j'avais le plus d'appréhension. Le modèle de pré-série que j'avais vu à Nimes ne m'avait pas particulièrement ébloui de ce point de vue là. Vu ce que j'avais vu, je doutais même de l'impartialité de certains commentaires glanés de ci de là. Et bien il faut croire que j'avais tort. Certes on pourra toujours regretter la finition « peau de requin » qui a, par exemple, remplacé le black velvet que j'aimais tant sur mon destroyer mais c'est la seule remarque que l'on peut se permettre à ce sujet. Le camo et la finition des branches sont impeccables ; les angles des évidements de la poignée sont parfaitement bien recouverts quoiqu'encore un peu anguleux ; au final l'ensemble s'inscrit résolument dans le niveau de gamme que l'on est en droit d'attendre d'un arc de ce tarif.

Géométrie de la poignée : l'arc propose une nouvelle géométrie de poignée qui permet de garantir un angle de corde très favorable (seulement 3° de moins que sur mon hoyt spyder turbo/34''d'ATA/à la même allonge) en dépit d'un ATA vraiment réduit à son minimum (31''/79cm). Et dans ce domaine, force est de constater qu'à longueur équivalente, tous les arcs sont loin d'être égaux. Grâce à sa poignée center pivot, le RPM propose en effet un reflex beaucoup plus favorable que ne le serait, par exemple, celui du DNA, son principal concurrent. Conséquence immédiate : l'arc est incommensurablement plus stable à l'ancrage en dépit de la taille assez impressionnante de ses cames. A titre de comparaison, le reflex est de 6.1cm sur le RPM là où il est de 8.2cm sur le hoyt spyder turbo (34'' d'ATA, 340IBO), 10.9cm sur le prime impact (ATA 35'', 340IBO) et 5.4cm sur mon OK absolute de cible (ATA 38'', 327IBO)...or comme tout le monde le sait (relire à ce propos, sur ce même forum, l'excellent "post" du Barbare), le reflex joue un rôle capital sur la propension que peut avoir un arc au torque, le RPM, offrant dans ce domaine une performance proche de celle d'un (excellent) arc de cible. Un petit coup d’œil du côté de la taille de la poignées permet de dire le reste : là où celle du spyder turbo fait 77 cm au plus long, celle du RPM fait 71.5, soit seulement 5.5cm de différence alors que les deux arcs ont 8.3cm d'ATA de différence...bref, grâce à sa nouvelle géométrie CPX, bowtech réussit à réduire l'encombrement de son arc sans pour autant sacrifier sa stabilité générale qui vient tutoyer celle d'arcs faisant facilement 2 à 3'' d'ATA en plus !

Le système de cames : de mon point de vue, l'overdrive binary est sans conteste le système le plus abouti du moment. Grâce au système dual cames synchronisées (ce qui en fait, au final, un binary), on dispose d'un contrôle total du nock travel. D'abord vertical, en travaillant sur la synchro qui, sur le RPM, doit être parfaitement neutre pour garantir une sortie de flèche optimale ; ensuite horizontal grâce au contrôle du came lean qui s'ajuste totalement sur chacune des 2 cames naturellement moins sollicitées en raison de la présence de l'écarteur de cable à roulement monté sur tige flexible (flex-guard). Sorti du carton, la synchro et le lean du haut sont parfaits. Le lean du bas en revanche est perfectible. Chaque cable est bien à sa place dans sa timing zone et l'allonge est seulement d'un dixième de pouce supérieure à sa valeur annoncée. L'ATA est sur sa tolérance haute (+3mm). J'ai donc rapidement réglé le lean du bas et refait la synchro, le tout en 10 minutes.

Introduite en 2010 sur le destroyer, l'over drive n'a cessé de s'améliorer depuis. Ainsi, sur cette nouvelle version, on trouve désormais un nouveau module d'allonge qui vient remplacer la version antérieure assez « cheap » (ergots de fixation se rompaient facilement) qui avait prévalue jusque là. Malheureusement, le passage en presse pour le changement d'allonge est toujours nécessaire. L'amplitude se règle de 24 à 30'' par incréments d'1/2''. Entre chaque valeur intermédiaire, le travail sur la longueur de corde permet d'ajuster très finement l'allonge. Si par exemple on fait 29.25'', on peut soit partir de 29'' et dévisser la corde de 5 tours ou partir de 29.5 et la visser d'autant. L'option numéro un est d'ailleurs celle qui donne le cycle le plus agréable. A noter que les vis des modules nécessitent impérativement d'être serrées au frein filet si l'on ne veut pas avoir à les revisser tous les 30 tirs.

Outre sa versatilité, l'overdrive procure également un mur bestial à double draw stops qui pour moi fait aussi partie des références du circuit.

Pour régler l'overdrive, il faut d'abord bien comprendre ce que produit chaque action. Au delà des actions habituellement observées sur un binary (cf la charte de réglage des binary que j'ai postée par ailleurs) rétrécir la longueur des cables conduit à éloigner les cames de la poignée et vice versa. La même opération sur la corde produit par contre l'effet inverse (raccourcir la corde rapproche les cames de la poignée). Une fois que l'on maîtrise ces deux notions, le réglage de l'arc est simple comme bonjour.


Réglage du lean:


Après avoir mis le RF au centershot (partir à 2cm), il faut corriger le nock travel horizontal (latéral) en jouant sur le positionnement des cames qui doivent être parfaitement verticales à l'ancrage. Avant toute chose, il faut donc partir avec la même valeur de "pré-lean", en haut et en bas, lorsque l'arc est au repos.

A cet effet, il faut pré-régler le lean de façon à ce que (pour un droitier), au repos, un fut posé sur le côté gauche des cames, rejoigne la corde, en haut et en bas, exactement au même endroit, en l'occurrence, l'extrémité du tranche fil de came sur le RPM (attention le niveau de pre-lean est completement différent sur "l'expérience" par exemple!). Pour dégrossir le pre-lean, on peut donc partir avec, par exemple, 6 tours dans chaque jambe de droite et 3 dans chaque jambe de gauche (pour un droitier).


Une fois le pré-lean réglé et à défaut de banc d'armement pour le finaliser, on peut alors passer au trou papier ou au vol en fut nu. Pour une déchirure à gauche (ou une encoche à gauche/pointe à droite en vol fut nu) et pour un droitier, il faut visser le côté gauche (en haut et en bas) et dévisser d'autant celui de droite (en haut et en bas) et vice versa pour une déchirure (ou un vol) inverse.

Il faut procéder lentement par ½ tours successifs et surtout, tirer 3 à 4 flèches entre chaque réglage avant toute interprétation définitive du résultat. Attention, 1/2 tour de plus sur une jambe de yoke déjà très torsadée, raccourci le cable nettement plus que le même 1/2 tour sur une jambe qui n'a aucune torsade (ce qui est le cas des jambes de gauche sur un arc de droitier). Ne pas s'étonner donc, en dépit du travail en opposition sur chaque jambe du yoke, si, au final, la longueur totale du cable a très légèrement changé à l'issue du réglage du lean. En général, retenir, compte tenu du ratio de twisting completement différent entre les jambes droites et gauches, qu'1 tour à droite correspond à 1/2 à gauche.


une fois que le lean est réglé on passe au réglage de la synchro.


synchronisation:


Si le draw stop du bas touche (par exemple) son cable en retard par rapport à celui du haut (ou vice versa), 2 solutions s'offrent à l'utilisateur : soit il rallonge le cable du bas (celui qui se connecte sur la came du bas et prend attache sur l'axe de la came du haut), soit il raccourcit celui du haut (ou vice versa). Le choix se fait au regard de l'action qui permet de faire rentrer (ou de maintenir) les cables dans leur timing zone sachant qu'un tour de cable correspond à environ 2 ou 3mm de déplacement du draw stop (tout dépend, en fait, du nombre de torsades déjà appliquées au buss ).

Lorsque les compensations effectuées sur le détalonnage (3mm avec mes vap) ne permettent pas de s'affranchir d'une éventuelle déchirure verticale au trou papier (encoche haute/pointe basse), c'est qu'il y a toujours du nock travel vertical. Dans ce cas (sauf erreur de placement du loop et du repose flèche), c'est que la synchro n'est toujours pas bonne et qu'1 draw stop arrive en butée avant l'autre ; 1 seul petit mm de différence suffit (donc inutile d'escompter pouvoir adoucir la descente dans la vallée en désynchronisant très légèrement les cames ce qui marchait pas trop mal sur le destroyer!). Il convient dans ce cas de résorber le décalage en jouant sur la longueur des synthétiques de façon à obtenir une synchronisation parfaitement neutre. Si, pour y parvenir, la valeur d'un tour de cable s'avère trop importante (ce qui est le cas lorsque le décalage n'est que d'1mm par exemple), on peut soit procéder par 1/2 tour au niveau du cable maitre (mais il ne faut pas trop abuser du traitement car les tranche fils ont horreur de ce genre de sport qui conduit à inverser leur courbure et à les séparer très rapidement), soit, plutôt, jouer sur la longueur des jambes du yoke, en n'oubliant pas, dans ce cas, d'effectuer la même opération sur chacune des deux jambes du yoke. Et bien sûr en procédant par 1/2 tour successif autant que de besoin.

Une fois que le lean est bien réglé, l'arc avale quasiment n'importe quoi ; je sors un trou papier fut nu quasiment parfait aussi bien en spine 300 que 350 ou 400...


A noter qu'il est nécessaire d'avoir un draw board parfaitement bien aligné pour travailler sur le lean d'un arc aussi court. Si ce n'est pas le cas et compte tenu des approximations qui en résultent, le lean se dégrossit seulement avec cet outil et se finalise au vol en fut nu à 20 mètres. Moi j'utilise en plus des niveaux à bulle hamskea (l'un sur la poignée l'autre sur la came) qui permettent, peu ou prou, d'obtenir le même résultat.

Au final, avec un peu d'application, à 25 mètres on obtient facilement un groupement parfait en lame/pointe field/fut nu.

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Vitesse : sur mon pro chrono (qui est loin d'être un foudre de guerre), j'obtiens, pour 60.8#@29.5'' et 13gr sur la corde, 301gr à 340fps ; 410gr à 297fps (ça c'est ma flèche de chasse) et 485gr à 275fps. Soit, en correspondance IBO, 360fps sur les 2 poids les plus élevés et 358 pour la flèche la plus légère (données SFA - tout autre calculateur en ligne racontant vraiment n'importe quoi). Or jusqu'à présent, que ce soit sur le destroyer ou l'insanity, j'avais toujours vu le rendement de l'overdrive diminuer sensiblement sur les ratio intermédiaires... ce qui n'est manifestement plus le cas avec le RPM. Pour en revenir à la vitesse, avec mon prime impact (340 IBO), corde nue très finement optimisé, mesuré à 60.4#@29.5'', j'obtiens en parallèle et pour les mêmes flèches 317 (-23fps!) - 277 (-20fps) et 256 fps (-19)...quelles que soient les imperfections de mon chrono, il ne peut pas, en tout cas, mentir sur la différence ; aussi force est de constater qu'on est en moyenne, avec le RPM, 20fps au dessus de l'impact ! Or l'un est censé être à 340 et l'autre à 360 IBO...CQFD !

Cycle : honnêtement on a du mal à concevoir comment un arc aussi rapide peut apparaître comme aussi aisé à armer. Il ne faut toutefois pas se méprendre, l'arc reste un authentique « speed bow » comme l'atteste la courbe ci-dessous (tracée ce matin). C'est sans nul doute, actuellement, ce que l'on peut faire de plus « doux » pour un tel niveau de vitesse mais ça n'en fait pas non plus un édredon bien douillet, attention à ne pas s'y méprendre ! Le cycle monte très rapidement en puissance sur les 4 premiers pouces aussi faut-il y consacrer pas mal d'énergie qu'il faut ensuite rapidement canaliser (entre 21 et 24'' pour 29.5'' d'allonge) pour aborder la vallée en souplesse. Il faut donc apprendre à jouer très finement sur la dynamique musculaire pour doser l'effort au bon moment et ne pas plonger trop brutalement dans la vallée. Un vallée suffisamment large pour assurer une zone tampon suffisamment confortable pour qu'on puisse s'y relâcher un peu sans risquer de se faire immédiatement rappeler à l'ordre (bref l'inverse du DNA, même en mode soft!)...et ça, pour un arc de chasse, ce n'est pas négligeable !


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synthétiques : c'est en regardant les synthétiques du RPM que l'on mesure le bond prodigieux qu'on fait les fabricants dans ce domaine au cours de 5 dernières années. Pour gagner en vitesse, le diamètre de corde a été réduit à son minimum pour limiter la friction dans les gorges des cames ; de ce fait mes encoches au format ''F'' flottent un poil sur le tranche fil central que j'ai dû étoffer (un simple brin de fibre enroulé sur le point d'encochage). Après recherches, il apparaît que la fibre utilisée est en trophy, un 452x avec un additif en gore tex qui rend la fibre un peu plus silencieuse. Le nombre de brins réduit ( 20 ) révèle ce souci de ne plus rien vouloir désormais négliger pour aller chercher le moindre pied seconde disponible. Côté finition, je mettrais un 8/10 ; il y a toujours les mêmes coquilles dans les tranche fils de boucles (incidence exclusivement cosmétique) mais les raccord sont propres et corrects. J'ai dû refaire le tranchefil à la base du yoke du bas après qu'il ait eu rapidement cédé sous la pression mais bon, comme ça m'est déjà arrivé une fois à moi aussi je serai tolérant. Les cames, toujours aussi agressives, provoquent toujours la même séparation du tranche fil sur la portion qui, au repos, se retrouve face à la timing zone (à l'ancrage c'est celle qui subit la torsion la plus importante). Côté stabilité, chapeau, 10/10...je n'aurais pas fait mieux ; la visette s'est stabilisée sitôt posée et les réglages ne bougent plus une fois consolidés. Vitesse enfin, là aussi, 10/10. Il est toujours aussi difficile de gratter une corde de chez bowtech ; j'ai quand même réussi à gagner un bon pied seconde avec ma propre corde en 8125G et 3fps avec ma 22b en "x" de BCY (et ça s'est un petit exploit !).

neutralité au tir : de ce côté-ci, il faut bien dire que bowtech a aussi mis le paquet pour un résultat absolument bluffant ; je me souviens, sur mon destroyer, avoir dû monter un certain nombre d'accessoires pour faire disparaître les vibrations résiduelles ; ainsi j'avais mis un bout de tube dans celui du string stopper ainsi que des dampers (amortisseurs de vibration) un peu partout sur les branches, le stop-corde et le bras de l'écarteur de cable....tous ces gadgets avaient rendu l'arc particulièrement neutre et, avec une bonne corde en astroflight, il était également devenu très silencieux. Désormais, les flagships de bowtech sont fournis d'origine avec la plupart de ces accessoires qui remplissent parfaitement bien leur rôle. Équipé de son seul repose flèche, le RPM s'illustre instantanément par une décoche d'une excellente neutralité que j'ai pu comparer en direct avec celle des deux autres arcs que j'avais juste à côté ; la différence s'est avérée saisissante ; et je pense même qu'elle aurait été caricaturale si j'avais également pu avoir mon DNA juste à côté...la monture d'origine permet également d'obtenir une excellente signature sonore qui s'est même très sensiblement démarquée en comparaison de celle du prime impact... A noter que le réglage du lean est aussi très important dans ce domaine : comme ses prédécesseurs, l'arc aura tendance à être beaucoup plus instable à l'ancrage et bruyant à la décoche si le réglage du lean reste imparfait. Dès lors qu'il est optimal, l'arc se transcende et devient d'une neutralité remarquable avec une stabilité d'ancrage très sensiblement supérieure.

Autres détails et innovations :

le grip : ce grip semble avoir fait couler pas mal d'encre sur les forums US. De mon point de vue ce n'est pas justifié. Sur mon insanity cpxl l'une des plaquettes s'était rapidement fissurée et il avait fallu la changer car à l'armement elle me faisait le même bruit que les fameux « criquets » du « jour le plus long ». Là au moins je suis sûr que ce ne sera pas le cas. Une poignée enveloppante évite également de se geler les mains en hiver et ça, quand on y est, ça n'a pas de prix. Si grosse soit-elle (et ce n'est pas le cas), la poignée l'est encore bien moins que celle de mon prime impact à laquelle, il faut bien le dire, il m'avait fallu un peu de temps pour m'accoutumer. De plus il s'apparente, au moins dans sa géométrie de pente, très fortement aux grips de chez "torqueless" que j'ai toujours utilisés auparavant... Bref en ce qui me concerne, ce grip me convient et, personnellement, je n'en changerai pas.

nouveaux pockets : même si l'utilisateur de base n'en percevra pas immédiatement les effets, la prouesse technique est bien là (carbone injecté dans la partie métallique et bridge (pont) en carbone). L’encastrement de l'insert en carbone dans la poignée permettent également d'accompagner l'évolution du pocket pendant son déplacement lorsque les branches sont dévissées. Au final, le pocket se retrouve consolidé dans sa position par un dispositif aux tolérances d'ajustage plus étroites qui permettront de renforcer sa rigidité. Bowtech innove une fois de plus et dans la période actuelle, ça devient quand même suffisamment rare pour devoir le souligner. En attendant, il faut 9 tours complets de manivelle pour presser le RPM ce qui en fait, comme ses prédécesseurs, un arc assez long à comprimer.

conclusion:


Avec son nouveau flagship (étendard/vaisseau amiral), bowtech marque de nouveau un grand coup et ré-hausse une fois de plus le curseur.

J'ai vénéré mon destroyer 350 qui est le compound de chasse que j'ai gardé le plus longtemps (3 saisons). J'ai plus particulièrement affectionné son successeur, l'insanity cpxl mais je le trouvais quand même un peu trop mou du genou pour pouvoir l'utiliser à la chasse en 60# ce qui m'a conduit à le revendre rapidement (et à le regretter aussitôt !).

Le RPM s'affirme comme une nouvelle étape franchie par bowtech qui a su capitaliser sur son savoir-faire (système d'arme overdrive binary - poignée CPX - flxguard) pour proposer une came avec un rendement sensiblement plus élevé (notamment sur les poids de flèches intermédiaires) ainsi qu'une toute nouvelle géométrie de poignée permettant de substantiellement réduire le reflex sur un ATA aussi court.

De cet arc, outre son rendement, je retiens plus particulièrement sa remarquable neutralité au tir, son silence très satisfaisant et son impressionnante stabilité à l'ancrage.


Bowtech a également apporté un grand soin aux « détails » tels que l'amortissement des vibrations, la qualité des synthétiques ou le niveau de finition (dommage cependant que le traitement de surface soit si rugueux).


En dépit de sa vitesse remarquable, en 60#, le RPM ne requiert pas non plus de conditions athlétiques particulières pour pouvoir être utilisé par le commun des chasseurs.


A contrario, c'est un arc qui, du fait de son rendement, nécessite tout de même un minimum d'expérience toxophile et qui sera considéré par beaucoup comme un aboutissement. Dans ces conditions on peut d'ailleurs se demander comment bowtech réussira à faire mieux en 2015...peut être avec un jour une finition cérakote sur le même arc en 34" d'ATA ? c'est en tout cas mon souhait le plus ardent.




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Si ce banc d'essai vous a plu ou s'il vous apparaît comme utile...dites le aussi en cliquant sur "j'aime"...ça coutera toujours moins que d'aller l'acheter dans un magazine et ça encourage aussi le rédacteur !




#470416698 glossaire des compounds

Posté nevermind - 21 June 2014 - 06:01 PM

Quelques mises à jour ci-dessus: center shot, lean...

Pour observation, commentaire, discussion … lien

bien vouloir ne rien écrire à la suite de ce post....si vous les appréciez, il suffit de cliquer sur "j'aime", pour moi, ça sera bien suffisant!

merci.


#470469571 Bowtech BTX-31 : le banc d'essai

Posté nevermind - 25 March 2016 - 11:27 PM



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Références internet: http://www.bowtechar...s_products&i=74
Type de cames: overdrive binary & powershift & mircosync dial
ATA: 31'' (78,74cm dans la réalité 79,3).
Band: 6,25" (15,9cm).
vitesse : 350fps (107 m/s) IBO.
Puissance: 50 - 80# (22,7 – 36,3 kg) par incréments de 10#.
allonge : de 27" – 31'' (68,6 – 78,7cm) par module rotatif incorporé.
Letoff : 80%
Poids : 4,2 lbs (1,9 kg – 2,1kg en réel).
Tarif annoncé: env 1200 euros.


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Cette année le flagship (vaisseau amiral) de bowtech en a surpris plus d'un (dont moi le premier qui espérait enfin un 33'' d'ATA), puisqu'il reprend peu ou prou un segment de gamme que l'on pensait solidement occupé par le RPM 360 (qui lui aussi est un speed bow de 31'' d'ATA également équipé des principaux avantages des plateformes « ICT » - poignée center pivot extrême, cames overdrive, flexgard et carbon core limbs) mais avec des améliorations technologiques sensibles (powershift, microsync dial, nouvelle plate-forme stabilité) et une amélioration du cycle qui vont bien au-delà de la simple opération cosmétique.


L'arc est désormais décliné en deux versions différentes avec une taille de came et des modules adaptés aux différentes longueurs d'allonge, permettant ainsi de compenser la perte de rendement inhérente à l'emploi de modules rotatifs universels (qui ont tendance à privilégier la modularité au détriment de la performance). Cette nouvelle orientation de bowtech en faveur des petites allonges (déjà présente l'année dernière avec le Eva shockey) augure d'une tendance qui, espérons-le, perdurera et permettra peut-être aussi un jour d'avoir des tailles de came ou de modules optimisés pour des plages d'allonge de deux pouces max.


Testé, ici, pour le site archasse.com grâce au prêt désormais habituellement assuré par SSA archery (importateur exclusif Bowtech Europe – qu'ils en soient mille fois remerciés), voici donc pour votre plus grand plaisir et en guise de « madeleine pascale », la revue exclusive du bowtech BTX-31 présenté ici dans sa livrée « kryptek Highlander ». Comme de coutume, j'aborderai successivement les différents critères d'appréciation de façon à ce qu'ils soient facilement accessibles lors d'une recherche ciblée.



critères d'appréciation



Poignée et géométrie: C'est une poignée complètement redessinée que nous livre cette année bowtech sur son BTX. L'architecture et les renforts ont été remodelés de façon à en renforcer la résistance à la torsion ainsi que la stabilité générale. Bowtech ne s'est donc pas contenté de reprendre la poignée du RPM mais a complètement revue sa copie pour améliorer encore ses performances. Il en va ainsi du grip qui avait fait grogner de nombreux utilisateurs sur le RMP le jugeant trop large. On repasse désormais sur un grip très fin, orné de plaquettes en bois, renouant avec l'excellent grip des insanity (normal et cpxl) ou de l'expérience.


Parallèlement et en dépit d'un ATA de 31'', la poignée n'a que 5,8 cm de reflex là où le RPM n'en comptait déjà que 6,1cm. A titre de comparaison, le reflex est de 8.2 cm sur un hoyt spyder turbo (34'' d'ATA), de 10.9 cm sur un prime impact (ATA 35''), de 5.4 cm sur le OK Abs 38'' (arc de cible) et de 4,2 cm sur le Boss (ATA 36'').


De la même façon, l'angle de corde mesuré à 29,25'' fait 70°, alors qu'il est à peine plus élevé (74°) sur un mathews switchback de 33'' d'ATA (désolé je n'ai que ça en soute pour comparer) ; grosso modo on reste donc sur le référentiel auquel Bowtech nous a, désormais, habitué depuis l'apparition de sa technologie CPX, laquelle permet d'économiser 2'' d'ATA par rapport aux géométries conventionnelles équipées de branches parallèles, tout en permettant de supprimer une bonne part du reflex, annulant ou diminuant d'autant la propension au torque induit par ce paramètre déterminant en conditions de tir dégradées (qui sont le propre du tir de chasse).


Longueur de cames incluse, l'encombrement total reste toutefois substantiel (96cm) malgré l'ATA réduit. Côté usinage de la poignée, on est toutefois sur de nouveaux critères avec un redécoupage assurant une meilleure stabilité théorique ainsi qu'un excellent travail de profilage des angles transformés en arrondis parfaits ; la poignée est aussi équipée de nombreux perçages dont deux à hauteurs différentes pour les instruments de visée permettant un placement optimal pour les grandes allonges qui n'auront plus à se « recroqueviller le cou » pour chercher/trouver leur ligne de mire (ouf!) ; on trouve également à chaque extrémité, un évidement permettant de monter n'importe quel type d'accessoire (par exemple, en bas, une stab surbaissée genre « dual riser mount » de chez dead center archery) et également un filetage, de part et d'autre, dans lequel se trouvent, d'origine, les fameux amortisseurs « revolver » ; enfin on trouve 3 évidements sous le grip qui permettent, là encore, d'y fixer ce que l'on veut et, en l'occurrence, une dragonne pour ceux qui ne voudraient pas utiliser leur insert frontal.


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Pocket et géométrie branches :


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Le pocket a été élargi de 7mm pour élargir d'autant l'assise horizontale des branches et renforcer d'autant leur stabilité sensiblement plus éprouvée sur les arcs d'ATA aussi courts. Il en résulte une plate-forme globalement plus stable qui, de ce fait, a aussi nécessité l'utilisation d'axes plus longs pour les cames. La largeur des branches, elle, par contre, n'a pas changé restant conforme aux standards de la gamme 2015 et le "centershot" est toujours à 2 -2.1cm de la partie la plus creuse de la fenêtre de tir. L'une des conséquences pour le moins inattendue qui en résulte est que l'on peut désormais accéder à la vis « cachée » du module d'allonge pour pouvoir éventuellement la resserrer sans avoir à en passer par la presse. Pour y parvenir, il suffit simplement de raccourcir la partie coudée d'une clef hexagonale et le tour est joué.



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D'une façon plus générale, l'organisation générale de la géométrie des branches est assez exceptionnelle et mérite de s'y arrêter quelques instants même s'il s'agit d'une constante sur toutes les plate-formes Bowtech ICT. En effet, même si elle donne des sueurs froides lors des opérations de maintenance en atelier, elle propose en contrepartie des avantages sur lesquels on insiste généralement assez peu : d'abord la relative facilité avec laquelle on peut enlever ou rajouter de la puissance sans avoir à s'épuiser (on sait tous combien il peut être éprouvant, parfois, de serrer au maximum les branches de certains compounds) ; de la même façon, j'ai enlevé 10 tours aux branches (soit environ 9#) pour voir un peu ce qui se passerait : résultat seulement 2mm de différence sur le band et 1/8'' sur l'allonge ; enfin de cette géométrie des branches, il faut également relever l'absence total de handshock qui contribue au confort incontestable de cet arc ; bref des prouesses qui méritent d'être soulignées même si on les retrouve sur toute la gamme ICT de chez bowtech!


Microsync dial :



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Contrairement à ce que certains pensent déjà, la nouvelle fonction « microsync dial » est loin d'être un gadget ; c'est même une réelle avancée pour l'overdrive dont la synchronisation se règle au mm près. Il faudra néanmoins pouvoir accéder à un banc d'armement pour pouvoir en retirer les bénéfices les plus élargis.


Facilement accessible (il suffit de dévisser une simple vis de maintien qu'il ne faudra pas oublier d'enduire de frein filet à l'issue), le disque permet,en fait, de combler une désynchro maximale d'environ 6mm à l'aide de ses 10 crans rotatifs. Le principe de fonctionnement est assez simple : en augmentant (par rotation) la zone de contact entre le disque et le buss cable (qui passe à proximité), on en raccourcit d'autant la longueur ce qui permet de diminuer d'autant le cycle de rotation de la came. L'histoire ne dit pas encore comment les tranche-fils apprécieront, à la longue, ce contact supplémentaire en cas d’exagération du contact (comme on peut le voir ici sur le cran numéro « 10 »), aussi à titre personnel, l'envisagerai-je plutôt comme une opportunité permettant de travailler sur 1 à 2mm de décalage en synchronisation (bref tout ce qui est inférieur à la valeur du tour sur l'un des câbles maître).


Pour utiliser le « microsync dial », il faut bien évidemment travailler sur la came qui arrive la première en butée de façon à retarder cette échéance et jusqu'à obtenir la synchronisation souhaitée. En évitant un passage en presse pour ce type d'ajustage, Bowtech met surtout fin au casse tête du traitement des désynchro inférieures à 2mm. Dans ce cas, il fallait soit modifier d'1/2 tour la longueur de l'un des 2 buss câbles (manipulation qui entraînait la séparation inéluctable du tranche fil au point d'inversion de la courbure du cable), soit travailler très finement sur les jambes du yoke et dans ce cas là plus particulièrement sur celui du bas qui a un effet nettement moins déterminant sur le came lean (à la différence de celui du haut)....Donc au final une vraie bonne idée, que les utilisateurs éclairés (ainsi que tous ceux qui n'ont pas de presse) vont rapidement apprécier à sa juste valeur.


Le système de cames : Je ne reviendrai pas sur les réglages et avantages de l'overdrive que j'ai déjà largement commentés lors de précédentes revues ; c'est de loin l'un des tous meilleurs systèmes en terme de contrôle du nock travel, donc inutile de revenir sur cette évidence et sur ses modalités que j'ai déjà décrites moult fois par ailleurs ; pour tout ceux qui ont besoin d'indications approfondies, j'ai (moi tout seul avec mes petits doigts) également produit une vidéo ( https://www.youtube....h?v=jRlYt206vZA) pour SSA archery à laquelle on peut se référer pour les opérations de réglages qui restent les mêmes pour tous les overdrives (le point clef du réglage c'est de retenir que raccourcir les câbles éloigne les cames de la poignée alors que raccourcir la corde produit l'effet inverse (et vice versa) ; une fois que l'on sait cela, régler l'overdrive devient un jeu d'enfant).


A noter l’apparition, sur le BTX, d'une nouvelle timing zone qui compte désormais 4 dots au lieu de deux ; présence également d'un tout nouveau powershift qui, lui-même, porte un tout nouveau module d'allonge doté d'un nombre substantiel de butées d'arrêt (8) ; l'ensemble apparaît de ce fait comme beaucoup plus robuste et précis ce qui ne sera pas pour nous déplaire.


A noter, également, la présence de deux modules d'allonge permettant pour l'un de couvrir les allonges allant de 27'' à 30'' ( surnommé « BTX-30 ») et pour l'autre celles allant de 29,5'' à 31'' (surnommé « BTX-31 »). Les allonges de 29,5'' et 30'' auront donc le choix entre ces deux modules différents lesquels, croyez-moi, changent drastiquement le cycle.


L'arc est également fourni avec deux paires de draw stops, permettant de passer d'un letoff de 80% à 65% selon le mode de rendement sélectionné et/ou le module utilisé. Accessoirement, ces draw stops «élargis » permettent aussi de régler l'allonge au ¼'' ce qui est particulièrement bienvenu. Tout ceci conjugué aux 3 modes de force du powershift donne désormais des possibilités phénoménales de customisation du cycle dont on reparlera plus en détail par la suite.


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En ce qui concerne le changement d'allonge, il est, désormais (et compte tenu de la facilité d'accès au powershift), tout à fait envisageable pour tous ceux qui ne disposeraient pas d'une presse (et là où cela semble encore nécessaire pour les quelques longueurs d'allonges concernées). Pour ce faire, il suffit tout simplement de détacher (retirer) le powershift (3 vis à retirer) et de modifier, ensuite, la position du module d'allonge qui vient se greffer dessus. Certes ça semble un peu plus contraignant que l'opération en presse mais, au final, avec le moment économisé en presse, il est même possible que cela prenne moins de temps ou en tout cas pas beaucoup plus (opération qui se joue de toute façon en moins de dix minutes pour régler les deux côtés et sans la moindre difficulté technique). Donc plus d'excuse de ce point de vue là, on peut considérer que le problème est définitivement résolu (en tout cas sur cette nouvelle largeur de branches). Bowtech a d'ailleurs rationalisé les têtes de ses vis qui désormais sont toutes au même diamètre (7/64) ce qui n'était pas le cas auparavant. Bref, en ce qui concerne le réglage d'allonge, fermez le banc et circulez, y a plus rien à voir !


Attention, enfin, au nouveau carénage des cames qui change la façon usuelle de contrôler le lean ; pour avoir la bonne indication, le plus simple consiste désormais à poser le fut nu sur la partie basse de la came pour pouvoir en contrôler la rectitude. Vous pourrez toujours y parvenir en utilisant la partie haute mais le résultat sera beaucoup plus aléatoire selon votre niveau d'application. Un lean, d'ailleurs, qui était presque optimal sur le réglage d'origine. Il m'a fallu simplement retirer un tour complet sur la jambe droite du yoke du haut pour régler le problème tout en corrigeant, du même coup, les 2mm de décalage que j'avais sur la synchro....et roule ma poule !


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Finition : Le nouveau traitement de surface apparu chez bowtech en 2014/2015 semble désormais avoir atteint sa maturité ; la version 2016 est encore plus douce et agréable au touché, c'est flagrant lorsqu'on la compare avec un arc de 2015 ; côté durabilité, si j'en juge de l'état de mon Boss qui a goûté pendant une année aux joies d'un entraînement très régulier, de la canicule en Béarn, de l'humidité galopante en Camargues et de la moyenne montagne en Aveyron, c'est un traitement de qualité qui est fait pour assurer une excellente durabilité dans le temps dès lors que l'on en prend un minimum de soins ainsi que la peine de mettre une noix de graisse sur la visserie (après une centaine de sorties de chasse et déjà deux sets de synthétiques, l'arc est encore comme neuf même si je suis, il est vrai, plutôt du genre précautionneux) ; sur cette version camo kryptek, les raccords de camouflage sont invisibles produisant un ensemble parfaitement homogène et du plus bel effet. Quant au traitement de surface des cames, il est toujours aussi net même si on aspirerait désormais à un revêtement plus profond et plus protecteur (c'est bien connu, plus on en a et plus on en veux!). A noter, enfin, la disponibilité des deux nouveaux camouflages, kryptek « highlander » et « typhon » qui sont vraiment des plus réussis (cf photo de présentation) et qui changent agréablement des « mossy oak/realtree » que l'on voit un peu partout depuis plus de dix ans !


Cycles :


Dans ce premier comparatif, j'ai tracé les DFC (draw force curve) en mode performance à 29,25'' d'allonge en comparant le résultat obtenu selon le module utilisé (BTX-31 vs BTX-30) :


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Ce graphe se passe de commentaire : en mode performance, l'arc est sensiblement plus souple à armer à 29,25'' avec le module BTX-31 (courbe bleue) qu'il ne l'est avec le module BTX-30 (courbe rouge). A l'ancrage, le cycle rouge devient beaucoup plus sensible avec sa vallée amoindrie et son letoff de 65% (avec les draw stops élargis), alors qu'il se maîtrise sans difficulté sur le cycle bleu qui donne un letoff de 68%. La facture de la souplesse, c'est par contre 4fps (279fps contre 275fps pour 531gr) en faveur du cycle rouge (module BTX-30).


Dans ce deuxième comparatif, j'ai tracé les DFC obtenues aux 3 différentes positions de réglage du powershift avec l'arc réglé à 29,25'' d'allonge (la mienne) et équipé de son module « BTX-31'' » (donc le plus souple à mon allonge) ainsi que de ses draw stops « élargis ».


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Autant n'ai je pas eu à recourir à l'usage du powershift sur mon Boss (qui est resté exclusivement en mode performance à 70#), autant vais-je, par contre, regarder d'un autre œil cette possibilité sur le BTX-31 qui, grâce au powershift, se transforme en trois arcs complètement différents et tout autant séduisants (c'en est même bluffant!).


En mode « confort », dans cette configuration, le BTX est d'une souplesse réellement déconcertante pour un arc qui compte « encore » ses 337 IBO, offrant une vallée monstrueuse et un letoff de 83% lorsqu'il est équipé des draw stops élargis. Personnellement ce genre de cycle « mollasson » ne constitue pas vraiment ma tasse de thé mais donne tout de même un arc infiniment plus souple que mon Boss pour un rendement un poil supérieur à celui que j'obtiens avec celui-ci en mode performance (le boss à toutefois un band de 7'', donc par nature 10fps de moins). Je trouve que ça calme méchamment !


En mode classique, dans cette configuration, le BTX est vraiment encore d'une souplesse d'emploi réellement surprenante. Comme en mode confort, il perd quasiment 2# de puissance au pic et propose encore une vallée très profonde pour un letoff de 80% (draw stops élargis). C'est honnêtement le mode qui m'a le plus séduit et qui à mon avis séduira le plus grand nombre car le BTX reste dans cette configuration un véritable plaisir à tirer avec une vitesse IBO qui fait « encore » 343 fps.


En mode performance, on passe quand même aux choses sérieuses. Le cycle devient viril mais reste encore largement jouable pour un sportif en bonne condition physique. Avec le module BTX-30, il m'a fallu une journée complète pour me refaire une mémoire musculaire suffisante pour pouvoir l'utiliser avec aisance en 70# mais maintenant ça déroule comme à la récré (surtout avec le BTX-31!). Quel qu'il soit, le cycle est, de mémoire, nettement moins éprouvant que celui du RPM, notamment le rappel de came qui se gère sans difficulté lorsqu'on en vient à se « reposer » un peu trop dans la vallée. Une vallée d'ailleurs largement suffisante dès lors que l'on reste suffisamment dynamique sur ses appuis (rien à voir par exemple avec un DNA).


Au final, ce powershift, sur le BTX c'est incontestablement une très grande réussite ; comme je le disais ci dessus, autant ne me suis-je jamais posé de question pour le Boss, autant là je m'en pose de sévères et risque fort bien de verser du côté obscur en me rabattant sur le mode classique...sans doute la fin d'un monde et le début d'une carcasse qui commence à ravaler !



Vitesse : avec mon pro chrono (qui est toujours loin d'être un foudre de guerre), en mode performance, module BTX-30 et cablerie d'origine (20 brins de trophy) avec 10gr sur la corde (visette + loop) et pour 69.3@29", l'arc produit 282fps pour 500gr, 329fps pour 363gr et 333fps pour 350gr...soit un très gros 350 IBO (de 350 à 354 fps IBO selon OT2! et le poids de flèche).

Avec mes propres synthétiques (22 brins « d'X » sur la corde, 24 aux câbles), en mode performance, module BTX-31 (donc le souple), avec 12gr sur la corde pour 70,25#@29,25'', l'arc produit 335fps@350gr et 275fps@531gr (ma flèche de chasse)...bref, quel que soit le poids de flèche et le module, en mode performance, l'arc tape sur un vrai 350fps IBO ce qui n'était pas le cas du D350 à cette allonge et selon le poids de flèche...l'arc perd 7fps quand on le rétrograde en mode classique (position 2) puis de nouveau 6fps quand on le passe en mode confort (position « 3 »).

C'est donc, de ce point de vue là, un parfait sans faute d'autant plus que le band et l'allonge sont parfaitement conformes aux valeurs annoncées dès la sortie du carton (band très précisément à 6,25'' et allonges donnant très précisément 29'' et 29,5'' en position « 1 / performance » aux distances où je les ai contrôlées).



Synthétiques : ils sont incontestablement de bonne facture avec un travail propre et soigné notamment sur les boucles et raccords de boucles ; avant de toucher à quoi que ce soit (je parle des réglages) et fort de mon expérience antérieure, j'ai d'abord tiré une cinquantaine de coups sans chercher à comprendre et ensuite seulement j'ai fait mes réglages qui n'ont plus bougés sur les 150 coups que j'ai tirés dans la continuité. La visette s'est alors stabilisée immédiatement. Mais comme je voulais comparer un certain nombre de paramètres avec mon Boss (en l'occurrence ceux qui viennent juste après) déjà équipé d'une parure custom, j'ai donc fait la même pour le BTX de façon à pouvoir jouer à armes égales. Et puis de toute façon, je ne suis pas sur le même portage que Bowtech à propos des synthé, faisant de la priorité stabilité un paramètre primant largement sur la priorité vitesse...et vu ce que j'obtiens, j'en déduis que l'un et l'autre ne sont pas incompatibles.



Neutralité au tir et silence : arc complètement nu et dans sa monture d'origine, en 70#@29,25'' en mode performance, j'ai trouvé le BTX plutôt sec en main au ratio 5gpp ; dans ces mêmes conditions la signature sonore m'a semblé également assez marquée. Au ratio de 7,5gpp, les choses s'arrangent sensiblement et ne perdure alors plus qu'une très furtive vibration résiduelle sans doute héritée du flexgard. Monté en « X », avec une courte stab de 300g, la signature sonore s'estompe sensiblement pour en faire un arc très doux et très silencieux quel que soit le ratio gpp, y compris en mode performance et au taquet. L'arc reste quand même un peu plus sonore que le Boss (qui est sans doute l'arc le plus silencieux qu'il m'ait été donné de tirer) et infiniment moins que ce sacré « bon vieux » switchback qui traine au fond du garage. Sans stab, on ressent tout de même une légère vibration résiduelle qui empêche de dire que l'arc est complètement neutre en main.



Équilibre et gestion du tir : nu, l'arc est parfaitement bien équilibré, ne penchant ni dans un sens ni dans l'autre ; jusqu'à 30 mètres le tir se gère sans difficulté et tel quel ; les draw stops élargis donnent un mur absolument remarquable et bien plus solide que leur version standard ; au delà de 30 mètres, qui plus est s'il y a du vent, l'utilisation d'une stab s'impose (et pas un amortisseur à vibration) ; j'ai trouvé, en ce qui me concerne, un excellent compromis « chasse » avec une petite stab centrale de 7''/300g ; une fois que l'on a rabaissé le centre de gravité, le résultat en précision devient alors assez bluffant pour un arc aussi court et qui dans ma main aurait tendance à envoyer le tir un poil à gauche passé 30 mètres (ce qui mériterait une autre petite stab latérale à grande distance). Pour ma première vraie grande séance d’entraînement, à 37 mètres, en mode classique à 68#@29,25'', module BTX-31 et draw stop élargi, l'arc me sort quand même 30 flèches consécutives dans un H+L de 7+5,5...j'avoue avoir eu un peu de mal à y croire et m'être frotté les yeux un moment en me disant que tout compte fait il devait s'agir d'un très grand jour !!!!!!!!!!!



Conclusion:


En toute honnêteté ce BTX-31 m'a scotché. J'avais, il est vrai, un à priori assez réservé sur cet arc étant, moi-même un fervent adepte des ATA surdimensionnés et ayant été parfaitement comblé par le Boss y compris à la chasse (un poil lourd quand même le panzer!). Avec le BTX, Bowtech me ferait presque mentir tant cet arc a de la ressource y compris en précision et pour une allonge considéré comme sensible sur un arc de si faible ATA.


Côté organisation de la poignée et au delà de son tout nouveau design apportant un incontestable regain en stabilité, j'aime plus particulièrement, la hauteur de perçage des instruments de visée qui, enfin, me donne une visée confortable sans avoir à baisser la tête pour parvenir à trouver la ligne de mire ; un détail qui change vraiment la vie et qui réconcilie avec les petits ATA !


Côté innovations techniques, il faut souligner un véritable feu d'artifice : entre le powershift redessiné, le nouveau micro dial, les deux modules d'allonge et les nouveaux draw stops, ce sont autant d'opportunités qui s'offrent à l'utilisateur pour lui permettre de se créer un arc réellement à son image en l'adaptant à ses besoins, son style de tir, son mode de chasse, son allonge et sa musculature...peu de monde peut en dire autant! A retenir également, la possibilité du changement d'allonge sans presse en démontant simplement les powershifts (attention à ne pas oublier le frein filet au remontage!) pour les allonges qui le requièrent.


Une mention toute particulière, aussi, sur la qualité du rendement qui permet, en mode performance, d'obtenir un véritable 350fps IBO quel que soit le poids de flèche et ceci sans négliger les autres avantages de l'overdrive qui, rappelons-le, permet un contrôle total du nock travel et absorbe l'impact des approximations de spine dynamique.


Enfin, une dernière remarque à propos de la qualité du camouflage kryptek qui rehausse l'esthétisme de cet arc et en fait, en plus, un très bel outil de sport.


Pour finir, enfin, un grand merci à SSA sans quoi rien de ceci ne serait possible. Savoir dire merci c'est important y compris au profit du rédacteur qui vient d'y passer 4 jours consécutifs (même s'il y a pire comme corvée, faut reconnaître!).


Joyeuses Pâques à tous.........




#470505784 Comparatif hoyt Carbon Defiant Turbo / bowtech Realm X

Posté nevermind - 24 February 2018 - 04:42 PM

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A l'occasion du renouvellement annuel de ma panoplie, j'ai décidé en 2018 de jouer la carte des 33" d'ATA à l'occasion de la sortie, tant attendue, d'un nouveau bowtech dans cette taille (ça devait bien faire 10 ans que j''attendais ce moment). J'ai donc choisi de m'équiper d'un Realm X, réglé à 64#@29" pour ce test, en remplacement de mon reign 7 (un arc excellent à tous points de vue) pour la chasse au gros gibier et de quelque chose de plus léger (en poids et en puissance) me permettant pour autant de tirer loin en cas de besoin sur du petit gibier. J'ai donc profité de l'habituelle décote des arcs de chez Hoyt (grace à laquelle vos arcs ne valent plus rien deux ans plus tard), pour m'équiper d'un carbon défiant turbo (réglé en 58#@29" pour ce test) en vue de gagner un peu de poids sans pour autant perdre en confort de tir (cf. Le choix des 33" d'ATA). Depuis quelques années en effet, je me cantonne dans des V0 aux alentours des 270fps qui me permettent d'avoir une trajectoire encore suffisamment tendue pour conserver un poids de flèche honorable au regard de la solidité et de l'effet que j'en attends. Après avoir acquis ces 2 arcs de même longueur d'ATA (à peu de chose près), l'idée s'est donc imposée tout naturellement de vouloir les comparer pour voir comment ces derniers pouvaient tenir la comparaison. Alors c'est parti pour un bref comparatif :

Mensurations :
  • ATA réel : RX/84,3cm contre CDT/83,6cm
  • longueur poignée : CDT/72cm contre 69/RX,
  • poids final (avec exactement les mêmes accessoires hors stab) : CDT/2,4kg contre 2,63/RX,
  • encombrement total : CDT/96cm contre RX/98 cm,
  • largeurs des branches: RX/7cm contre CDT/ 5,5cm.
ccls : avec sa poignée plus longue, un poids et un encombrement plus réduit, le CDT remporte le match des mensurations à l'exception de la largeur des branches qui, elle, penche résolument en faveur du RX (avec tout ce que ça risque d'impliquer derrière...)!

Angle de corde (arcs réglés sur le module 29") :
  • RX = environ 77°
  • CDT = environ 74°
Avantage ici pour le RX avec ses 3° suplémentaires ; 3° de plus (ou de moins) ça peut sembler anodin mais pas tant que ça en fait. Par exemple, l'angle de corde de mon fanatic 3.0 SD (37,75" d'ATA) fait env 84° à 29", soit grosso modo un gain de 2° par pouce d'ATA pour ces deux arcs ayant le même reflexe ; ce qui permet aussi de comprendre que l'on n'augmente pas l'angle de corde d'un simple coup de baguette magique. Hoyt faisant la promotion depuis maintenant 3 ans sur l'avantage apporté dans ce domaine par ses branches hyperflex qui permettent de garder la tete droite lors du tir, je constate moi de mon côté que la technologie CPX de bowtech, en dépit d'une poignée ici plus courte d'un gros pouce, continue de faire des miracles, aidée aussi, il faut le reconnaitre par le diamètre plus favorable de ses cames et l'angle du pocket. En ce qui le concerne, l'angle de corde ultra favorable du RX permet de conserver, à mon allonge, un alignement facile entre l’œil et la visette y compris lors des tirs à très longue distance (80m et plus). Pour le CDT, il en va de même, l'angle de corde étant bien assez suffisant pour avoir un bon alignement entre l'oeil et la visette à ces mêmes distances, la différence se sentant principalement au niveau du port de tête (visette à 9,9 cm du centre du fut sur le RX contre 9,6 sur le CDT).

Reflex :
  • RX = environ 2,1cm (!)
  • CDT = environ 7,6 cm
Avantage là encore très marqué pour le RX (-5,5cm de reflex) qui n'a quasiment pas de reflex ; quand on sait quelle est l'influence de ce paramètre sur la stabilité à l'ancrage, on présume de suite de ce qui risque de se passer ensuite en cible! Pour mémoire, le reflex du BTX (31" ATA) lors de mes précédentes mesures était d'env 5,8 cm ; d'env 6,1cm pour le RPM (ATA 31") ; d'env 8.2 cm sur le hoyt spyder turbo (ATA 34'') ; d'env 10.9 cm sur le prime impact (ATA 35'') ; d'env 5.4 cm sur le OK Abs (ATA 38'') ; d'env 4,2 cm sur le Boss (ATA 36'') et d'env 2,2cm sur le fanatic SD 3.0 (ATA 37,75"). Avec ses 2,1cm de réflexe, la poignée du realm X propose tout simplement l'une des meilleures géométries de chasse jamais produite !

Finition/look :
  • La finition est incontestablement excellente sur les deux ; on trouve toutefois des traces d'usinage sur les cames des deux avec un léger mieux sur le RX ; la finition rugueuse sur le CDT est, à mon gout, assez désagréable au toucher et surtout peu hydrofuge et difficile à nettoyer.
  • Le look du CDT, tout en tubulure est assez particulier ; quand ces poignées sont sorties je trouvais ça horrible et maintenant je trouve ça superbe, comme quoi, il ne faut désespérer de rien ; en revanche le RX manque de grâce au regard de ses glorieux prédécesseurs comme le RPM ou du BTX aux courbures particulièrement sensuelles ; là ça ressemble plus à un panzer à l'égal de ce que produit maintenant la concurrence.
Modularité poignée :
  • Carbone oblige, elle est quasi nulle sur le CDT nécessitant, qui plus est, des inserts propriétaires pour le carquois d'arc (ça c'est une brimade purement gratuite). La rançon de la gloire forcément, puisque sur le carbone il faut rajouter des inserts métalliques pour la moindre fixation.
  • Grace à cette nouvelle poignée bowtech, elle est totale sur le RX avec une multitude de perçages additionnels (j'en ai compté 10 de plus que sur le CDT, permettant de monter tous types d'accessoires, à tous niveaux ou de changer la hauteur du viseur comme c'est le cas maintenant depuis 3 ans sur les poignées CPX). Cette nouvelle poignée a subi une cure aux hormones pour s'aligner avec la concurrence et devenir quelque chose de plus massif et de plus large qui semble indestructible. Par contre ça devient compliqué pour trouver une surface parfaitement plane sur laquelle on peut fixer les niveaux hamskea ce qui jusqu'à présent me permettaient de régler les 2ème et 3ème axes du viseur directement sur l'arc et ce à quoi je ne suis finalement pas parvenu sur le RX!
Cycle

courbes comparatives lissées :

Sans titre.png
  • Pour le RX : le cycle est réellement fabuleux en mode confort (mais jusqu'à -8fps selon les allonges / env 80% de letoff) et sensiblement plus exigeant en mode performance (env 70% de letoff). Comme pour ses prédécesseurs, celui-ci s'exploitera pleinement en réglant l'arc sur le versant court de l'allonge afin de ne pas être pénalisé par la gestion de l'arrivée dans la vallée (brutale et courte). Petite question subsidiaire pour ceux qui suivent, que vaut-il mieux : profiter du mode confort en augmentant la puissance d'une paire de livre et en réglant l'allonge sur le versant long (donc 1/2" en +) ou se mettre en mode performance avec 2# et 1/2" d'allonge en moins pour obtenir au final la même vitesse ! À chacun de voir ce qui lui convient le mieux ! Je ne me suis toutefois pas astreint à tracer la DFC du mode confort, mais pour ceux que ça intéresse on la trouve sur internet ici : http://www.archeryta...d.php?t=5328595
  • Pour le CDT : en faisant abstraction de la différence des 5# qui séparent chacun de ces deux arcs, le cycle apparait, sans contest, plus agréable que celui du RX en mode performance. Au delà des 5fps gagnés grace au band de 6" (contre 6,5" sur le RX), on s'aperçoit sur la DFC comparative, que le CDT tient la charge 2" de moins sur le plateau, après une montée en puissance quasiment aussi rapide pour chacun des deux arcs (sur environ 5,5"). Ce faisant la plongée dans la vallée est bien plus douce sur le CDT (à partir de 22" sur le CDT contre 24" sur le RX) pour, in fine, une vallée assez similaire (celle du CDT est toutefois plus favorable) et un letoff comparable (70,5%) par le plus grand des hasards.
Vitesse :
  • Voilà les vitesses que j'ai obtenues dans mon garage avec mon kit indoor ; elles sont à prendre avec précaution car il y fait très sombre ce qui influence toujours négativement le résultat (en général perte de 1 à 2 fps) d'un chrono qui a déjà tendance à prendre dans la moyenne basse (à titre d'exemple, actuellement entre 20 et 80 mètres, avec le CDT j'utilise la réglette modélisée par SFAX pour 429gr/284fps alors que mon radar donne 276fps à ce poids et pour le RX j'utilise celle modélisée pour 485gr/275fps alors que le radar donne 270fps à ce poids ; le diamètre des flèches utilisées n'étant absolument pas le même, il y a certes un impact plus marqué sur la trajectoire des tubes au diamètre standard tiré avec le CDT mais ça laisse encore une marge d'au moins 3 à 4fps de plus par rapport à la vitesse obtenue au radar). Ces résultats restent toutefois assez cohérents avec les vitesses modélisées par SFAX que j'ai mises dans le tableau ci-dessous à titre de comparaison (10gr sur chacune des deux cordes).
  • Tableau des vitesses enregistrées
Sans titre.png
  • On s'aperçoit que les deux arcs sont très performants dans les poids légers et qu'ils perdent plus (CDT) ou moins (RX) de rendement dans les poids intermédiaires ; la configuration du RX avec ses branches dévissées de 8 tours (branches vissées à fond = 72# ) ne le pénalise pas tant qu'on aurait pu le craindre au regard du CDT dont les branches, elles, sont vissées à fond.
  • Au final, je trouve que le RX s'en tire particulièrement bien à côté du CDT qui profite lui pleinement de son 1/4 d'allonge supplémentaire, d'une came à 2" de réglage d'allonge et de l'amplitude maximale du flex de ses branches serrées à fond (sans parler de son 1/2" de band en moins).
Sonorité : à ma grande surprise, avantage sans équivoque pour le RX (bien moins bruyant que le CDT lorsqu'il est tiré au même ratio GPP) mais lui-même, quand même, plus sonore que mon reign 7 (qui était toutefois équipé de synthétiques custom en "x" ce qui bien souvent assourdit la signature sonore). J'ai demandé aux autres archers du club s'ils entendaient la même chose que le tireur et ils ont été unanimes, donc fermez le banc !

Propension au torque : là encore avantage sans équivoque pour le RX ; pour l'instant sorti de mon fanatic c'est même ce que j'ai vu de mieux chez bowtech (ce qui n'est vraiment pas peu dire) ; à contrario, sur le CDT, à l'issue du cycle d'armement, il faut souvent légèrement recaler la poignée dans l'alignement avant de prendre la visée. C'est un détail important pour le tir de chasse qui, par nature, est un tir rapide et à l'occasion duquel chaque seconde compte (ça fait des années que je me tue à le dire mais bon manifestement c'est pas encore clair pour tout le monde)!

Qualité du mur : en ce qui concerne les butées de cable, je les ai remplacées sur chacun des deux arcs, par des draw stops bomar qui ont largement amélioré la qualité de l'appui sur le mur de chacun des deux ; pour ceux qui aiment, en plus de ses 2 butées d'allonge sur cable, le CDT propose une butée de branche aditive à monter, le cas échéant, sur la came du haut ; c'est très efficace (moi j'en rafole) et ça permet de gérer finement le letoff ou l'allonge selon le besoin; mais attention il faudra la démonter avant chaque passage en presse, donc ne pas se hater pour la monter d'autant plus qu'elle devient assez superflux avec les drawstops bomar. Avant de monter ces derniers, je vous conseille aussi de régler d'abord votre synchro avec les butées d'origine puis seulement ensuite de les remplacer par les bomar. Pensez également à coller un caoutchouc ou de la feutrine sur leur face ce qui permettra d'assourdir leur arrivée en butée, sinon détronchage garanti!

Stabilité à l'ancrage : une fois de plus, avantage sans équivoque du RX du fait de son équilibre global, de l'absence totale de propension au torque et de son reflex quasi nul ; le CDT qui est pourtant loin d'être ridicule, se classe un cran au dessous alors que ses performances en cible restent excellentes voire bien supérieures, d'ailleurs, à celles de tas d'autres concurrents. Sur les tirs à très longue distance, c'est flagrant : avec la même petite stab de chasse, sur l'un j'ai mon pin qui a la dance de saint guy alors que sur l'autre il ne bouge pas d'un pet ! Sans stab, sur 60 flèches, ma dispersion moyenne à 60 mètres est deux fois plus importante avec le CDT qu'avec le RX et ceci sans mettre en cause la qualité des tubes car la différence s'estompe une fois les deux arcs stabilisés.

neutralité au tir :
  • On remarque instantanément l'absence totale de vibration pour le CDT à l'issue du tir; à 7,3gpp la décoche est encore toutefois assez seche et plutôt désagréable sans stab, avec une propension de la poignée à vouloir pivoter en main vers la gauche. Ma petite stab de chasse regle bien ce pb mais je trouve dommage d'avoir ainsi à perdre le bénéfice du gain de poids qui en l'occurrence faisait partie intégrante de mon cahier des charges initial.
  • En ce qui le concerne, le RX manque lui aussi de neutralité (arc nu vibrations résiduelles post décoche et encore un poil sec en main une fois équipé) ce qui le rend moins confortable que ne l'était mon reign 7 avec sa parure custom ; pour la première fois d'ailleurs je vais garder l'amortisseur de vibrations qui change vraiment la donne (sur les autres modèles c'était inutile arc tout équipé) ; j'en veux un peu à bowtech qui, me semble-t-il, a gardé la même poignée pour ses realm et realm x, changeant simplement l'angle du pocket ; au final, les branches du RX sont moins parallèles que celles du realm, ce qui, sur un arc moderne, se traduit par la propulsion des branches vers l'avant plutôt que le haut avec un ressenti plus marqué en main.
au final, au même ratio gpp et sans stab, le RX se révèle quand même sensiblement plus agréable à la décoche que ne l'est le CDT vraiment trop sec en main à mon gout. Avec ma petite stab de chasse, la différence s'estompe complétement et tout ceci devient alors très marginal.

Grip :
  • Le nouveau grip bowtech est au top (pente, largeur) mais son évidemment intérieure, inutile à mon gôut (si ce n'est pour gagner quelques grammes), le rend bien moins agréable en prise pleine main (c'est à dire avant le tir) que sur la génération précédente ; en plus, il est glacial en plein hiver.
  • La plaquette en bois enveloppante sur le CDT (et le carbone de la poignée) se montre bien plus agréable l'hiver mais donnent un grip plus large avec un placement de main bien moins précis.
  • Au final, je ne donne pas d'avantage particulier, l'appréciation du grip restant souvent un critère assez suggestif mais je préfère quand même celui du RX en dépit de sa touche glaciale hivernale. Les deux grips conduisent à un excellent placement du bras d'arc qui permet d'éviter tout contact sur l'avant bras y compris avec un vêtement relativement lâche (il faut pas trop exagérer quand même). A ma main (mais pas que), le reign 7 était plus critique de ce côté là en dépit, pourtant, de son band plus élevé.
Équilibre au repos :
  • Au repos, dans sa configuration "chasse" le CDT penche vers l'avant alors que le RX penche vers l'arrière dans la même configuration. Il faudra que je me paye un jour un "bow balancer" pour analyser tout ça de façon plus cartésienne mais ce qui est sûr c'est que ces deux arcs n'ont absolument pas le même équilibre.
  • Au final, là encore je ne donne pas d'avantage tant cette notion est subjective, même si les arcs "top heavy" ont la réputation d'être bien moins agréable à l'usage. Ce qui est sûr c'est que pour le RX, comme pour le reign 7 d'ailleurs, une simple petite stab de chasse suffit pour assurer un équilibre d'une très grande stabilité pour les tirs à très longue distance. Pour le CDT, c'est insuffisant ; il faut quelque chose de plus élaboré et donc plus encombrant pour avoir le même équilibre final avec, à l'issue, une masse totale au minimum comparable (et donc la perte du gain en poids apporté par le carbone).
Branches et pocket :
  • Bowtech passant sur une nouvelle gamme de branches monolitiques on a, pour l'instant, aucune perspective sur leur longévité à la différence des branches hoyt réputées pour leur solidité. Ce paramètre ayant pu être le tendon d'achille de certains bowtech 2015 et 2016 (fort heureusement corrigé en 2017), on verra bien ce qu'il en adviendra par la suite. Au final outre leur élargissement, on y gagne un traitement camo des branches, de nouvelles butées d'extrémité (fixées tout au bout des branches ce qui semble moins sécure que les précédentes même si elles sont beaucoup plus larges) et une largeur en très forte augmentation (avec accessoirement votre habituelle pince de branches qui ne leur conviendra plus)! Les branches du CDT sont celles qu'hoyt utilise maintenant depuis 4 ou 5 ans et elles sont plutôt solides même si leur traitement de surface n'est pas parfait sur mon CDT.
  • Les pockets sont magnifiques sur chacun des deux arcs. Bowtech renoue avec le profil du RPM (liaison entre les deux points de contact des branches), produisant une nouvelle version qualifiée de "dual lock" se traduisant par un poket massif et assez impressionnant ; celui du hoyt est bien plus léger mais les branches, évidées en leur centre, s'encastrent dans un ergot central qui contribue à leur éviter tout débattement latéral. Au final, les deux semblent particulièrement efficaces, chacun des deux arcs permettant d'obtenir une précision impressionnante à 80 mètres.
Tunabilité :
  • Elle est totale sur le RX mais nécessite, comme pour tous les overdrives, de bonnes connaissances techniques sur les opérations à conduire ; les réglages d'usine sont excellents mais pas parfaits, la came du bas étant réglée trop rentrante (c'était la même chose sur mon reign 7 d'ailleurs). Le réglage de l'allonge, obligatoirement en presse, est toujours aussi peu pratique (compter au moins 15 bonnes minutes, sans oublier le frein filet) et les marquages sont vraiment trop petits pour une vue déclinante. Le déplacement du module d'allonge change relativement peu la synchro et l'arc est un peu moins rude à comprimer (en presse) que ses prédécesseurs plus courts. En dépit de leur largeur surdimensionnée, les nouvelles butées de branches passent encore dans les doigts de la EZ mais il s'en est fallu d'un cheveux!
  • Elle est partielle sur le CDT puisqu'on ne peut régler que le yoke du haut (ce qui rend le process plus simple en contrepartie). Les réglages d'usine étaient excellents pour le lean mais catastrophiques pour la synchro (cf ci-dessous). En bon 33", dans cette puissance, l'arc ne produit quasiment pas de came lean sur la came du bas dont on ne peut toutefois pas régler l'inclinaison (mais bon tant que c'est pas nécessaire...à surveiller dans les puissances inférieures toutefois). Le réglage de l'allonge est très facile (5 minutes sans presse) mais sa modification entraine des désynchronisations substantielles (voire monstrueuses sur les 2" de réglage accessible) qui nécessitent obligatoirement un passage en presse après toute modification ; au final ça rend l'opération au moins aussi longue que lors du changement d'allonge sur le RX (et en plus il faut un adaptateur de presse) donc match nul, in fine, de ce point de vue là.
Au final pour moi, avantage pour le RX dont la tunabilité est supérieure avec en plus maintenant un axe de came qui est une véritable pièce d'orfevrerie suite à l'élargissement des branches (sur le BTX et le reign s'était déjà pas mal !)...Mais je comprends qu'on puisse ne pas être du même avis (certains préférant manifestement les solutions dont rien ne se règle en partant du principe que tant qu'il n'y a rien à régler ce n'est pas nécessaire, mais c'est un autre débat !).

Stabilité des synthétiques :
  • pour l'instant, après environ 500 flèches chacun, y compris par grand froid (en l'occurrence 100 flèches par arc à -3° sous un début de neige lors d'une séance hivernale) rien à redire pour les 2 ; mais attention le fait que ces arcs fassent 33" d'ATA se traduit par une charge moins importante sur les cables (et en plus le CDT est en 58#) et donc moins de sollicitations ; d'expérience pour tout ce qui est plus court ou plus puissant, mieux vaut changer la cablerie, surtout chez bowtech dont l'overdrive sollicite énormément les yokes qui jouent un rôle crucial dans le contrôle du nock travel horizontal. On trouve d'excellents facteurs en France qui vous proposeront des fibres autrement plus séduisantes que le 452x (excellent au demeurant) et j'ai moi-même un faible plus particulier pour la maison BOA cordage qui s'obstine à faire des synthétiques d'une qualité absolument déraisonnable pour un tarif toujours aussi bas.
Conclusion : avec ses 2 ans de technologie supplémentaire et un solide héritage, le RX s'impose largement en terme de stabilité à l'ancrage, de sonorité, de tunabilité et de tirabilité (plus stable au tir, plus confortable avant stabilisation, nettement plus tolérant au tir) ; le CDT a toutefois un cycle bien plus agréable pour un tel niveau de vitesse. Bien sûr le mode confort du RX est plus sympa mais dans ce cas on parlerait d'un arc de 338fps IBO qui n'aurait plus rien à voir avec les 350 du CDT. Pour devenir réellement agréable au tir, le CDT doit impérativement recevoir une vraie stab de chasse ce qui alors lui fait perdre l'avantage de son gain de poids mais permet d'améliorer substantiellement son équilibre, sa stabilité et son confort, permettant alors d'obtenir d'excellents résultats y compris sur des tirs très lointains. Le seul bémol que j'apporte au RX c'est le recul de la neutralité au tir qui était exceptionnelle sur le reign 7 et qui l'est moins avec cette nouvelle géométrie de poignée. En théorie, on ne devrait pas en souffrir sur le realm dont les branches sont bien plus parallelles. Au final, les deux sont de très bons arcs à acheter les yeux fermés même si ma préférence va très largement vers le RX, tropisme bowtech oblige (mais pas que!). Le test aurait surement été plus intéressant si j'avais comparé celui-ci avec le nouveau carbon RX-1 de chez hoyt, mais ce dernier ne fait que 32" d'ATA dans sa version 350fps ce qui aurait rendu le comparatif nettement moins intéressant. Au final, si vous cherchez un arc pour chasser "vite et léger" et tirer de temps à autre jusqu'à 50 mètres pour y engager un ou deux "rongeurs aquatiques" égarés sur la berge, le carbon defiant turbo sera surement une très bonne option. A contrario, si vous cherchez un arc pour un emploi complétement universel, avec lequel vous vous sentirez aussi bien à la chasse qu'au stand de tir, y compris en discipline FITA (60# max) et à toutes distances, alors le realm X fera parfaitement l'affaire tout en vous offrant la compacité et la polyvalence que l'on ne trouve pas sur les arcs de cible...à vous donc de voir quel genre d'utilisateur vous êtes davantage !

A noter que je n'ai pas évalué la précision de l'allonge car j'ai oublié de le faire en sortant les arcs du carton et comme j'ai pas mal bidouillé la corde du RX (et aussi celle du CDT d'ailleurs!) pour mettre la visette à la bonne hauteur (j'ai dû mettre au moins 6 tours, voire plus), après c'était trop tard...mais compte tenu du fait que tous les deux dépassent actuellement les 29 (avec presque 1/2" en plus pour le CDT) pour un module réglé à cette longueur, bien prendre en compte que les deux tapent au dessus de ce qui est annoncé et manifestement, l'un "un peu" plus que l'autre !

il faut une semaine pour dresser un comparatif de cet ordre, entre le tuning, les relevés de mesure, les séances au stand (6 en l'occurrence), les comparaisons bord à bord, la rédaction de l'article et tout le toutim...un petit merci, ça ne mange pas de pain !


#470482554 Tombola Archasse 2016

Posté palou - 01 December 2016 - 08:56 PM

lot 23comme caméléoliv, j'ai un petit Korbo de l'atelier du corbeau au fond d'un tiroir qui ne me sert pas avec so netui tour de coup. Il sera surement plus soliccité cher son prochain acquéreur.
Image IPB

lot24: gant neuf primos
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#470482470 Tombola Archasse 2016

Posté caméléoliv - 30 November 2016 - 07:45 PM

Lot n° 21:



Un petit Damas, lot remporté lors de ma première tombola par le donateur Circus, j'y tiens mais malheureusement j'en ai quelques autres donc il ne me sert pas beaucoup :(/>

Je l'offre contre bons soins et longues sorties à la ceinture.

Image(s) jointe(s)

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#470415797 glossaire des compounds

Posté nevermind - 11 June 2014 - 12:26 PM

inclinaison des cames = cam lean
  • Du fait de leur organisation générale, les compounds conduisent les cames à plus ou moins s'incliner durant leur cycle de rotation. Cette inclinaison résulte de la contrainte exercée par l'écarteur de cable qui les conduit, in fine, à s'incliner selon une orientation SO/NE ou SE/NO. L'écarteur de cable n'étant pas à l'équidistance des cames mais plutôt dans les 2/5 supérieurs de la longueur de la poignée, c'est donc principalement la came du haut (qu'elle soit ronde ou excentrique) qui pâtit le plus du phénomène. La came du bas en est, elle, plus facilement préservée selon la géométrie de l'arc.
  • Le lean a pour conséquence directe d'engendrer du nock travel horizontal (et parfois dans des proportions monstrueuses). Lorsque le nock travel ne peut être supprimé, le spine dynamique du projectile devient alors beaucoup plus sensible. Il faut alors l'ajuster très finement un peu comme on le ferait sur un arc tradi (même si le niveau de contrainte y est toutefois plus important pour des tas de raisons qui ne seront pas développées ici).
  • Au trou papier ou en fut nu, l'existence de lean se matérialise par la présence de décalages latéraux d'encoche (vol obliques) impossibles à résorber en jouant sur la position du repose flèche ou le spine dynamique. Typiquement, chez un droitier, une came inclinée SO/NE à l'ancrage, produira un vol de fut nu comparable dont l'encoche aura exactement la même orientation en cible (pointe à droite encoche à gauche). Au trou papier, cette situation se traduira par une déchirure gauche. Chez ce même droitier, l'orientation inverse du lean (SE/NO) conduira un fut nu à se planter encoche à droite et pointe à gauche (déchirure droite au trou papier).
  • Le lean est plus particulièrement préjudiciable quand il apparaît à l'ancrage. Idéalement dans cette position, les cames doivent être parfaitement droites et perpendiculaires au sol. Le fait qu'une came parte droite à la décoche et s'incline au fur et à mesure que la corde se rapproche de la poignée est infiniment moins préjudiciable que l'hypothèse inverse. C'est à ce titre que l'on acceptera d'avoir un peu de lean au repos pour éviter d'en avoir à l'ancrage. Dans ce cas on parle de pré lean, c'est à dire de l'inclinaison des cames lorsque l'arc est au repos.
  • Pour contrôler le lean des cames, il suffit de plaquer (pour un droitier), un fût contre la partie gauche de la came et de regarder comment il évolue. A l'ancrage, il doit être parfaitement parallèle à la corde. A contrario, au repos, il va rentrer en contact avec la corde à un moment ou à un autre (parfois au niveau du point d'encochage, parfois bien avant tout dépend de la taille de l'arc). Une fois que le lean de l'arc est réglé à l'ancrage (cames droites), il est utile d'en mesurer la valeur au repos (pré-lean) de façon à pouvoir en contrôler l’éventuelle évolution dans le temps (surtout lorsqu'on n'a pas de banc d'armement à demeure). La mesure du pré-lean se prend, tout simplement, arc au repos en mesurant la distance qui va de la sortie de came au point d'intersection entre la corde et le fut posé sur le côté gauche de la came.
  • Le lean va également rencontrer des terrains plus ou moins favorables qui vont lui permettre de se développer avec plus ou moins d'ampleur: la stabilité des branches, la taille ou la forme des cames, la résistance des matériaux, leur tolérance, leur usure sont autant de facteurs qui vont, structurellement, permettre de l'augmenter ou de le diminuer. Plus l'arc est grand, plus les cames s'éloignent de l'écarteur et moins elles en subissent la contrainte. A ce titre, le lean obtenu sur un arc de 40" d'ATA est infiniment moindre que celui que l'on obtient sur arc de 31".
  • Pour lutter contre le lean les fabricants développent différents types de stratégie. Ainsi l'arc sera équipé d'un (tous les solo et les hybrids) ou 2 yokes (overdrive binary, AVS Mathews) qui permettront de le corriger avec plus ou moins de bonheur en jouant sur le pré-lean. Les arcs les plus tolérants sont les compounds équipés de twins cams et poignée shot through (tir au travers). Sur ces arcs (expl DST d'OK archery), il n'y a ni écarteur de cables ni lean à l'ancrage ou au repos. Quelques téméraires les utilisent à la chasse mais le processus d'encochage manque trop de fluidité pour les destiner à un véritable usage cynégétique. En dehors de ces cas particuliers, le lean se corrige en jouant sur la longueur des jambes des yokes.
  • Correction du lean en travaillant sur le yoke: raccourcir la jambe de droite d'un yoke (ou rallonger celle de gauche) conduit à incliner vers la droite l'axe qui porte la came. Raccourcir la jambe de gauche d'un yoke conduit à incliner vers la gauche l'axe de la came. Quand l'axe de came s'incline dans une direction ou dans l'autre, la came suit le mouvement. On comprend donc très aisément qu'il faille visser la jambe de gauche (ou dévisser celle de droite) du yoke lorsque la came est inclinée SO/NE et vice versa.
  • En l'absence de yoke: on peut tenter de déplacer la came sur son axe en utilisant des rondelles d'épaisseur différente; ce faisant on déplace l'axe d’alignement de la came par rapport à la corde ce qui peut conduire au résultat escompté. Si on ne peut pas y parvenir, alors il faut accepter cette situation et travailler sur l'optimisation du spine dynamique du projectile au même titre qu'on le ferait sur n'importe quel arc tradi. Un arc qui a du lean à l'ancrage n'est pas un drame. Il est simplement moins tolérant aux approximations de spine dynamique et erreur de tir ou de saisies.



#470482127 Tombola Archasse 2016

Posté Ragondin - 26 November 2016 - 06:33 PM

Lot n°1 : Une réalisation personnalisée en cuir (carquois, brassard, étui de couteau) à définir avec le récipiendaire...


#470412549 glossaire des compounds

Posté nevermind - 10 May 2014 - 02:00 PM

je vais essayer de faire un glossaire que j'abonderai au fur et à mesure de ma disponibilité.Je veux le faire sur un post unique de façon à ce qu'à la fin on puisse en trouver tous les éléments au même endroit.Ça prendra le temps qu'il faudra ce qui nécessitera un peu (beaucoup) de patience (il faut par exemple me laisser le temps d'écrire, de me relire et de corriger le texte qui peut avoir des coquilles surtout quand les gamins m’empêchent de réfléchir!).
Ce n'est pas un post interactif dans le sens où je ne souhaite pas que chacun puisse venir y rajouter sa propre définition ou vision des choses. Non pas par esprit de défiance mais tout simplement pour éviter que l'on se retrouve avec 40 interprétations différentes (voire contradictoires) du même élément.
Les sources sont issues d'un peu partout, notamment les photos que j'ai récupérées sur internet pour la plupart ; il ne s'agit toutefois pas d'une simple compilation mais d'un véritable travail d'analyse au regard de ma propre expérience ce qui explique pourquoi il y a certains aspects à propos desquels j'ai un avis très personnel. Comme c'est moi qui fait le boulot, on voudra bien m'en accorder le privilège...

Bon alors c'est parti:


Allonge (draw length) :

Au compound il faut distinguer deux types d'allonge ; celle qui est propre à l'arc et celle du tireur. La configuration optimale consiste à faire correspondre celle de l'arc à celle du tireur.
  • L'allonge de l'arc se mesure à l'armé ; la mesure part du creux de l'encoche jusqu'à la projection du point pivot (point le plus creux de la poignée) sur la poignée. A cette distance il faut rajouter 1.75'' pour rentrer dans le référentiel AMO qui est utilisé par les constructeurs.


Force est de constater, lorsqu'on se livre à cet exercice, qu'un certain nombre de constructeurs appréhendent la mesure de l'allonge avec une certaine dose d'optimisme, n'hésitant pas, pour certains d'entre eux, à produire des arcs dont l'allonge est supérieure d'1/2'' à la valeur qu'ils annoncent.


C'est que les enjeux sont considérables. A la norme IBO, un pouce d'allonge peut rapporter jusqu'à 10fps supplémentaires, selon le rendement de l'arc, de ses cames et du ratio gpp tiré (grains per pound = grains par livre; en l'occurrence 70#@30" & 5gpp). On peut donc très facilement doper de 5fps la performance IBO d'un compound en trichant un peu sur la mesure de son allonge réelle. Une tentation facile quand on sait quelle est l'importance qu'accordent les chasseurs à la vitesse de leur arc. D'autant plus facile que très difficile à contredire tant les différences peuvent être importantes d'une marque de chronographe à l'autre. Cette règle des 10fps par pouce d'allonge supplémentaire doit donc être considérée comme une règle moyenne. Certaines cames à module d'allonge complètement réglable ont, par exemple, des rendements moindres sur les allonges inférieures ou intermédiaires, ce qui fait qu'il est assez rare de voir un arc, à module d'allonge réglable, conserver la correspondance de sa vitesse IBO sur toutes les longueurs d'allonges qu'il propose.


Ces distorsions qui pourraient prêter à sourire (en effet, sur un arc à 330 ou 340 IBO, 3 ou 4fps en + ou en -, c'est pas forcément la mort du petit cheval), s'avère nettement moins drôle lorsque l'on achète un arc dont la came correspond à une longueur d'allonge unique. Dans ce cas, les exagérations du constructeur peuvent s'avérer réellement incapacitante pour l’utilisateur aussi convient-il de s'entendre préalablement sur l'éventualité de cet aspect avec son revendeur dans l’hypothèse où l'on s'y retrouverait confronté à la réception d'un arc acheté par VPC.


Face à toutes ces difficultés, certains constructeurs, comme hoyt par exemple, s'adaptent en proposant des cames de tailles différentes adaptées à des plages d'allonge évoluant par ½'' sur un total de 2'' grâce à l'utilisation de modules d'allonge différents. D'autres (bowtech, pse), préfèrent fournir des plages d'allonge pouvant aller de 26 (voire 24) à 30'' (voire même de 27 à 31) selon les arcs. Mathews, en plus d'arcs à modules d'allonge interchangeables (en général des binary), propose aussi des arcs à taille d'allonge unique (en général des solo) mais avec possibilité de changer l'allonge d'1/2'' en changeant la corde de plot de fixation ; c'est également le cas chez NBA. D'autres enfin (comme prime par exemple), proposent des cames à allonge unique, censées garantir un rendement optimal pour chaque longueur d'allonge proposée.


D'une façon générale, on considère que l'on peut rattraper +/- ¼'' d'allonge en jouant sur la longueur de la corde. Sur les solocames (dont la corde est beaucoup plus longue), on peut même aller au delà même si cette opération se fait forcément au détriment du ratio d'enroulement de la corde. Pour gagner de l'allonge, il suffit tout simplement de dé-torsader la corde (ce qui bien évidemment aura des conséquences secondaires comme l'augmentation de l'ATA et de la puissance de l'arc ou la diminution du band). Pour l'opération inverse (perdre un peu d'allonge), il suffit de faire l'inverse (enrouler davantage la corde) ce qui produira également les conséquences secondaires inverses. On ne peut pas toutefois dé-torsader indéfiniment sa corde, la visette ayant besoin d'un nombre minimum de torsades pour pouvoir être placée et stabilisée à la bonne hauteur. Quelle que soit l'opération effectuée sur la corde, l'allonge variera de la longueur qui aura été modifiée sur la corde, 4 tours complets pouvant permettre d'évoluer de 6 à 8mm selon le ratio de torsade initial.

  • L'allonge organique du tireur est celle qui détermine celle dont il doit disposer sur l'arc. D'une manière usuelle, les chasseurs se placent assez régulièrement en sur-allonge, soit par ignorance soit par « appât du gain » (plus d'allonge c'est plus de vitesse donc plus de pénétration et moins de parabole). Tirer en sur-allonge, provoque néanmoins une multitude de complications : décalage latéraux en lame, manque d'endurance, de confort au tir, de régularité en précision, difficulté récurrentes à maintenir la tension requise contre le mur (creeping) entraînant soit des désarmements intempestifs soit de substantiels écarts verticaux au tir. Bref, que des emmerdes même si un tireur appliqué pourra parvenir à s'affranchir ponctuellement d'un certain nombre de ces inconvénients. A noter qu'une allonge trop importante se traduira, chez un droitier, par l'impossibilité chronique de faire disparaître la déchirure latérale gauche obtenue au trou papier ; en cas de sous-allonge, ce sera juste l'inverse. L'allonge peut également varier en fonction du type de décocheur (index ou poignée) utilisé. Mais dans ce cas c'est plus vers la longueur du loop ou de la tige du décocheur qu'il faudra chercher des solutions plutôt que sur l'allonge de l'arc proprement dite (ce qui conduirait à agir sur la conséquence plutôt que sur la cause). Selon la largeur du visage, le positionnement idéal de la main à l'ancrage nécessitera des agencements qui restent liés à la morphologie des uns ou des autres. De la même façon, l'allonge variera sensiblement (¼'') selon la hauteur à laquelle se trouvera le point d'ancrage, chacun tireur devant trouver celle qui lui convient le mieux. Mais dès lors que le loop (hauteur des berger hole) et la visette (hauteur de l'oeil, tête droite, jamais inclinée) sont correctement positionnés, il ne reste plus trop de combinaison possibles qui conduiraient à faire varier la hauteur du point d'ancrage et donc, de ce fait, l'allonge requise.
ATA = axe to axe = entraxe

Distance qui sépare le centre des deux axes (goupilles) qui permettent de fixer les poulies sur les branches.
  • L'ATA est une donnée fondamentale qui permet de mesurer l'inclinaison des branches laquelle rend compte d'un certain nombre de paramètres tout aussi importants. En général, on trouve sa distance indiquée sur le sticker collé sur les branches. On le trouve également, pour chaque modèle, sur le site des constructeurs.
  • L'ATA se mesure dans le respect d'une tolérance de +/-3mm, ce qui veut dire que l'on peut estimer être dans la norme constructeur tant que l'on est à + ou - 3mm de la mesure recommandée. Pour le mesurer, plutôt que de s'enquiquiner à essayer de mesurer la distance séparant le centre de chaque goupille, il suffit de mesurer la distance allant de l'extrémité extérieure de l'une à l'extrémité intérieure de l'autre, ça revient au même. Compte tenu du fait que les cames peuvent avoir du lean, dès lors qu'il y a un yoke, l'ATA mesuré à gauche n'est pas forcément le même que celui mesuré à droite. On peut très bien avoir 3mm de différence entre les deux côtés comme c'est généralement le cas sur l'overdrive.
  • D'une façon générale, pour diminuer l'ATA, il faut raccourcir les cables. Quand l'ATA diminue, la puissance de l'arc augmente.Visser la corde diminue également très légèrement l'ATA ainsi que le fait de dévisser les branches. Bien évidemment toutes les opérations inverses produisent le résultat inverse. Sur un solocame, le fait de fixer la corde sur le plot d'allonge inférieur diminuera également l'ATA.
Suivre l'évolution de la longueur de l'ATA permet de mesurer l'élongation des synthétiques à condition d'avoir noté la mesure initiale à l'issue de la phase de réglage de l'arc. La mesure constructeur correspond toujours à la mesure obtenue avec les branches vissées à fond.

Le contrôle de l'ATA est donc un excellent moyen de contrôler la conformité du réglage d'un compound notamment lorsqu'on le conjugue au contrôle du band.

Band: brace height

Sur un compound (comme sur un arc tradi d'ailleurs), le band c'est la distance qui sépare la corde du point pivot (c'est à dire le point le plus creux de la poignée). On le mesure en lecture directe avec une équerre d'archerie. C'est une donnée très intéressante qui permet de contrôler la conformité des réglages d'un arc aux recommandations du constructeur. Mais c'est surtout la cause et la conséquence d'un certain nombre de phénomènes qui méritent une très grande attention.

Le band est donc avant tout un élément de mesure:
  • qui contribue à trouver la longueur de l'allonge: puisqu'il va permettre de trouver la distance à partir de laquelle on doit mesurer l'allonge de l'arc. Pour y parvenir, il faut d'abord mesurer très exactement la distance qui va du point pivot à la corde (donc le band). Puis dans un deuxième temps reporter cette même distance mais désormais dans le sens inverse en partant du point d'encochage et en allant vers la poignée. C'est à l'endroit précis de la poignée où se trouvera reportée cette distance qu'il faudra mesurer l'allonge de l'arc. L'allonge de l'arc sera donc, à l'ancrage, la distance allant du creux de l'encoche jusqu'à la projection du point pivot (telle que déterminée ci-dessus) sur la poignée. Distance à laquelle il faudra rajouter 1.75" pour avoir l'allonge AMO. Parfois, la projection du point pivot sur la fenêtre de tir tombe pile poil au milieu du trou du logement de la vis de fixation du repose flèche (berger hole) et parfois ça n'est pas le cas... d'où l'intérêt de savoir où et comment reporter très finement la longueur mesurée sur le band.
  • retranscrivant la distance optimale entre la corde et la poignée. Dans ce cas, il faut entendre le band comme un référentiel de contrôle. Si le constructeur annonce un band de 6", cela veut donc dire que les branches atteignent leur courbure optimale et que les cames sont dans leur position (orientation) optimale, lorsque la corde se trouve à 6" du point pivot. Si la corde se trouve à une autre distance alors c'est que l'un de ces deux éléments n'est pas respecté. Mais cela ne veut pas dire pour autant que la situation est dramatique puisque le band a tendance à évoluer consécutivement à un certain nombre d'opérations qui peuvent être exercées sur l'arc. Ainsi, il augmentera inéluctablement à chaque fois que l'on raccourcira l'ATA: soit en dévissant les branches, soit en diminuant la longueur des cables ou de la corde (et vice versa pour chacune de ces opérations). A ce titre là, il doit donc être mesuré branches serrées à fond lorsque l'on veut être certain que l'arc est très exactement aux recommandations constructeurs. Sur mon spyder turbo, si je dévisse les branches de 5 tours, le band augmente de 3mm; selon le pocket, l'opération est donc plus ou moins indolore sur ce seul paramètre.

    On comprend donc bien que la longueur du band devient la conséquence d'un certains nombres de paramètres qui sont propres à l'arc. A ce titre, la longueur du band est avant tout la résultante du reflex de la poignée qui lui même résulte de la taille et de la géométrie de l'arc. Mais le band est lui même la cause d'un certain nombre de phénomènes.

    Ainsi, le band joue un rôle important sur la vitesse: un pouce de band en + ou en -, c'est, en moyenne IBO (70#@30" & 5gpp) 10fps de + ou de moins. Cette règle que l'on applique sans vergogne, trouve un certains nombre de minorations selon le rendement de la came, des branches et du ratio grains par livre tiré. Mais même dans le cas le plus défavorable, la différence sur un compound moderne sera d'au moins 7fps. 1/4 de pouce de band en plus ou en moins (ce qui correspond à la plage d'évolution du band à l'occasion des réglages que l'on peut effectuer) peut donc se traduire par une variation de +/-2fps.
    Le band a également la réputation de jouer un rôle important sur la tolérance de l'arc. Cette notion qui était particulièrement vraie il y a une vingtaine d'années tend néanmoins à s'estomper considérablement en raison d'un certain nombre de paramètres qui n'existaient pas auparavant: c'est d'une part l'augmentation de la vitesse qui conduit à diminuer le temps de présence de la flèche sur la corde ce qui lui permet, de ce fait, de l'avoir quittée avant même que l'archer n'ait commencé à bouger; c'est d'autre part la généralisation des arrêtoirs de corde (string stoppers) qui limite également la possibilité de voyage anarchique de l'encoche sur les derniers centimètres de poussée; c'est également une meilleure conception de la géométrie des arcs qui limite tout autant l’apparition de "nock travel" en fin de cycle; c'est enfin de meilleures opportunités de réglage qui, là encore, conduisent à limiter ce même phénomène sur toute la durée du cycle. Avec au final, des arcs qui actuellement au band de 6" peuvent procurer un niveau de tolérance qui n'existait pas forcément, il y a 20 ans sur des arcs au band de 7.5" voire 8". Avec pour conséquence ultime, donc, une certaine relativité sur cette notion de tolérance qui a longtemps prévalu pour les arcs au band "généreux" mais qui n'engage plus forcément le niveau de tolérance dont on peut disposer sur certains compounds au band très court. 7" reste toutefois, pour beaucoup, le band permettant d'obtenir le meilleur compromis.

    D'une façon générale, le band ne doit pas être considéré comme la distance à laquelle la corde arrête de pousser la flèche. Si rien ne vient arrêter la corde (et les string stoppers n'y suffisent pas), cette dernière a tendance à largement dépasser la valeur minimale imposée par le band, continuant à se rapprocher de la poignée bien au delà de cette valeur. C'est à cause de ce phénomène que l'on peut continuer à avoir des contacts intempestifs entre la corde et, par exemple, le bracelet de sa montre lorsque l'on utilise certains arcs au band très court et au reflex spécifique. Mais à ce moment là, la flèche a normalement déjà quitté la corde !
Cames : cams

Les cames sont des poulies excentriques. Fonctionnant selon le principe de toutes poulies, elles permettent d'optimiser la montée en puissance de la courbe de force tout en réduisant le poids de traction plus ou moins progressivement durant le cycle d'armement. A l'issue de leur basculement, après être passé dans une vallée plus ou moins longue, le tireur ne se retrouve plus qu'avec une infime partie de la puissance initiale (letoff) dont il doit supporter le poids avant de s'appuyer contre le mur.

Elles sont à l'origine de 4 systèmes différents.
  • le solo came : une seule came, fixée sur la branche du bas ; complétée en haut par une roue (idler wheel) sur laquelle évolue la corde. Fonctionnant à partir de deux pièces de synthétiques (une corde très longue et un cable réduit au moins de moitié), les solo sont d'un fonctionnement assez basique qui les rend très simple à régler. On ne peut, en effet, qu'ajuster l'inclinaison de la roue grace au yoke du buss (cf rubrique cordes et cables) ainsi que la position de départ de la came (timing). Une fois ces opérations effectuées, on reste tributaire de la conception générale qui permet de plus ou moins bien résorber le déplacement de l'encoche (nock travel) latéral ou vertical (on peut essayer de ce côté là de jouer sur le tiller qui est un puissant levier pour modifier l'équilibrage du travail des branches). Certains modèles s'en sortent plutôt bien et d'autres plutôt mal. On aurait tendance à considérer que les solo sont plus souples et plus silencieux. Dans la réalité, surtout actuellement, c'est surtout une question de modèles, les solo pouvant proposer, comme tous les autres systèmes, le meilleur comme le pire. Le mur manque parfois de fermeté compte tenu de la présence d'un seul point de contact contre le cable. Des solutions alternatives sont donc progressivement apparues (limb draw stop / bloqueur d'allonge de branche) permettant de complètement surmonter cette faiblesse. Les solo sont actuellement considérés comme en perte de vitesse par un très grand nombre d’utilisateurs dont je fais partie. Mais ils ont également leurs inconditionnels. Tout ceci pouvant fort bien conduire à rallumer les guerres de religion, voire bien pire, je me garderai donc bien d'en dire davantage préférant simplement dire qu'ils ne sont pas ma tasse de thé notamment au regard du risque d'élongation de la corde beaucoup plus important. Il faut donc penser de temps à autre à contrôler timing et allonge, le cas échéant.
  • Les binary : 2 cames, liées l’une à l'autre. Un système, développé à partir de 2005 par bowtech, sensé régler tous problèmes de synchronisation grace à l'asservissement réciproque des deux cames par le biais de 2 cables connectés sur chacune d'entre elles. Plutôt que de s'appuyer sur la branche opposée, les cames s'appuient l'une sur l'autre, créant de ce fait un système flottant, sans contrainte, qui s'équilibre automatiquement en timing et en synchronisation. Dans la théorie c'est donc un système qui supprime tout nock travel du fait de son auto équilibrage permanent. Dans la réalité, ce n'est pas aussi simple que ça : le système nécessite lui aussi un équilibrage parfait de la longueur des synthétiques si l'on souhaite obtenir un réglage optimal. Pour bien régler un pur binary (voir en fin d'article la différence avec l'overdrive), on s'attachera plus particulièrement à travailler sur : la longueur de l'allonge, la synchro des cames et la valeur du letoff qui apparaissent comme des indicateurs au moins aussi efficients que l'ATA ou le band. Parallèlement, les purs binary (pas de yoke) n'offrent aucune opportunité de réglage de l'inclinaison des cames ce qui nécessite l'emploi préférentiel de branches monoblocs. On trouve néanmoins des tas de constructeurs qui s'en affranchissent (NBA, obsession) ce qui nécessite un excellent équilibrage de leur rigidité (on parle aussi de spine des branches comme pour les tubes). Certains binary de la première génération vieillissaient assez mal, terminant avec un lean important (elite par exemple). Il semblerait que cette époque soit révolue avec l'amélioration de la qualité des matériaux employés. Le lean en soit n'est pas un drame absolu, en cas d'apparition, il rapproche tout simplement le compound de l'arc tradi, requérant une optimisation beaucoup plus fine du spine dynamique du projectile et manifestant une intolérance beaucoup plus prononcée à tout ce qui pourrait l'altérer. A noter que certains binary se règlent en privilégiant d'abord le contact de la came du bas à l'inverse de ce que demande la plupart des hybrides.
  • L'hybrid : réunissant 2 cames, l'hybrid se compose d'une « control came » en haut et d'une « power came » en bas. Le système est relié par un control cable, un buss cable (qui se sépare en yoke) et une corde. Basé sur un brevet darton, il a été remis au goût du jour par hoyt et également repris par PSE (qui conserve également quelques solo à son catalogue). Ce sont des arcs assez faciles à régler, qui permettent un excellent contrôle du nock travel et du lean mais qui nécessitent de ce fait une attention toute particulière au timing et à la synchro lors du réglage. En général, la came du bas doit partir avec un tout petit peu de retard par rapport à la came du haut qui doit arriver en butée 1 à 2 mm avant celle du bas. En l'absence de timing zone (ce qui est le cas des cames hoyt), on travaillera en contrôlant le band, l'ATA et aussi le letoff qui normalement s'avère très proche de la valeur recommandée lorsque l'arc est au band et à l'ATA.
  • Les twin cams (cames jumelles) : également appelés two cams ou dual cam. Comme leur nom l'indique, les twin cams sont composées de 2 cames parfaitement semblables et indépendantes. Quand elles sont correctement synchronisées et que leur position de départ est optimale, elles permettent un contrôle total du nock travel. Ce sont, de loin, les systèmes les plus complexes à régler mais le résultat est toujours à la hauteur avec souvent d'excellentes opportunités de contrôle du lean. Longtemps considérés comme bruyants, les twins cams ne le sont plus vraiment, mon absolute étant d'ailleurs et de loin, le compound le plus silencieux (bien plus qu'un tradi) qu'il m'ait été donné de tirer.
  • A noter qu'une bagarre dantesque porte encore sur la qualification des systèmes AVS de mathews et overdrive binary de bowtech. Ces 2 systèmes sont en fait des binary mais un peu particuliers compte tenu du fait que les cames ne deviennent liées l'une à l'autre que sur la deuxième partie du cycle. Pour comprendre la subtilité de cette différence, il faudrait avoir des connaissances qui dépassent très largement mes propres souvenirs de mécanique aussi je m'en remet sans hésitation à ceux qui maîtrisent le sujet mieux que moi. L'overdrive binary présente au final des opportunités exceptionnelles d'optimisation des réglages. Je me garderai bien d'en dire autant sur le système AVS qui demande de retirer les cames pour changer les yokes !
center shot = tir au centre des branches
  • L'expression center shot signifie que l'axe d'évolution de la flèche passe par le centre des branches.
  • Sur un compound (comme sur un arc tradi d'ailleurs) c'est la situation la plus favorable à l'égard des approximations de spine dès lors que la corde ne produit pas, non plus, de nock travel horizontal (déplacement latéral de la corde et donc de l'encoche) en raison de l'inclinaison des cames (came lean).
  • De ce fait, idéalement, le repose flèche doit se trouver au center shot ce qui permet, en plus, de faire correspondre l'axe de la la ligne de visée à celui du déplacement de la flèche (d'où l'absence de correction à l'issue du "walk back tuning" le plus souvent). Moins les cames sont inclinées (came lean), plus le repose flèche tend vers le centre des branches (center shot) et plus l'arc devient tolérant aux approximations de spine dynamique. A contrario, plus on s'éloigne de cette configuration optimale et plus le compound devient intolérant aux approximations de spine. Il se rapproche alors de l'arc tradi et nécessite, dans ce cas, les mêmes efforts d'optimisation du spine dynamique du projectile que sur un arc tradi.
  • Pour trouver le center shot, on peut utiliser soit les repères qui sont fournis par le constructeur (expl milieu rouge de la poignée chez mathews; ligne gravée sur le rebord horizontal de la fenêtre de tir chez pse), soit les données constructeurs (certains prennent encore la peine de l'indiquer dans leur notice), soit jouer sur les perspectives (et ce ne sera dans ce cas qu'une approximation de départ) ou soit utiliser des outils (malheureusement assez couteux) qui peuvent être des lazer ou de façon beaucoup plus simple (et moins onéreuse) des outils mécaniques qui permettent de ramener au fut la distance mesurée entre la corde (forcément au center shot) et la poignée (qui sert juste de reférentiel de distance). Le positionnement, plus ou moins optimal selon la méthode utilisée, nécessite ensuite des ajustages plus ou moins importants lors du walk back tuning.
  • Un grand nombre d'arc ont actuellement leur centershot à 2cm de la fenêtre de tir; c'est donc un bon point de départ pour la plupart d'entre eux lorsque on ne sait vraiment à quelle distance il faut commencer. Mais le fait de jouer sur les perspectives donne souvent une indication suffisante pour pouvoir débuter le protocole de réglage.
Cordes et cables: strings and cables

La corde est le synthétique sur lequel se fixe la flèche.Tous les autres synthétiques sont des cables. Le cable qui se sépare en Y (yoke) porte le nom de buss cable. Le Y peut être le fait d'une séparation du cable en deux parties (split yoke) ou d'une pièce rajoutée à l'extrémité d'un cable conventionnel (yoke flottant = floating yoke). Sur les hybrids, l'autre cable s'appelle le control cable. Sur les binary, on parlera tout simplement de cables et parfois de cable du haut ou de cable du bas même si cette appellation me semble être tombée en désuétude.

Sauf curiosités, les synthétiques utilisées pour les compounds sont des cordes "sans fin" (endless) faites de fibres diverses et variées (il y aurait beaucoup à dire à ce sujet, sans doute plus tard). La plus célèbre, au moins pour la stabilité qu'elle donne aux cables, reste le 452x de chez BCY. Les nouvelles fibres ayant tendance à se multiplier, on trouve également de plus en plus de parures en 8190 et encore un certain nombre en 8125 (qui fait d'excellentes cordes). Bien stabilisées, les fibres récentes s'allongent relativement peu ce qui permet de garantir la pérennité des réglages opérés sur un arc (ce qui est d'ailleurs leur fonction principale en dehors de toutes considérations purement mécaniques). La différence se joue surtout lors des plus fortes températures à l'occasion desquelles certaines peuvent s'avérer moins stables que d'autres.

Le ratio d'enroulement optimal (twisting) des synthétiques de compound est d'1 tour tous les 1,5" de longueur de corde. Ce ratio n'a rien de magique, c'est tout simplement le ratio que l'on obtient naturellement lorsque l'on enroule une corde à 100# de tension et que l'on s'arrête une fois que les 2 torons se sont rejoints au pied de ce qui va devenir la boucle. Le ratio de twisting maximum est d'1 tour / pouce de longueur. Au delà, la corde (qui peut être un cable) va avoir tendance à rapidement perdre toute stabilité ce qui conduira à devoir passer son temps à la raccourcir. Sur les cables ont peut toutefois très largement s'affranchir de ce ratio et descendre à 1T/3'' voire même moins. Un faible ratio de twisting permet de travailler très finement sur la longueur d'un cable et parfois c'est une nécessité.

Les synthétiques sont protégées par des tranche-fils (serving) qui ne doivent pas être cirés. On peut les entretenir avec du « liquid lok » (brownell) là l'on veut éviter leur séparation rapide ou du « cam ez » là où l'on souhaite favoriser leur lubrification. Certaines cames, très agressives, détruisent les tranche fils très rapidement. Un remplacement du tranche-fil est toujours envisageable mais ne sera véritablement efficace qu'à 300# (voire beaucoup plus sur un tranche fil central de corde) de tension. Le diamètre du tranche-fil utilisé ne doit pas dépasser le .018 si l'on ne souhaite pas se retrouver avec des surépaisseurs dans les gorges de cames qui ralentiraient l'ensemble et favoriseraient les séparations. Le diamètre le plus approprié pour les tranche fils centraux est le .021.

La corde doit être l'objet de la plus grande des attentions. Bien entretenue, elle durera sensiblement plus longtemps que dans le cas contraire. Particulièrement sensibles aux conditions atmosphériques, les synthétiques s’abîment beaucoup plus vite en condition de chasse qu'en salle. Toute rupture de brins doit se traduire par une réforme très rapide.

La durée de vie moyenne d'un set de synthétiques est difficile à déterminer à priori : elle va dépendre des sollicitations inhérentes au fonctionnement de l'arc, de la qualité de facture, du nombre de brins employés, de la nature de la fibre, des conditions et de la fréquence d'utilisation ainsi que de l'entretien. Chez les chasseurs on a tendance à considérer qu'il faut en changer tous les deux ans, ce qui me semble une bonne moyenne au regard de l'impact que peuvent avoir les conditions atmosphériques. Si l'arc ne sort que « trois fois » dans l'année, cinq ans me semble un maximum. Si l'arc sort tous les jours, un changement annuel s'impose. Lorsque les conditions sont optimales, certaines parures de synthétiques dure 3 à 4.000 tirs, d'autres le double, d'autres le triple voire bien plus.Tout dépend de l'agressivité de la came qui dans ce domaine fait vraiment la différence.

D'une façon générale, mieux vaut retenir que les synthétiques sont à l'arc ce que les pneumatiques sont à la voiture. Ils contribuent à sa performance au même titre que vos pneus. Une bonne corde se reconnaît instantanément : la visette se stabilise en très peu de tirs. S'il en faut plus de 50, c'est qu'il y a un souci. S'il en faut plus de 100 , c'est qu'il y a un gros souci. Au delà c'est qu'il y a un très gros souci. Les 15 dernières cordes que j'ai faites (pour parler de choses relativement fraîches dans mon esprit), que ce soit en 452x, en 8125G, en astro, en 8190 ou en « X » se sont toutes stabilisées en moins de 10 tirs (plutôt 2 ou 3 d'ailleurs). Si moi je suis capable d'y arriver avec mes petits moyens je ne vois pas pourquoi un industriel ne le serait pas avec ses machines outils pneumatiques.

Le gain moyen que l'on peut escompter entre une très bonne corde et une très mauvaise est d'environ 12fps. Mais entre 2 très bonnes cordes, la qualité de la fibre et l'optimisation du nombre de brins permettra un gain maximum de 2 à 4fps. Bon à savoir : la place des accélérateurs (speed buttons) varie sensiblement selon la fibre utilisée ; la transposition n'est donc pas systématique aussi ne faut- il pas hésiter à les déplacer de quelques mm, le cas échéant, lorsque l'on passe d'une fibre à une autre. Le seul moyen consiste à procéder par dichotomie face à un chronographe: c'est long, fastidieux mais c'est le propre de toute recherche ultime.

Si la corde est l'élément qui assure directement la propulsion, les cables sont ceux qui assurent la stabilité des réglages. Les synthétiques ont donc un rôle prioritaire à jouer dans le fonctionnement et la régularité de l'arc. Les constructeurs y attachent une importance de plus en plus salutaire et c'est tant mieux. Quand je reçois un arc, c'est le premier élément que je regarde. On juge du sérieux d'un constructeur au sérieux de ses synthétiques (qui souvent sont sous traités). Et selon le niveau de gamme on s'aperçoit très vite comment les constructeurs appréhendent eux mêmes l'importance qu'ils y accordent.

cycle des compounds : draw cycle

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l'exemple ci dessus permet de visualiser le cycle complet d'un compound durant sa phase d'armement puis de désarmement.
  • DFC = draw force curve = courbe de force.
  • draw weight = puissance en livres
  • powerstroke = distance en pouces de déplacement de la corde moins (-) la longueur du band moins (-) 1.75"
  • 1 = point de départ
  • 2 = montée en puissance de la courbe de force
  • 3 = pic (apogée) de puissance
  • 4 = déclin progressif de la puissance
  • 5 = actual letoff = letoff IBO = correspond à la valeur annoncée par les constructeurs
  • 6 = wall = mur
  • 7 = effective letoff: letoff obtenu au désarmement, toujours un peu plus important qu'à pleine allonge (phénomène d'hystéresis)
chaque type de came donne un profil de courbe différent, extrêmement caractéristique et parfaitement représentatif de la dynamique musculaire requise

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  • came souple: retenir que plus la courbe de force ressemble au profil d'une cloche et plus l'arc s'avère souple à armer; en contrepartie l’énergie emmagasinée (en vert) est moins importante. C'est typiquement le niveau de performance que l'on obtenait avec les modèles d'il y a 20 ans.
  • came moyenne: excellent compromis de souplesse, ce profil en forme de colline renvoie à des vitesses comprises entre 300/320fps. C'est le profil type des arcs qui actuellement sont qualifiés de très souples.
  • came dure: moins le pic est identifiable, plus l'apogée de la courbe tend à ressembler à un plateau et plus l'arc devient difficile à armer; l'effort de traction à entretenir peut passer du simple au double par rapport à une came souple; en contrepartie l'arc emmagasine beaucoup plus d’énergie et restitue beaucoup plus de vitesse. En général on est là à plus de 330fps IBO.
  • la conséquence des profils de courbe est immédiate: la vallée, large, sur une came souple, devient quasi inexistante sur une came dure avec pour conséquence un rappel immédiat de la main de corde dès lors que la poussée exercée contre le mur s'affaiblit.
Le profil théorique maximal d'energie serait celui-ci:

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ça donnerait un arc sans band ni letoff, demandant de tracter toute la puissance disponible sur toute la longueur du déplacement de corde ... et l'arc serait tout bonnement intirable !

parlons maintenant un peu de la vallée:
  • La vallée dépend de la géométrie de la came; elle se traduit par ce que l'on ressent quand on arrive à pleine allonge au moment où le letoff est à son maximum. A ce moment là, le poids à retenir n'est plus que de 20% à 30% (en moyenne) du poids que l'arc atteint à l'apogée de sa puissance (pic).
  • A l'ancrage, le tireur peut rester dans cette position aussi longtemps qu'il est capable de supporter le poids de traction. Mais dès lors qu'il relache un peu la tension (creeping en anglais; d'où la méthode dite de "creep tuning"), le tireur va se faire plus ou moins rapidement embarquer vers un désarmement qui sera plus ou moins intempestif (ou facile à maitriser) selon le profil de la came. La vallée c'est donc très concrètement cette "zone tampon" que la came accorde au tireur et qui lui permet d'amortir plus ou moins un éventuel relachement de son effort de traction avant qu'il ne se fasse entrainer au désarmement de l'arc.
  • partant de là, on mesure sur le shéma du dessous, tout l'intérêt des différents profils de cames en matière de vallée et leur conséquence sur l'organisation de celle-ci...avec en rouge une bonne idée de la profondeur de la zone tampon. On comprend donc qu'il est quasiment impossible de relâcher la tension sur les arcs à came très agressive sous peine de se faire presque instantanément rappeler à l'ordre. D'où l'importance, plus encore dans ce cas, d'être à la bonne allonge.
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#470414225 glossaire des compounds

Posté nevermind - 24 May 2014 - 04:12 PM

Détalonnage = nock height = nocking point
  • Le détalonnage, c'est la hauteur du point d'encochage par rapport au repose flèche.
  • ceci étant dit la hauteur du détalonnage ne se détermine pas n'importe comment. D'une façon générale, plus le point d'encochage se rapproche du centre de l'arc et moins le détalonnage qui en résultera aura tendance à produire du nock travel. Selon les constructeurs, il y a toutefois des différences de conception très sensibles sur la place que doit avoir chaque élément dans la géométrie de l'arc: ainsi sur le rpm de bowtech, comme sur mon absolute d'ok archery, le point d'encochage tendrait plutôt vers le centre de l'arc alors que sur mon hoyt spyder turbo, ce serait plutôt le point pivot de la poignée qui le serait. La grande majorité des arc est toutefois désormais conçue pour avoir le tapis (shelf) au centre de l'arc de façon à ce que le point pivot soit juste en dessous et le point d'encochage juste au dessus.
  • Quel que soit le choix du constructeur et d'une façon très générale sur les compounds modernes, le détalonnage se calcule donc à partir d'une droite qui passerait par le centre du (ou des) trou(s) de berger (là où se visse le gros boulon qui sert à fixer le repose flèche), le point du repose flèche sur lequel s’appuiera la flèche et ceci jusqu'à former un angle de 90° au point d'intersection avec la corde. Pour matérialiser cette droite, il suffit d'utiliser une équerre d'archerie, de respecter son passage au niveau du milieu des trous de bergers et de placer le point d'encochage à environ 3mm au dessus du point d'intersection avec la corde. Puis à partir de là chercher la hauteur la plus adaptée.
  • Au vol, un détalonnage inapproprié se traduit par un marsouinage plus ou moins flagrant. Au compound où tout va très vite, il est toutefois très difficile de s'en rendre compte. C'est donc essentiellement au trou papier qu'il pourra s'apprécier.
  • Au trou papier, à 1.5m du tireur, quand le détalonnage est optimal, on obtient une empreinte de la pointe et de l'encoche qui apparaissent exactement à la même hauteur. Si en plus le spine dynamique est bon, on obtient alors un trou parfait, l'encoche passant alors exactement dans le trou fait par la pointe et par le fût. A contrario, une déchirure haute (verticale) indique que la flèche sort pointe basse et encoche haute. Situation qui nécessite alors de relever le repose flèche ou d'abaisser le loop pour y suppléer. Mais si la déchirure est basse (pointe vers le haut, encoche vers le bas), il faut alors procéder à l'inverse et abaisser le repose flèche.
  • Il peut arriver parfois que le détalonnage apparaisse comme impossible à régler, le tireur n'arrivant pas à s'affranchir de la déchirure verticale qu'il obtient quoiqu'il fasse pour tenter de la corriger; dans ce cas là, le marqueur du trou papier indique qu'un autre élément de l'arc produit du nock travel vertical et qu'il ne s'agit pas (plus) d'une erreur de détalonnage à proprement parlé. Dans la plupart des cas c'est qu'il s'agit d'un problème de synchronisation et/ou de timing. Par défaut, on règlera donc toujours son détalonnage sur une synchronisation completement neutre, quitte à devoir la faire évoluer ensuite si ça ne marche pas. Un loop mal placé ou un tiller mal équilibré peuvent également conduire au même résultat. Mais ça peut être également la conséquence d'une mauvaise synchronisation d'un repose flèche à effacement ou d'un talonnage de l'empennage sur le tapis d'arc dans l’hypothèse où la flèche ne passerait pas assez haut dans la fenêtre de tir (elle doit y passer le plus bas possible mais pas trop bas non plus!). Pour ces deux derniers cas, le détalonnage n'est pas à mettre en cause; ce sont simplement les points de contacts parasites qui changent l'orientation de la flèche qu'il faut supprimer.
  • une fois le point d'ancrage optimal définitivement identifié, il est opportun de le consolider. Pendant des années j'ai utilisé avec bonheur un simple loop entre les lèvres duquel je venais simplement clipser mon encoche. En dépit de tout ce que j'avais pu en lire, je n'ai jamais été assez bon tireur pour en éprouver une quelconque gêne à l'entrainement, y compris à très longue distance. Jusqu'au jour où l'un de mes loops s'est mis a ripper sur le tranche fil (TF) sans que je ne m'en aperçoive immédiatement. Depuis, je sécurise systématiquement mon détalonnage avec un brin de TF que j'entoure 6 fois autour de la corde au pied de l'encoche et 4 fois au dessus. Je fixe fermement le tout et pose une goute de loctite en sus. Ça permet de limiter le stress qu'engendre le loop sur l'encoche et surtout d'éviter qu'un beau jour, le loop ne se mette à glisser imperceptiblement sur le TF central. On peut également utiliser un ou deux nock sets (bagues en laiton), mais à raison de -2fps par NS, je trouve que ça fait cher payé pour une facture qui peut être réduite à néant par l'utilisation d'un simple brin de TF en .018 (ou du fil dentaire, ça revient au même, le gout mentholé en +!)

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  • idée de consolidation; il existe des dizaines de façons différentes d'y procéder et des tas de vidéo sur youtube qui l'expliquent, en voilà donc une parmi tant d'autres:

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D loop = loop = boucle de traction

  • Le loop c'est cette boucle en cordelette que l'on fixe sur la corde pour en faciliter la traction à l'aide du décocheur. Il en existe deux sortes, le loop en forme de boucle que tout le monde connaît et puis le "torqueless loop" (loop sans torque) qui s'avère nettement moins adapté à un usage chasse mais parfait pour un usage cible.
  • La hauteur du loop sur la corde est très importante: plus le loop est haut sur la corde et plus on sollicite la branche du haut; à contrario, plus il est bas et plus c'est l'inverse. Le loop doit donc être placé à la bonne hauteur. Idéalement au centre de l'arc si celui ci le permet mais c'est rarement le cas. On essaiera donc de le mettre au plus proche du centre ou par défaut dans l'alignement du centre des berger holes.
  • C'est sans doute la partie la plus sensible de l'arc au regard des efforts qu'on lui demande de supporter et pourtant c'est la moins couteuse. Mal façonné, le loop peut se déliter en pleine traction ce qui peut se traduire par un bon bourre pif et le départ intempestif de l'arc en lieu et place de le flèche (qui du reste peut aussi partir n'importe où). Autant donc ne pas se "looper" quand on le fixe sur l'arc. Un loop s'use également, il faut donc penser à le changer quand il commence à avoir trop mauvaise mine. Y renoncer c'est le genre de petite économie qui au final peut revenir, très, très cher.
  • L'action du tireur sur le loop est déterminante dans le contrôle du nock travel. Faites l'essai lors d'un entrainement pour voir ce qui se passe lorsque vous exercez des degrés de torsion variables mais conséquent sur votre loop au moment de la décoche. En lame, le résultat peut être catastrophique. Il faut donc tendre vers une technique qui induit le minimum d'effet de torque sur le loop lors de l'utilisation du décocheur (c'est pour cela d'ailleurs qu'il existe des décocheurs à tête montée sur roulement à bille).
  • Le poids du loop impacte également la vitesse de sortie de flèche, à hauteur de -1fps/3gr. Généralement un loop bien conçu pèse de 5 à 6 gr, ce qui veut donc dire qu'un loop engendre, au minimum, une perte de 2fps. A ce titre, mieux vaut proscrire les "trucs en ferraille" qui ruinent le TF central, engendrent un maximum de nock travel et pèsent au moins une bonne quinzaines de grain. En revanche, il ne faut pas lésiner sur la longueur qui permettra d'obtenir un placement de main optimal. Un loop trop court peut conduire à des contorsions de poignet qui se traduiront également par un nock travel important. De la même façon, un loop trop long peut placer en situation de surallonge. Il faut donc ne pas hésiter à chercher la longueur qui convient le mieux et qui rend le tir le plus confortable. Parfois, un simple 1/2 centimètre suffit pour rendre agréable ce qui ne l'était vraiment plus auparavant.
  • Faire un loop ne requiert aucune compétence particulière:

couper un brin de corde à loop d'environ 12 cm; éparpiller à la main l'une des extrémités avant de la bruler pour la transformer en protubérance la plus volumineuse possible (c'est le point clef);


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puis faire ses nœuds de tête d'alouette en suivant les étapes décrites ci-dessous et de façon à avoir chaque noeud en opposition (moins de torque sur la corde, 2ème point clef)


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puis ajuster la longueur; bruler l'autre extrémité (certains comme ci dessous le font avant) en procédant comme pour la premiere, serrer le tout en écartant les mâchoires d'une pince profilée et c'est fini. Attention, la fibre de votre corde ou de votre TF n'aime vraiment pas la chaleur. La simple proximité d'un briquet pendant quelques secondes peut suffire à détruire votre corde. Toute opération de chauffe sur l'arc se fait donc en en protégeant les synthétiques.


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  • exemple de torqueless loop :

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#470482451 Tombola Archasse 2016

Posté gregonimo - 30 November 2016 - 04:08 PM

Lot n 20 :

Pour une voiture toujours propre :
Un sac à bottes, un tire-botte et une toile de protection de coffre (bien utile pour transporter chevreuil ou autres animaux fraîchement fléché !)
rps20161130_160813.jpg

Le tout totalement neuf... :robertcementhique:


#470482205 Tombola Archasse 2016

Posté timothe - 28 November 2016 - 09:34 AM

Lot n°14 :

Une journée de chasse au chevreuil en tir d'été sur la commune de Bourriot Bergonce ou de Pouydesseaux (landes) ou de chasse en palombière au mois d'octobre ou battue cerf/biche/sanglier hiver 2017

Lot n°15 :

Une journée de chasse au chevreuil en tir d'été sur la commune de Bourriot Bergonce ou de Pouydesseaux (landes) ou de chasse en palombière au mois d'octobre ou battue cerf/biche/sanglier hiver 2017


(ps: ragondin ton invitation est toujours valable pour l'été prochain)


#470482163 Tombola Archasse 2016

Posté l'antilope - 27 November 2016 - 06:05 PM

Lot n°10 : Un décocheur Tru Ball " the beast " bone collector avec ses accessoires.

P2130149B.JPG


#470451780 Bowtech Boss: le banc d'essai.

Posté nevermind - 13 August 2015 - 07:06 PM

vidéo de réglage de l'overdrive réalisée par votre serviteur : https://www.youtube....h?v=jRlYt206vZA


Je vous présente dans cette vidéo le premier didacticiel en langue française sur le réglage des cames overdrive binary valable pour toutes les plateformes bowtech ICT (poignée extrême center pivot - écarteur de cable flexguard ; cames overdrive binary et branches "hardcore") ...l'arc utilisé est mon bowtech boss (36" d'ATA ; 7" de band ; 70#@29") que j'utilise personnellement à la chasse mais que l'on peut tout aussi bien utiliser en usage cible ou 3D.

Dans la mesure où je n'avais pas de caméraman sous la main et où je ne dispose que de moyens vidéo sommaires, la vidéo est surement perfectible en dépit de tout le soin que j'ai pu y apporter...les différents transferts de compression n'ont pas non plus arrangé les choses mais on me le pardonnera aisément au regard du caractère inédit de la publication...

En ce qui concerne la méthode proprement dite, l'overdrive se règle en 4 étapes : étape 1 = réglage/dégrossissage du timing (position de départ des cames) ; étape 2 = réglage des leans (inclinaison des cames à l'ancrage) ; étape 3 = réglage de la synchronisation de l'arrivée en butée des cames...la 4ème étape consiste à tester le résultat en cible (méthode des futs nus ou trou papier) et à opérer les micro corrections éventuellement mises en évidence à cette occasion...

En général, je compte de 6 à 8 AR band/presse: 1 à 2 passages en presse pour le timing; 3 pour les leans; 1 à 2 pour la synchro et 1 pour la finalisation...soit une trentaine de minutes pour quelqu'un qui sait très exactement ce qu'il fait.

Si vous avez des questions n'hésitez pas à les poser j'y répondrais autant que de besoin...si vous appréciez cette vidéo n'oubliez pas, non plus, de cliquer sur "j'aime" car il est souvent plus facile de recevoir que de donner...et là en l'occurrence il y a "quelques" heures de travail sans parler du savoir-faire qui n'est pas arrivé tout seul.

Attention, manipuler inconsidérément un arc sur une presse ou un band d'armement peut conduire à l’endommager irrémédiablement; inutile donc de prendre ce risque si vous ne savez pas utiliser correctement ces instruments ou s'ils ne sont pas conformes aux besoins requis (presse linéaire; banc vertical avec double attache)...je dégage toute responsabilité en cas de patati ou patatarc !


bon visionnage et bons réglages à tous...


#470453249 vol de lame au compound...pour en finir avec les mythes

Posté nevermind - 05 September 2015 - 11:32 AM

étape 3 et fin du test : spine extrêmement défaillant

06/09/15 - 16h45 : Désormais le test est conduit avec une flèche en spine 350 mais toujours au même format micro...le fut fait 28" de long + son outsert et sa lame de 250gr comme sur les config précédente...le déficit en rigidité devient faramineux (environ 31#) et le vent est toujours aussi catastrophique (il s'est même renforcé de 5kmh en rafale !).

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sans rien changer aux précédents réglages de l'arc ou du viseur, et sur la même cible que celle utilisée en spine 300, j'ai d'abord tiré 3 volées en pointe field en utilisant une flèche équipées de vanes blazer 2" et 2 autres équipée de plumes nat en 4 x 3"....première constatation : l'empennage en plume nat n'a pas la capacité suffisante pour stabiliser ces flèches infiniment trop souples qui, désormais, peuvent partir un peu n'importe où et avec une baisse sensible de la trajectoire...à contrario les vanes assurent un groupement uniforme en dépit du spine complétement calamiteux...je décide bien évidemment de garder la flèche en vane pour procéder au test (je ne suis pas complétement maso non plus, déjà qu'en spine 350 avec un tel poids au bout ça devient assez limite en terme de sécurité, je n'ai pas envie non plus que l'histoire se termine chez le voisin)

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test qui se joue en 5 tirs lame Horizontales et 5 tirs lames verticales




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ça y est ! enfin ! on est enfin parvenu à notre fameux décrochage lié à l'orientation de la lame...il aura fallu quand même mettre la dose (-31# de spine statique par rapport à la solution optimale ; soit l’équivalent de 155 gr de trop en pointe) !!!!!!!!!

Ici c'est l'orientation horizontale qui donne le meilleur résultat (avec un groupement qui reste d'ailleurs très proche de celui des pointes field) mais ça aurait tout aussi bien pu être l'inverse.... l'orientation verticale de la lame tape beaucoup plus bas et encore plus à droite mais le groupement reste lui aussi cohérent .....mais peu importe, en fait, car l'essentiel n'est pas là...c'est le genre de test dont on tire de nombreux enseignements et bien plus intéressants que le simple fait de tordre le cou à un vieux mythe de pacotille sur les prétendues lames qui tirent plus ou moins droit ...Au moins, maintenant, plus personne n'osera dire, "mais j'comprends pas, si mon arc groupe en field c'est que c'est bien réglé"...c'est déjà ça...


au titre des enseignements complémentaires je retiens surtout 2 éléments :

- supériorité des vanes blazer en 2" (c'est vraiment un empennage fabuleux et qui en plus fait partie des moins chers) et rôle de l'empennage.

- énorme relativité du spine dynamique (mais ça c'est pas nouveau) sur un compound moderne et y compris dans le vent (c'est pour ça que je me marre quand je vois que ça commence à discuter 1/4 de pouce sur la longueur des tubes ou poignée de grains sur la pointe quand il s'agit d'obtenir un bon trou papier en compound) des lors que l'arc et le tireur ne génèrent pas de nock travel chacun à leur niveau (il faut bien évidemment que le spine statique du fut puisse quand même rester, au minimum, en capacité de tenir la charge lors du flambage)...dans le cas contraire, croyez-en mon expérience, qu'il s'agisse du tireur ou de l'arc, le vol en lame se dégrade beaucoooooup plus rapidement....et quand les deux s’additionnent, alors la fenêtre de convergence entre le spine dynamique requis et celui utilisé peut rapidement devenir presque aussi critique que sur un arc tradi...ça ne veut pas dire pour autant qu'il faille négliger d'optimiser le spine dynamique de son projectile...ça veut, tout simplement, dire qu'il vaut bien mieux travailler sur les causes de tout ce qui altère le vol, avant d'essayer d'en corriger les conséquences en travaillant, par exemple, chirurgicalement sur le spine dynamique ou la position de la lame au détriment du reste !


just my 2 cents !


#470414296 glossaire des compounds

Posté nevermind - 25 May 2014 - 08:33 PM

entrainement = training...méthode d'intérieur développé par "N&B".

Tout le monde n'a pas la chance d'avoir un pas de tir à 50 ou même 20 mètres. En revanche, presque tout le monde a la possibilité de se trouver 5 ou 6 mètres d'enfilade, en sécurité, dans la maison (garage, grenier, etc). Dès lors que toutes les conditions de sécurité sont requises, il y a alors possibilité de pouvoir s'entrainer en très grande précision dans des conditions permettant de progresser rapidement et efficacement.

La méthode est très simple: il s'agit de tirer à 2 mètres d'une cible completement vierge et de se forcer à "empiler" les trous dans les trous, de façon à n'avoir au final qu'un seul et même trou, de la taille du fut si possible. Une fois qu'on est capable de le faire 60 fois sans défaillir à 2 mètres, on recule d'un mètre et ainsi de suite au cours des semaines. Dit comme ça ça a l'air super facile, mais déjà à 8 mètres c'est devient un drôle de challenge pour un tireur aguerri. D'autant plus que pour corser la chose, les tirs se font avec un fut nu.

L'intérêt de cette méthode est multiple: gain de place comme déjà dit mais aussi possibilité de s'entrainer le soir en rentrant du boulot (par ce que dehors dans le noir, c'est pas trop top!), quand il y a du vent (120 jours par an en vaucluse), quand il flotte ou tout simplement quand il fait trop chaud à l'extérieur. Bref, ça permet de faire un véritable entrainement dès lors que les conditions climatiques, météorologiques ou de luminosité ne sont pas compatibles avec un entrainement en extérieur. Pour les insomniaques, c'est pas mal aussi... personnellement je préfère compter les tubes plutôt que les moutons.

Pour ce type d'entrainement où l'on va faire des trous dans les trous, il ne faut surtout pas investir dans une cible de qualité qui va se retrouver très rapidement dégradée. Le mieux c'est encore de prendre un sac ou un carton et de le bourrer de vêtements usagés ou de film plastic. Une fois que l'on a ainsi constitué sa cible, il faut se débrouiller pour qu'elle soit à hauteur d'épaule en la posant sur un escabeau par exemple. Il faut également envisager le cas d'un loupé ou d'une rupture d'encoche...je laisse à chacun le soin de prendre ses dispositions pour qu'un tel incident ne se traduise pas par un drame mais par une fin heureuse sans la moindre conséquence. Une fois la bute de tir mise en place, de deux choses l'une: soit vous pouvez directement fixer votre "blason" dessus et ça règle le problème soit vous ne le pouvez pas et dans ce cas là vous faites comme moi. J'utilise un trépied de photo avec un cadre sur lequel je fixe un bout de carton sur lequel je fixe mon blason. Un blason qui en l'occurrence n'est qu'une feuille blanche A4 au milieu de laquelle je trace un croisillon avec un marqueur à pointe large.

La méthode se décompose en 2 temps:
  • temps 1: réglage de l'arc.

Se mettre à 2 mètres de la cible et tirer (avec le réglage à 20 mètres) sur le croisillon. La flèche va taper très en dessous ce qui est normal. Enlever la flèche et recommencer exactement le même tir avec un fut nu. Soit le fut nu se plante dans le trou de votre flèche soit ce n'est pas le cas. Si ça n'est pas le cas, c'est soit parce que vous avez commis une erreur de tir soit par ce que l'arc est mal réglé.

En admettant qu'il ne s'agisse pas d'une erreur de tir, c'est alors parce que l'arc est mal réglé. Tirez plusieurs fois de suite votre fut nu en allant à chaque fois le chercher entre chaque tir et en n'hésitant pas à numéroter les impacts si vous commencez à arroser. Si l'hypothèse se confirme, il faut alors en commencer par un réglage optimal.


Si votre fut tape au dessus ou en dessous, c'est que votre arc a soit un problème de détalonnage soit de timing soit de synchro (ou les 3). Si votre fut tape à droite ou à gauche c'est que votre arc a soit un problème de spine dynamique (il faudrait qu'il soit monstrueux voire même amplifié par une erreur latérale du repose flèche) soit de lean (beaucoup plus probable à moins que ce ne soit les 2). Il va donc falloir d'abord régler votre arc de façon à ce que les impacts en fut nu correspondent très exactement à ceux obtenus en flèche et ceci en reprenant les principes des méthodes de walk back tuning et creep tuning mais en les appliquant à votre environnement indoor.


Pour le WBT pas de nouveauté, je l'ai déjà détaillé par ailleurs pour le réglage indoor. Pour le creep tuning (qui en extérieur se joue obligatoirement en flèche), c'est un peu différent mais en fait très simple. Ici pas de besoin d'appuyer plus ou moins fort contre le mur. Au contraire, il faut surtout rester très régulier contre le mur et se garder de toute fantaisie qui remettrait en cause la régularité de l'appui (et la fiabilité du tir). Le simple fait que le fut nu tape un peu au dessus ou au dessous de la flèche est, en soi, le marqueur recherché et c'est suffisant.


A partir de là, il faut aller chercher le cable qui se connecte sur le plot extérieur le plus éloigné de la came du haut (ça sera donc le CC sur un hybrid) et lui ajouter, 1/2 tour par 1/2 tour, jusqu'à 1.5 tours en observant la tendance au tir. Si les décalages en hauteur se résorbent, félicitations, c'était le but. Le timing de la came du haut est désormais optimal ! si ça s’aggrave, pas de bol, c'est qu'il fallait tout juste faire l'opération inverse et dévisser (1/2 tour par 1/2 tour) le cable au lieu de le visser...ah, bah, ne râlez pas, ça ne vous a pris que 15 minutes...si rien ne change et bien, c'est peut être aussi parce que votre synchro est mauvaise ! Ah oui, c'est peut-être également que vous avez un solocame...désolé, le réglage du nock travel vertical ne fait pas partie des préoccupations du système...essayez de jouer d'abord sur le tiller des branches en modifiant leur équilibrage; si ça ne marche pas, essayez alors en changeant la hauteur du loop, ce qui va changer la charge que supporte la branche du haut et éventuellement réaligner le déplacement de la flèche...si rien ne marche, désolé...bienvenue dans le monde des solo cames...vous pourrez néanmoins vous entrainer (voir étape 2) mais sans convergence possible entre votre flèche et vos futs nus...


Bien, une fois que le timing et le lean sont réglés, vous devez, sans la moindre difficulté, parvenir à mettre votre fut nu dans le trou de votre flèche et ceci de façon très régulière. Vous pouvez alors commencer à vous entrainer.

  • temps 2: entrainement

C'est la raison même de la méthode. Il est très important de faire preuve d'humilité et de ne pas trop se dire "moi je", "moi je"...si le monsieur dit "2 mètres" pour commencer, c'est vraiment 2 mètres pas un de plus. Si vous maitrisez bien, faites une ou deux séances à cette distance....et puis après, rajoutez un mètre à chaque fois que vous obtenez des résultats completement réguliers à la distance à laquelle vous travaillez.


Tout commence donc par le tir d'une flèche qui en premier lieu va servir de marqueur pour tous les autres tirs en fut nu...un conseil, appliquez-vous sur ce premier tir, c'est celui qui va vous servir de point de référence pour tous les autres tirs en fut nu...ça serait ballot de le louper, ne serait ce que pour la seule satisfaction personnelle d'avoir, à la fin, un beau groupement à l'issue de l'entrainement...mais me dires vous, qu'en est il des 15gr de différence entre mon fut nu et ma flèche...bah moi perso j'en vois pas... si vous vous en obtenez une c'est soit que vous êtes bien meilleur tireur que moi, soit que votre arc est aux fraises...parce qu'en spine dynamique sur un arc bien réglé à cette distance ça change que dalle et en trajectoire, ça doit bien changer d'au moins 0.5mm...Il est important de ne pas régler le viseur en point visé point touché, sinon très rapidement vous manquerez de finesse sur la prise de visée et il ne sera plus possible de grouper correctement. Donc le pin réglé à 20 mètres, c'est parfait et obligatoire !


Ce n'est pas non plus un entrainement préparatoire ou complémentaire à un autre qui serait plus évolué...ce n'est pas non plus un entrainement pour se chauffer et pour aller après tirer plus loin...non, non, rien de tout celà...C'est l'entrainement, le seul que vous ferez ce jour là ou lors de cette séance...tirez vos 20, 30 ou 40 flèches et une fois que c'est fait vous pouvez considérer que votre entrainement est fini et qu'en plus vous avez fait un bon entrainement. Si vous le pouvez faites le deux à trois fois par semaine et vous vous verrez progresser à une vitesse impressionnante. Par la suite quand vous passerez à 18 ou 50 mètres (pour ceux qui font de la cible) ou à 20/25m (pour les chasseurs) vous ne vous reconnaitrez plus.


Inutile, également, de se fixer des contraintes horaire prohibitives. Faire bien voler un fut nu demande une concentration et une régularité maximum, c'est donc pas la peine de se rajouter en plus le stress du temps en se disant qu'il faut en balancer au moins 10 en 8 minutes (sachant qu'entre chaque tir, il faut aller chercher son fut, ce qui implique de reprendre sa position au retour) ! Prenez votre temps, vous êtes là aussi pour vous faire plaisir et le temps que vous y mettez n'a aucune importance.


Personnellement j'ai fait 1 séance à 2 mètres, elle a duré 20 minutes, ça m'a de suite gavé, je faisais des trous dans les trous. J'en ai fait deux autres à 4 mètres, même chose... j'ai quand même fait 30 tirs à chaque fois. J'en ai fait une à 6 mètres. Itou mais déjà nettement plus compliqué. Et maintenant je suis à 8 mètres distance à laquelle il va surement me falloir quelques dizaines d'entrainements avant de resserrer mon groupement d'un tiers.


En image ça donne ça: 30 tirs ce matin à 8 mètres en fut nu...le point visé est le croisillon au feutre...le groupement est inférieur à la pièce de 20ct d'euros mais pas de beaucoup, donc pas top, en théorie c'est le 10 à 18 mètres ! L’objectif consistera à le réduire au moins du 1/3 ce qui prendra surement un certain temps....accessoirement je pourrais aussi en profiter pour régler le latéral de mon pin !



Image IPB




Voilà, à vous de jouer....que ce soit de cette façon ou d'une autre , il y a 1000 et 1 manières de s'entrainer...mais à moins de 10 mètres, au compound, après l'avoir parfaitement bien réglé, dans un garage, sans casse, sans surcout de ciblerie et avec efficience...avouez qu'il n'y en a pas des masses non plus !




#470473758 Un permis de moins pour le Gers

Posté alex.bowhunter - 02 June 2016 - 03:57 PM

Bonjour,
comme chaque année la fédé du Gers a décidé de ne pas autoriser le tir du sanglier à l'approche et à l'affut en été alors que son tir est autorisé en battue à partir du premier juin, ce qui est bien sur très logique puisque c'est la période des jeunes chevreuils par exemple... enfin bref, tout ça pour faire plaisir à l'association des chasseurs de chiens courants et ménager les gros jaloux du cochon ! Hé bien voila, nous y sommes, ces gens là ne faisant rien pour limiter le sanglier, au contraire puisque leur intérêt et d'en avoir toujours plus, les dégâts augmentent chaque année et le prix de mon permis comme celui des bracelets chevreuil du même coup alors qu'on m'empêche de participer à la régulation de cet animal... comme je prends tous les ans un permis national, j'ai décidé de ne plus le prendre dans le Gers mais dansun département voisin (Les Landes) qui lui œuvre pour la chasse à l'arc et autorise le tir du sanglier en été. Je ne veux plus participer à la paye de gens qui ne me représentent pas et j'encourage tous les archers qui sont dans mon cas à en faire de même...
bonnes flèches à tous, Alex


#470495377 Certitudes ?

Posté droledeseb - 08 August 2017 - 01:33 PM

30 minutes après, je suis de retour sur le lieu du tir. Je retrouve sans difficulté ma flèche, plantée au delà de la position du chevreuil. Elle est couverte de sang, je la laisse sur place pour revenir la chercher plus tard quand j'aurai trouvé l'animal.
Je suis la direction de fuite dans le pré jauni, le long de la lisière. Je ne vois pas de sang mais je ne le cherche pas particulièrement. J'ai l'habitude de ces tous premiers mètres avec peu d'indices, et de toutes façons je sais où il est entré dans le bois, et je sais qu'il est tombé quelques dizaines de mètres plus loin. A cet endroit, la piste débute, très abondante. Les ronces sont maculées, de grandes quantités de sang projetées au sol. Normal, quoi...Je suis cela sur 6 ou 8 mètres en légère montée, puis plus rien... Comment ça : plus rien !!?? :blink: :blink:
Il a dû faire demi-tour, gêné par la pente, et j'ai du rater la bifurcation. Je cherche, je recoupe. Rien. Rien de rien ! Il doit pourtant être là, couché, à moins de 30 mètres de moi. Non, rien.
Je retourne au dernier sang et insiste. Quelques petites gouttes éparses, dans une direction montante. Je suis encore la piste très difficilement sur 15 ou 20 mètres, le nez collé au sol, à ramper sous les buis en décomposition, avec le jour déclinant, la frontale pour seul soleil, la boussole du moral en chute libre.
50 m au dessus de moi, un chevreuil aboie. Celui que j'ai tiré ? Non, pas possible, "le mien" est forcément mort, je l'ai vu !
Le doute s'était installé, il prend toute la place maintenant. Je ne comprend plus rien, plus rien du tout. Il faut se rendre à l'évidence : les choses ne se sont pas passées comme je les ai vues. Il n'a pas pris la flèche là où je l'ai vu entrer et là où j'ai vu ce trou béant sur son pelage, sinon je l'aurai déjà trouvé. Je reviens à ma flèche et l'inspecte plus attentivement. Elle n'est pas "trempée" comme elle devrait l'être, c'est du muscle qu'elle a traversé !
Le grand bonheur de l'instant passé se transforme en cauchemar... Ces indices sur la flèche. Du sang, puis plus. Cette piste qui monte. Ce chevreuil qui aboie. "Mon" brocard, qui n'est pas couché là comme j'étais certain de le trouver. Je sais ce que c'est, ou du moins ce que ce n'est pas. Je n'y crois plus, mais il faut aller au bout, on ne sait jamais
Je marque la piste et appelle un conducteur de chien pour le lendemain matin. La nuit qui suit est affreuse, comme elles le sont toujours pour moi dans de pareils cas (et je me dis que c'est plutôt bon signe et que heureusement, elles sont fort rares).

La recherche pourtant assidue du lendemain confirmera l'échec, sans aucunement lever les interrogations. Nous trouvons une reposée, peut être vers l'endroit où je me fais aboyer la veille. Pas sûr. Rien de concluant, pas d'explication.

Le film tel que je me le refais, à froid :
+ J'ai mis une flèche de merde (devant de l'épaule en avant du sternum, ou dessus d'omoplate). Malheureusement, ça arrive.
+ il a couru jusqu'à l'intérieur de la lisière et là il a ralenti, voire s''est presque arrêté. d'où la piste abondante sur quelques mètres.
+ Etant à mauvais vent, il m'a senti et a bougé jusqu'à une reposée, à 50/60 mètres de là. Peut être lorsque je suis parti, 5 minutes après le tir.
+ Je le relève lorsque je reviens le chercher, 30 minutes plus tard.
+ Même à 5 mètres, même en plein jour, même au tradi pas rapide, même avec 2 décennies d'expériences riches et une excellente vue confirmée par mon médecin : j'ai complètement mal vu et mal entendu ce qu'il s'est passé.
+ Je n'ai pas inspecté avec suffisamment d'attention les indices sur ma flèche. Peut être que j'aurai agi différemment (mais pas sûr, tellement sur le coup j'étais sûr de moi !)

Je ne crois pas en grand chose mais il reste à prier pour que la blessure soit bénigne et située à un endroit où il pourra la nettoyer. Désolé mon beau, ce n'était pas cela que je voulais ni pour toi, ni pour moi. Mais cela peut arriver et même si le pardon t'est inconnu, il me faut bien l'implorer. Je connais maintenant un de mes objectifs pour la suite de la saison : tenter de te retrouver (de préférence vivant !).

Ce n'est pas la première fois que l'appréciation du chasseur ou des spectateurs d'une scène est prise en défaut mais cette petite histoire l'illustre à merveille : ne croyez pas (que) ce que vous voyez ou avez cru voir. On a beau le savoir, il arrive encore de tomber dans le panneau. Laissez les certitudes à la maison et mettez une bonne dose d'humilité dans vos poches :zen:
Bon été à tous :coucou:


#470482479 Tombola Archasse 2016

Posté marc67 - 30 November 2016 - 09:29 PM

lot n° 22 :

La chasse à l'arc c'est rigolo, mais ça fait pas assez grossir ! Un kit casse-croûte ;

​Petite sacoche contenant deux petites planches à découper, les couverts pour deux et L'INDISPENSABLE tire bouchon. Je me charge de fournir la première bouteille de vin, d'Alsace évidemment, bio de surcroît ; cépage au choix du gagnant.

​NB ; l'abus d'alcool est dangereux, pour ceux qui n'en consomment pas je mettrais autre chose...