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glossaire des compounds

à lusage des bricolos

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nevermind

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Posté 10 May 2014 - 02:00 PM

je vais essayer de faire un glossaire que j'abonderai au fur et à mesure de ma disponibilité.Je veux le faire sur un post unique de façon à ce qu'à la fin on puisse en trouver tous les éléments au même endroit.Ça prendra le temps qu'il faudra ce qui nécessitera un peu (beaucoup) de patience (il faut par exemple me laisser le temps d'écrire, de me relire et de corriger le texte qui peut avoir des coquilles surtout quand les gamins m’empêchent de réfléchir!).
Ce n'est pas un post interactif dans le sens où je ne souhaite pas que chacun puisse venir y rajouter sa propre définition ou vision des choses. Non pas par esprit de défiance mais tout simplement pour éviter que l'on se retrouve avec 40 interprétations différentes (voire contradictoires) du même élément.
Les sources sont issues d'un peu partout, notamment les photos que j'ai récupérées sur internet pour la plupart ; il ne s'agit toutefois pas d'une simple compilation mais d'un véritable travail d'analyse au regard de ma propre expérience ce qui explique pourquoi il y a certains aspects à propos desquels j'ai un avis très personnel. Comme c'est moi qui fait le boulot, on voudra bien m'en accorder le privilège...

Bon alors c'est parti:


Allonge (draw length) :

Au compound il faut distinguer deux types d'allonge ; celle qui est propre à l'arc et celle du tireur. La configuration optimale consiste à faire correspondre celle de l'arc à celle du tireur.
  • L'allonge de l'arc se mesure à l'armé ; la mesure part du creux de l'encoche jusqu'à la projection du point pivot (point le plus creux de la poignée) sur la poignée. A cette distance il faut rajouter 1.75'' pour rentrer dans le référentiel AMO qui est utilisé par les constructeurs.


Force est de constater, lorsqu'on se livre à cet exercice, qu'un certain nombre de constructeurs appréhendent la mesure de l'allonge avec une certaine dose d'optimisme, n'hésitant pas, pour certains d'entre eux, à produire des arcs dont l'allonge est supérieure d'1/2'' à la valeur qu'ils annoncent.


C'est que les enjeux sont considérables. A la norme IBO, un pouce d'allonge peut rapporter jusqu'à 10fps supplémentaires, selon le rendement de l'arc, de ses cames et du ratio gpp tiré (grains per pound = grains par livre; en l'occurrence 70#@30" & 5gpp). On peut donc très facilement doper de 5fps la performance IBO d'un compound en trichant un peu sur la mesure de son allonge réelle. Une tentation facile quand on sait quelle est l'importance qu'accordent les chasseurs à la vitesse de leur arc. D'autant plus facile que très difficile à contredire tant les différences peuvent être importantes d'une marque de chronographe à l'autre. Cette règle des 10fps par pouce d'allonge supplémentaire doit donc être considérée comme une règle moyenne. Certaines cames à module d'allonge complètement réglable ont, par exemple, des rendements moindres sur les allonges inférieures ou intermédiaires, ce qui fait qu'il est assez rare de voir un arc, à module d'allonge réglable, conserver la correspondance de sa vitesse IBO sur toutes les longueurs d'allonges qu'il propose.


Ces distorsions qui pourraient prêter à sourire (en effet, sur un arc à 330 ou 340 IBO, 3 ou 4fps en + ou en -, c'est pas forcément la mort du petit cheval), s'avère nettement moins drôle lorsque l'on achète un arc dont la came correspond à une longueur d'allonge unique. Dans ce cas, les exagérations du constructeur peuvent s'avérer réellement incapacitante pour l’utilisateur aussi convient-il de s'entendre préalablement sur l'éventualité de cet aspect avec son revendeur dans l’hypothèse où l'on s'y retrouverait confronté à la réception d'un arc acheté par VPC.


Face à toutes ces difficultés, certains constructeurs, comme hoyt par exemple, s'adaptent en proposant des cames de tailles différentes adaptées à des plages d'allonge évoluant par ½'' sur un total de 2'' grâce à l'utilisation de modules d'allonge différents. D'autres (bowtech, pse), préfèrent fournir des plages d'allonge pouvant aller de 26 (voire 24) à 30'' (voire même de 27 à 31) selon les arcs. Mathews, en plus d'arcs à modules d'allonge interchangeables (en général des binary), propose aussi des arcs à taille d'allonge unique (en général des solo) mais avec possibilité de changer l'allonge d'1/2'' en changeant la corde de plot de fixation ; c'est également le cas chez NBA. D'autres enfin (comme prime par exemple), proposent des cames à allonge unique, censées garantir un rendement optimal pour chaque longueur d'allonge proposée.


D'une façon générale, on considère que l'on peut rattraper +/- ¼'' d'allonge en jouant sur la longueur de la corde. Sur les solocames (dont la corde est beaucoup plus longue), on peut même aller au delà même si cette opération se fait forcément au détriment du ratio d'enroulement de la corde. Pour gagner de l'allonge, il suffit tout simplement de dé-torsader la corde (ce qui bien évidemment aura des conséquences secondaires comme l'augmentation de l'ATA et de la puissance de l'arc ou la diminution du band). Pour l'opération inverse (perdre un peu d'allonge), il suffit de faire l'inverse (enrouler davantage la corde) ce qui produira également les conséquences secondaires inverses. On ne peut pas toutefois dé-torsader indéfiniment sa corde, la visette ayant besoin d'un nombre minimum de torsades pour pouvoir être placée et stabilisée à la bonne hauteur. Quelle que soit l'opération effectuée sur la corde, l'allonge variera de la longueur qui aura été modifiée sur la corde, 4 tours complets pouvant permettre d'évoluer de 6 à 8mm selon le ratio de torsade initial.

  • L'allonge organique du tireur est celle qui détermine celle dont il doit disposer sur l'arc. D'une manière usuelle, les chasseurs se placent assez régulièrement en sur-allonge, soit par ignorance soit par « appât du gain » (plus d'allonge c'est plus de vitesse donc plus de pénétration et moins de parabole). Tirer en sur-allonge, provoque néanmoins une multitude de complications : décalage latéraux en lame, manque d'endurance, de confort au tir, de régularité en précision, difficulté récurrentes à maintenir la tension requise contre le mur (creeping) entraînant soit des désarmements intempestifs soit de substantiels écarts verticaux au tir. Bref, que des emmerdes même si un tireur appliqué pourra parvenir à s'affranchir ponctuellement d'un certain nombre de ces inconvénients. A noter qu'une allonge trop importante se traduira, chez un droitier, par l'impossibilité chronique de faire disparaître la déchirure latérale gauche obtenue au trou papier ; en cas de sous-allonge, ce sera juste l'inverse. L'allonge peut également varier en fonction du type de décocheur (index ou poignée) utilisé. Mais dans ce cas c'est plus vers la longueur du loop ou de la tige du décocheur qu'il faudra chercher des solutions plutôt que sur l'allonge de l'arc proprement dite (ce qui conduirait à agir sur la conséquence plutôt que sur la cause). Selon la largeur du visage, le positionnement idéal de la main à l'ancrage nécessitera des agencements qui restent liés à la morphologie des uns ou des autres. De la même façon, l'allonge variera sensiblement (¼'') selon la hauteur à laquelle se trouvera le point d'ancrage, chacun tireur devant trouver celle qui lui convient le mieux. Mais dès lors que le loop (hauteur des berger hole) et la visette (hauteur de l'oeil, tête droite, jamais inclinée) sont correctement positionnés, il ne reste plus trop de combinaison possibles qui conduiraient à faire varier la hauteur du point d'ancrage et donc, de ce fait, l'allonge requise.
ATA = axe to axe = entraxe

Distance qui sépare le centre des deux axes (goupilles) qui permettent de fixer les poulies sur les branches.
  • L'ATA est une donnée fondamentale qui permet de mesurer l'inclinaison des branches laquelle rend compte d'un certain nombre de paramètres tout aussi importants. En général, on trouve sa distance indiquée sur le sticker collé sur les branches. On le trouve également, pour chaque modèle, sur le site des constructeurs.
  • L'ATA se mesure dans le respect d'une tolérance de +/-3mm, ce qui veut dire que l'on peut estimer être dans la norme constructeur tant que l'on est à + ou - 3mm de la mesure recommandée. Pour le mesurer, plutôt que de s'enquiquiner à essayer de mesurer la distance séparant le centre de chaque goupille, il suffit de mesurer la distance allant de l'extrémité extérieure de l'une à l'extrémité intérieure de l'autre, ça revient au même. Compte tenu du fait que les cames peuvent avoir du lean, dès lors qu'il y a un yoke, l'ATA mesuré à gauche n'est pas forcément le même que celui mesuré à droite. On peut très bien avoir 3mm de différence entre les deux côtés comme c'est généralement le cas sur l'overdrive.
  • D'une façon générale, pour diminuer l'ATA, il faut raccourcir les cables. Quand l'ATA diminue, la puissance de l'arc augmente.Visser la corde diminue également très légèrement l'ATA ainsi que le fait de dévisser les branches. Bien évidemment toutes les opérations inverses produisent le résultat inverse. Sur un solocame, le fait de fixer la corde sur le plot d'allonge inférieur diminuera également l'ATA.
Suivre l'évolution de la longueur de l'ATA permet de mesurer l'élongation des synthétiques à condition d'avoir noté la mesure initiale à l'issue de la phase de réglage de l'arc. La mesure constructeur correspond toujours à la mesure obtenue avec les branches vissées à fond.

Le contrôle de l'ATA est donc un excellent moyen de contrôler la conformité du réglage d'un compound notamment lorsqu'on le conjugue au contrôle du band.

Band: brace height

Sur un compound (comme sur un arc tradi d'ailleurs), le band c'est la distance qui sépare la corde du point pivot (c'est à dire le point le plus creux de la poignée). On le mesure en lecture directe avec une équerre d'archerie. C'est une donnée très intéressante qui permet de contrôler la conformité des réglages d'un arc aux recommandations du constructeur. Mais c'est surtout la cause et la conséquence d'un certain nombre de phénomènes qui méritent une très grande attention.

Le band est donc avant tout un élément de mesure:
  • qui contribue à trouver la longueur de l'allonge: puisqu'il va permettre de trouver la distance à partir de laquelle on doit mesurer l'allonge de l'arc. Pour y parvenir, il faut d'abord mesurer très exactement la distance qui va du point pivot à la corde (donc le band). Puis dans un deuxième temps reporter cette même distance mais désormais dans le sens inverse en partant du point d'encochage et en allant vers la poignée. C'est à l'endroit précis de la poignée où se trouvera reportée cette distance qu'il faudra mesurer l'allonge de l'arc. L'allonge de l'arc sera donc, à l'ancrage, la distance allant du creux de l'encoche jusqu'à la projection du point pivot (telle que déterminée ci-dessus) sur la poignée. Distance à laquelle il faudra rajouter 1.75" pour avoir l'allonge AMO. Parfois, la projection du point pivot sur la fenêtre de tir tombe pile poil au milieu du trou du logement de la vis de fixation du repose flèche (berger hole) et parfois ça n'est pas le cas... d'où l'intérêt de savoir où et comment reporter très finement la longueur mesurée sur le band.
  • retranscrivant la distance optimale entre la corde et la poignée. Dans ce cas, il faut entendre le band comme un référentiel de contrôle. Si le constructeur annonce un band de 6", cela veut donc dire que les branches atteignent leur courbure optimale et que les cames sont dans leur position (orientation) optimale, lorsque la corde se trouve à 6" du point pivot. Si la corde se trouve à une autre distance alors c'est que l'un de ces deux éléments n'est pas respecté. Mais cela ne veut pas dire pour autant que la situation est dramatique puisque le band a tendance à évoluer consécutivement à un certain nombre d'opérations qui peuvent être exercées sur l'arc. Ainsi, il augmentera inéluctablement à chaque fois que l'on raccourcira l'ATA: soit en dévissant les branches, soit en diminuant la longueur des cables ou de la corde (et vice versa pour chacune de ces opérations). A ce titre là, il doit donc être mesuré branches serrées à fond lorsque l'on veut être certain que l'arc est très exactement aux recommandations constructeurs. Sur mon spyder turbo, si je dévisse les branches de 5 tours, le band augmente de 3mm; selon le pocket, l'opération est donc plus ou moins indolore sur ce seul paramètre.

    On comprend donc bien que la longueur du band devient la conséquence d'un certains nombres de paramètres qui sont propres à l'arc. A ce titre, la longueur du band est avant tout la résultante du reflex de la poignée qui lui même résulte de la taille et de la géométrie de l'arc. Mais le band est lui même la cause d'un certain nombre de phénomènes.

    Ainsi, le band joue un rôle important sur la vitesse: un pouce de band en + ou en -, c'est, en moyenne IBO (70#@30" & 5gpp) 10fps de + ou de moins. Cette règle que l'on applique sans vergogne, trouve un certains nombre de minorations selon le rendement de la came, des branches et du ratio grains par livre tiré. Mais même dans le cas le plus défavorable, la différence sur un compound moderne sera d'au moins 7fps. 1/4 de pouce de band en plus ou en moins (ce qui correspond à la plage d'évolution du band à l'occasion des réglages que l'on peut effectuer) peut donc se traduire par une variation de +/-2fps.
    Le band a également la réputation de jouer un rôle important sur la tolérance de l'arc. Cette notion qui était particulièrement vraie il y a une vingtaine d'années tend néanmoins à s'estomper considérablement en raison d'un certain nombre de paramètres qui n'existaient pas auparavant: c'est d'une part l'augmentation de la vitesse qui conduit à diminuer le temps de présence de la flèche sur la corde ce qui lui permet, de ce fait, de l'avoir quittée avant même que l'archer n'ait commencé à bouger; c'est d'autre part la généralisation des arrêtoirs de corde (string stoppers) qui limite également la possibilité de voyage anarchique de l'encoche sur les derniers centimètres de poussée; c'est également une meilleure conception de la géométrie des arcs qui limite tout autant l’apparition de "nock travel" en fin de cycle; c'est enfin de meilleures opportunités de réglage qui, là encore, conduisent à limiter ce même phénomène sur toute la durée du cycle. Avec au final, des arcs qui actuellement au band de 6" peuvent procurer un niveau de tolérance qui n'existait pas forcément, il y a 20 ans sur des arcs au band de 7.5" voire 8". Avec pour conséquence ultime, donc, une certaine relativité sur cette notion de tolérance qui a longtemps prévalu pour les arcs au band "généreux" mais qui n'engage plus forcément le niveau de tolérance dont on peut disposer sur certains compounds au band très court. 7" reste toutefois, pour beaucoup, le band permettant d'obtenir le meilleur compromis.

    D'une façon générale, le band ne doit pas être considéré comme la distance à laquelle la corde arrête de pousser la flèche. Si rien ne vient arrêter la corde (et les string stoppers n'y suffisent pas), cette dernière a tendance à largement dépasser la valeur minimale imposée par le band, continuant à se rapprocher de la poignée bien au delà de cette valeur. C'est à cause de ce phénomène que l'on peut continuer à avoir des contacts intempestifs entre la corde et, par exemple, le bracelet de sa montre lorsque l'on utilise certains arcs au band très court et au reflex spécifique. Mais à ce moment là, la flèche a normalement déjà quitté la corde !
Cames : cams

Les cames sont des poulies excentriques. Fonctionnant selon le principe de toutes poulies, elles permettent d'optimiser la montée en puissance de la courbe de force tout en réduisant le poids de traction plus ou moins progressivement durant le cycle d'armement. A l'issue de leur basculement, après être passé dans une vallée plus ou moins longue, le tireur ne se retrouve plus qu'avec une infime partie de la puissance initiale (letoff) dont il doit supporter le poids avant de s'appuyer contre le mur.

Elles sont à l'origine de 4 systèmes différents.
  • le solo came : une seule came, fixée sur la branche du bas ; complétée en haut par une roue (idler wheel) sur laquelle évolue la corde. Fonctionnant à partir de deux pièces de synthétiques (une corde très longue et un cable réduit au moins de moitié), les solo sont d'un fonctionnement assez basique qui les rend très simple à régler. On ne peut, en effet, qu'ajuster l'inclinaison de la roue grace au yoke du buss (cf rubrique cordes et cables) ainsi que la position de départ de la came (timing). Une fois ces opérations effectuées, on reste tributaire de la conception générale qui permet de plus ou moins bien résorber le déplacement de l'encoche (nock travel) latéral ou vertical (on peut essayer de ce côté là de jouer sur le tiller qui est un puissant levier pour modifier l'équilibrage du travail des branches). Certains modèles s'en sortent plutôt bien et d'autres plutôt mal. On aurait tendance à considérer que les solo sont plus souples et plus silencieux. Dans la réalité, surtout actuellement, c'est surtout une question de modèles, les solo pouvant proposer, comme tous les autres systèmes, le meilleur comme le pire. Le mur manque parfois de fermeté compte tenu de la présence d'un seul point de contact contre le cable. Des solutions alternatives sont donc progressivement apparues (limb draw stop / bloqueur d'allonge de branche) permettant de complètement surmonter cette faiblesse. Les solo sont actuellement considérés comme en perte de vitesse par un très grand nombre d’utilisateurs dont je fais partie. Mais ils ont également leurs inconditionnels. Tout ceci pouvant fort bien conduire à rallumer les guerres de religion, voire bien pire, je me garderai donc bien d'en dire davantage préférant simplement dire qu'ils ne sont pas ma tasse de thé notamment au regard du risque d'élongation de la corde beaucoup plus important. Il faut donc penser de temps à autre à contrôler timing et allonge, le cas échéant.
  • Les binary : 2 cames, liées l’une à l'autre. Un système, développé à partir de 2005 par bowtech, sensé régler tous problèmes de synchronisation grace à l'asservissement réciproque des deux cames par le biais de 2 cables connectés sur chacune d'entre elles. Plutôt que de s'appuyer sur la branche opposée, les cames s'appuient l'une sur l'autre, créant de ce fait un système flottant, sans contrainte, qui s'équilibre automatiquement en timing et en synchronisation. Dans la théorie c'est donc un système qui supprime tout nock travel du fait de son auto équilibrage permanent. Dans la réalité, ce n'est pas aussi simple que ça : le système nécessite lui aussi un équilibrage parfait de la longueur des synthétiques si l'on souhaite obtenir un réglage optimal. Pour bien régler un pur binary (voir en fin d'article la différence avec l'overdrive), on s'attachera plus particulièrement à travailler sur : la longueur de l'allonge, la synchro des cames et la valeur du letoff qui apparaissent comme des indicateurs au moins aussi efficients que l'ATA ou le band. Parallèlement, les purs binary (pas de yoke) n'offrent aucune opportunité de réglage de l'inclinaison des cames ce qui nécessite l'emploi préférentiel de branches monoblocs. On trouve néanmoins des tas de constructeurs qui s'en affranchissent (NBA, obsession) ce qui nécessite un excellent équilibrage de leur rigidité (on parle aussi de spine des branches comme pour les tubes). Certains binary de la première génération vieillissaient assez mal, terminant avec un lean important (elite par exemple). Il semblerait que cette époque soit révolue avec l'amélioration de la qualité des matériaux employés. Le lean en soit n'est pas un drame absolu, en cas d'apparition, il rapproche tout simplement le compound de l'arc tradi, requérant une optimisation beaucoup plus fine du spine dynamique du projectile et manifestant une intolérance beaucoup plus prononcée à tout ce qui pourrait l'altérer. A noter que certains binary se règlent en privilégiant d'abord le contact de la came du bas à l'inverse de ce que demande la plupart des hybrides.
  • L'hybrid : réunissant 2 cames, l'hybrid se compose d'une « control came » en haut et d'une « power came » en bas. Le système est relié par un control cable, un buss cable (qui se sépare en yoke) et une corde. Basé sur un brevet darton, il a été remis au goût du jour par hoyt et également repris par PSE (qui conserve également quelques solo à son catalogue). Ce sont des arcs assez faciles à régler, qui permettent un excellent contrôle du nock travel et du lean mais qui nécessitent de ce fait une attention toute particulière au timing et à la synchro lors du réglage. En général, la came du bas doit partir avec un tout petit peu de retard par rapport à la came du haut qui doit arriver en butée 1 à 2 mm avant celle du bas. En l'absence de timing zone (ce qui est le cas des cames hoyt), on travaillera en contrôlant le band, l'ATA et aussi le letoff qui normalement s'avère très proche de la valeur recommandée lorsque l'arc est au band et à l'ATA.
  • Les twin cams (cames jumelles) : également appelés two cams ou dual cam. Comme leur nom l'indique, les twin cams sont composées de 2 cames parfaitement semblables et indépendantes. Quand elles sont correctement synchronisées et que leur position de départ est optimale, elles permettent un contrôle total du nock travel. Ce sont, de loin, les systèmes les plus complexes à régler mais le résultat est toujours à la hauteur avec souvent d'excellentes opportunités de contrôle du lean. Longtemps considérés comme bruyants, les twins cams ne le sont plus vraiment, mon absolute étant d'ailleurs et de loin, le compound le plus silencieux (bien plus qu'un tradi) qu'il m'ait été donné de tirer.
  • A noter qu'une bagarre dantesque porte encore sur la qualification des systèmes AVS de mathews et overdrive binary de bowtech. Ces 2 systèmes sont en fait des binary mais un peu particuliers compte tenu du fait que les cames ne deviennent liées l'une à l'autre que sur la deuxième partie du cycle. Pour comprendre la subtilité de cette différence, il faudrait avoir des connaissances qui dépassent très largement mes propres souvenirs de mécanique aussi je m'en remet sans hésitation à ceux qui maîtrisent le sujet mieux que moi. L'overdrive binary présente au final des opportunités exceptionnelles d'optimisation des réglages. Je me garderai bien d'en dire autant sur le système AVS qui demande de retirer les cames pour changer les yokes !
center shot = tir au centre des branches
  • L'expression center shot signifie que l'axe d'évolution de la flèche passe par le centre des branches.
  • Sur un compound (comme sur un arc tradi d'ailleurs) c'est la situation la plus favorable à l'égard des approximations de spine dès lors que la corde ne produit pas, non plus, de nock travel horizontal (déplacement latéral de la corde et donc de l'encoche) en raison de l'inclinaison des cames (came lean).
  • De ce fait, idéalement, le repose flèche doit se trouver au center shot ce qui permet, en plus, de faire correspondre l'axe de la la ligne de visée à celui du déplacement de la flèche (d'où l'absence de correction à l'issue du "walk back tuning" le plus souvent). Moins les cames sont inclinées (came lean), plus le repose flèche tend vers le centre des branches (center shot) et plus l'arc devient tolérant aux approximations de spine dynamique. A contrario, plus on s'éloigne de cette configuration optimale et plus le compound devient intolérant aux approximations de spine. Il se rapproche alors de l'arc tradi et nécessite, dans ce cas, les mêmes efforts d'optimisation du spine dynamique du projectile que sur un arc tradi.
  • Pour trouver le center shot, on peut utiliser soit les repères qui sont fournis par le constructeur (expl milieu rouge de la poignée chez mathews; ligne gravée sur le rebord horizontal de la fenêtre de tir chez pse), soit les données constructeurs (certains prennent encore la peine de l'indiquer dans leur notice), soit jouer sur les perspectives (et ce ne sera dans ce cas qu'une approximation de départ) ou soit utiliser des outils (malheureusement assez couteux) qui peuvent être des lazer ou de façon beaucoup plus simple (et moins onéreuse) des outils mécaniques qui permettent de ramener au fut la distance mesurée entre la corde (forcément au center shot) et la poignée (qui sert juste de reférentiel de distance). Le positionnement, plus ou moins optimal selon la méthode utilisée, nécessite ensuite des ajustages plus ou moins importants lors du walk back tuning.
  • Un grand nombre d'arc ont actuellement leur centershot à 2cm de la fenêtre de tir; c'est donc un bon point de départ pour la plupart d'entre eux lorsque on ne sait vraiment à quelle distance il faut commencer. Mais le fait de jouer sur les perspectives donne souvent une indication suffisante pour pouvoir débuter le protocole de réglage.
Cordes et cables: strings and cables

La corde est le synthétique sur lequel se fixe la flèche.Tous les autres synthétiques sont des cables. Le cable qui se sépare en Y (yoke) porte le nom de buss cable. Le Y peut être le fait d'une séparation du cable en deux parties (split yoke) ou d'une pièce rajoutée à l'extrémité d'un cable conventionnel (yoke flottant = floating yoke). Sur les hybrids, l'autre cable s'appelle le control cable. Sur les binary, on parlera tout simplement de cables et parfois de cable du haut ou de cable du bas même si cette appellation me semble être tombée en désuétude.

Sauf curiosités, les synthétiques utilisées pour les compounds sont des cordes "sans fin" (endless) faites de fibres diverses et variées (il y aurait beaucoup à dire à ce sujet, sans doute plus tard). La plus célèbre, au moins pour la stabilité qu'elle donne aux cables, reste le 452x de chez BCY. Les nouvelles fibres ayant tendance à se multiplier, on trouve également de plus en plus de parures en 8190 et encore un certain nombre en 8125 (qui fait d'excellentes cordes). Bien stabilisées, les fibres récentes s'allongent relativement peu ce qui permet de garantir la pérennité des réglages opérés sur un arc (ce qui est d'ailleurs leur fonction principale en dehors de toutes considérations purement mécaniques). La différence se joue surtout lors des plus fortes températures à l'occasion desquelles certaines peuvent s'avérer moins stables que d'autres.

Le ratio d'enroulement optimal (twisting) des synthétiques de compound est d'1 tour tous les 1,5" de longueur de corde. Ce ratio n'a rien de magique, c'est tout simplement le ratio que l'on obtient naturellement lorsque l'on enroule une corde à 100# de tension et que l'on s'arrête une fois que les 2 torons se sont rejoints au pied de ce qui va devenir la boucle. Le ratio de twisting maximum est d'1 tour / pouce de longueur. Au delà, la corde (qui peut être un cable) va avoir tendance à rapidement perdre toute stabilité ce qui conduira à devoir passer son temps à la raccourcir. Sur les cables ont peut toutefois très largement s'affranchir de ce ratio et descendre à 1T/3'' voire même moins. Un faible ratio de twisting permet de travailler très finement sur la longueur d'un cable et parfois c'est une nécessité.

Les synthétiques sont protégées par des tranche-fils (serving) qui ne doivent pas être cirés. On peut les entretenir avec du « liquid lok » (brownell) là l'on veut éviter leur séparation rapide ou du « cam ez » là où l'on souhaite favoriser leur lubrification. Certaines cames, très agressives, détruisent les tranche fils très rapidement. Un remplacement du tranche-fil est toujours envisageable mais ne sera véritablement efficace qu'à 300# (voire beaucoup plus sur un tranche fil central de corde) de tension. Le diamètre du tranche-fil utilisé ne doit pas dépasser le .018 si l'on ne souhaite pas se retrouver avec des surépaisseurs dans les gorges de cames qui ralentiraient l'ensemble et favoriseraient les séparations. Le diamètre le plus approprié pour les tranche fils centraux est le .021.

La corde doit être l'objet de la plus grande des attentions. Bien entretenue, elle durera sensiblement plus longtemps que dans le cas contraire. Particulièrement sensibles aux conditions atmosphériques, les synthétiques s’abîment beaucoup plus vite en condition de chasse qu'en salle. Toute rupture de brins doit se traduire par une réforme très rapide.

La durée de vie moyenne d'un set de synthétiques est difficile à déterminer à priori : elle va dépendre des sollicitations inhérentes au fonctionnement de l'arc, de la qualité de facture, du nombre de brins employés, de la nature de la fibre, des conditions et de la fréquence d'utilisation ainsi que de l'entretien. Chez les chasseurs on a tendance à considérer qu'il faut en changer tous les deux ans, ce qui me semble une bonne moyenne au regard de l'impact que peuvent avoir les conditions atmosphériques. Si l'arc ne sort que « trois fois » dans l'année, cinq ans me semble un maximum. Si l'arc sort tous les jours, un changement annuel s'impose. Lorsque les conditions sont optimales, certaines parures de synthétiques dure 3 à 4.000 tirs, d'autres le double, d'autres le triple voire bien plus.Tout dépend de l'agressivité de la came qui dans ce domaine fait vraiment la différence.

D'une façon générale, mieux vaut retenir que les synthétiques sont à l'arc ce que les pneumatiques sont à la voiture. Ils contribuent à sa performance au même titre que vos pneus. Une bonne corde se reconnaît instantanément : la visette se stabilise en très peu de tirs. S'il en faut plus de 50, c'est qu'il y a un souci. S'il en faut plus de 100 , c'est qu'il y a un gros souci. Au delà c'est qu'il y a un très gros souci. Les 15 dernières cordes que j'ai faites (pour parler de choses relativement fraîches dans mon esprit), que ce soit en 452x, en 8125G, en astro, en 8190 ou en « X » se sont toutes stabilisées en moins de 10 tirs (plutôt 2 ou 3 d'ailleurs). Si moi je suis capable d'y arriver avec mes petits moyens je ne vois pas pourquoi un industriel ne le serait pas avec ses machines outils pneumatiques.

Le gain moyen que l'on peut escompter entre une très bonne corde et une très mauvaise est d'environ 12fps. Mais entre 2 très bonnes cordes, la qualité de la fibre et l'optimisation du nombre de brins permettra un gain maximum de 2 à 4fps. Bon à savoir : la place des accélérateurs (speed buttons) varie sensiblement selon la fibre utilisée ; la transposition n'est donc pas systématique aussi ne faut- il pas hésiter à les déplacer de quelques mm, le cas échéant, lorsque l'on passe d'une fibre à une autre. Le seul moyen consiste à procéder par dichotomie face à un chronographe: c'est long, fastidieux mais c'est le propre de toute recherche ultime.

Si la corde est l'élément qui assure directement la propulsion, les cables sont ceux qui assurent la stabilité des réglages. Les synthétiques ont donc un rôle prioritaire à jouer dans le fonctionnement et la régularité de l'arc. Les constructeurs y attachent une importance de plus en plus salutaire et c'est tant mieux. Quand je reçois un arc, c'est le premier élément que je regarde. On juge du sérieux d'un constructeur au sérieux de ses synthétiques (qui souvent sont sous traités). Et selon le niveau de gamme on s'aperçoit très vite comment les constructeurs appréhendent eux mêmes l'importance qu'ils y accordent.

cycle des compounds : draw cycle

Image IPB


l'exemple ci dessus permet de visualiser le cycle complet d'un compound durant sa phase d'armement puis de désarmement.
  • DFC = draw force curve = courbe de force.
  • draw weight = puissance en livres
  • powerstroke = distance en pouces de déplacement de la corde moins (-) la longueur du band moins (-) 1.75"
  • 1 = point de départ
  • 2 = montée en puissance de la courbe de force
  • 3 = pic (apogée) de puissance
  • 4 = déclin progressif de la puissance
  • 5 = actual letoff = letoff IBO = correspond à la valeur annoncée par les constructeurs
  • 6 = wall = mur
  • 7 = effective letoff: letoff obtenu au désarmement, toujours un peu plus important qu'à pleine allonge (phénomène d'hystéresis)
chaque type de came donne un profil de courbe différent, extrêmement caractéristique et parfaitement représentatif de la dynamique musculaire requise

Image IPB
  • came souple: retenir que plus la courbe de force ressemble au profil d'une cloche et plus l'arc s'avère souple à armer; en contrepartie l’énergie emmagasinée (en vert) est moins importante. C'est typiquement le niveau de performance que l'on obtenait avec les modèles d'il y a 20 ans.
  • came moyenne: excellent compromis de souplesse, ce profil en forme de colline renvoie à des vitesses comprises entre 300/320fps. C'est le profil type des arcs qui actuellement sont qualifiés de très souples.
  • came dure: moins le pic est identifiable, plus l'apogée de la courbe tend à ressembler à un plateau et plus l'arc devient difficile à armer; l'effort de traction à entretenir peut passer du simple au double par rapport à une came souple; en contrepartie l'arc emmagasine beaucoup plus d’énergie et restitue beaucoup plus de vitesse. En général on est là à plus de 330fps IBO.
  • la conséquence des profils de courbe est immédiate: la vallée, large, sur une came souple, devient quasi inexistante sur une came dure avec pour conséquence un rappel immédiat de la main de corde dès lors que la poussée exercée contre le mur s'affaiblit.
Le profil théorique maximal d'energie serait celui-ci:

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ça donnerait un arc sans band ni letoff, demandant de tracter toute la puissance disponible sur toute la longueur du déplacement de corde ... et l'arc serait tout bonnement intirable !

parlons maintenant un peu de la vallée:
  • La vallée dépend de la géométrie de la came; elle se traduit par ce que l'on ressent quand on arrive à pleine allonge au moment où le letoff est à son maximum. A ce moment là, le poids à retenir n'est plus que de 20% à 30% (en moyenne) du poids que l'arc atteint à l'apogée de sa puissance (pic).
  • A l'ancrage, le tireur peut rester dans cette position aussi longtemps qu'il est capable de supporter le poids de traction. Mais dès lors qu'il relache un peu la tension (creeping en anglais; d'où la méthode dite de "creep tuning"), le tireur va se faire plus ou moins rapidement embarquer vers un désarmement qui sera plus ou moins intempestif (ou facile à maitriser) selon le profil de la came. La vallée c'est donc très concrètement cette "zone tampon" que la came accorde au tireur et qui lui permet d'amortir plus ou moins un éventuel relachement de son effort de traction avant qu'il ne se fasse entrainer au désarmement de l'arc.
  • partant de là, on mesure sur le shéma du dessous, tout l'intérêt des différents profils de cames en matière de vallée et leur conséquence sur l'organisation de celle-ci...avec en rouge une bonne idée de la profondeur de la zone tampon. On comprend donc qu'il est quasiment impossible de relâcher la tension sur les arcs à came très agressive sous peine de se faire presque instantanément rappeler à l'ordre. D'où l'importance, plus encore dans ce cas, d'être à la bonne allonge.
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Posté 24 May 2014 - 04:12 PM

Détalonnage = nock height = nocking point
  • Le détalonnage, c'est la hauteur du point d'encochage par rapport au repose flèche.
  • ceci étant dit la hauteur du détalonnage ne se détermine pas n'importe comment. D'une façon générale, plus le point d'encochage se rapproche du centre de l'arc et moins le détalonnage qui en résultera aura tendance à produire du nock travel. Selon les constructeurs, il y a toutefois des différences de conception très sensibles sur la place que doit avoir chaque élément dans la géométrie de l'arc: ainsi sur le rpm de bowtech, comme sur mon absolute d'ok archery, le point d'encochage tendrait plutôt vers le centre de l'arc alors que sur mon hoyt spyder turbo, ce serait plutôt le point pivot de la poignée qui le serait. La grande majorité des arc est toutefois désormais conçue pour avoir le tapis (shelf) au centre de l'arc de façon à ce que le point pivot soit juste en dessous et le point d'encochage juste au dessus.
  • Quel que soit le choix du constructeur et d'une façon très générale sur les compounds modernes, le détalonnage se calcule donc à partir d'une droite qui passerait par le centre du (ou des) trou(s) de berger (là où se visse le gros boulon qui sert à fixer le repose flèche), le point du repose flèche sur lequel s’appuiera la flèche et ceci jusqu'à former un angle de 90° au point d'intersection avec la corde. Pour matérialiser cette droite, il suffit d'utiliser une équerre d'archerie, de respecter son passage au niveau du milieu des trous de bergers et de placer le point d'encochage à environ 3mm au dessus du point d'intersection avec la corde. Puis à partir de là chercher la hauteur la plus adaptée.
  • Au vol, un détalonnage inapproprié se traduit par un marsouinage plus ou moins flagrant. Au compound où tout va très vite, il est toutefois très difficile de s'en rendre compte. C'est donc essentiellement au trou papier qu'il pourra s'apprécier.
  • Au trou papier, à 1.5m du tireur, quand le détalonnage est optimal, on obtient une empreinte de la pointe et de l'encoche qui apparaissent exactement à la même hauteur. Si en plus le spine dynamique est bon, on obtient alors un trou parfait, l'encoche passant alors exactement dans le trou fait par la pointe et par le fût. A contrario, une déchirure haute (verticale) indique que la flèche sort pointe basse et encoche haute. Situation qui nécessite alors de relever le repose flèche ou d'abaisser le loop pour y suppléer. Mais si la déchirure est basse (pointe vers le haut, encoche vers le bas), il faut alors procéder à l'inverse et abaisser le repose flèche.
  • Il peut arriver parfois que le détalonnage apparaisse comme impossible à régler, le tireur n'arrivant pas à s'affranchir de la déchirure verticale qu'il obtient quoiqu'il fasse pour tenter de la corriger; dans ce cas là, le marqueur du trou papier indique qu'un autre élément de l'arc produit du nock travel vertical et qu'il ne s'agit pas (plus) d'une erreur de détalonnage à proprement parlé. Dans la plupart des cas c'est qu'il s'agit d'un problème de synchronisation et/ou de timing. Par défaut, on règlera donc toujours son détalonnage sur une synchronisation completement neutre, quitte à devoir la faire évoluer ensuite si ça ne marche pas. Un loop mal placé ou un tiller mal équilibré peuvent également conduire au même résultat. Mais ça peut être également la conséquence d'une mauvaise synchronisation d'un repose flèche à effacement ou d'un talonnage de l'empennage sur le tapis d'arc dans l’hypothèse où la flèche ne passerait pas assez haut dans la fenêtre de tir (elle doit y passer le plus bas possible mais pas trop bas non plus!). Pour ces deux derniers cas, le détalonnage n'est pas à mettre en cause; ce sont simplement les points de contacts parasites qui changent l'orientation de la flèche qu'il faut supprimer.
  • une fois le point d'ancrage optimal définitivement identifié, il est opportun de le consolider. Pendant des années j'ai utilisé avec bonheur un simple loop entre les lèvres duquel je venais simplement clipser mon encoche. En dépit de tout ce que j'avais pu en lire, je n'ai jamais été assez bon tireur pour en éprouver une quelconque gêne à l'entrainement, y compris à très longue distance. Jusqu'au jour où l'un de mes loops s'est mis a ripper sur le tranche fil (TF) sans que je ne m'en aperçoive immédiatement. Depuis, je sécurise systématiquement mon détalonnage avec un brin de TF que j'entoure 6 fois autour de la corde au pied de l'encoche et 4 fois au dessus. Je fixe fermement le tout et pose une goute de loctite en sus. Ça permet de limiter le stress qu'engendre le loop sur l'encoche et surtout d'éviter qu'un beau jour, le loop ne se mette à glisser imperceptiblement sur le TF central. On peut également utiliser un ou deux nock sets (bagues en laiton), mais à raison de -2fps par NS, je trouve que ça fait cher payé pour une facture qui peut être réduite à néant par l'utilisation d'un simple brin de TF en .018 (ou du fil dentaire, ça revient au même, le gout mentholé en +!)

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  • idée de consolidation; il existe des dizaines de façons différentes d'y procéder et des tas de vidéo sur youtube qui l'expliquent, en voilà donc une parmi tant d'autres:

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D loop = loop = boucle de traction

  • Le loop c'est cette boucle en cordelette que l'on fixe sur la corde pour en faciliter la traction à l'aide du décocheur. Il en existe deux sortes, le loop en forme de boucle que tout le monde connaît et puis le "torqueless loop" (loop sans torque) qui s'avère nettement moins adapté à un usage chasse mais parfait pour un usage cible.
  • La hauteur du loop sur la corde est très importante: plus le loop est haut sur la corde et plus on sollicite la branche du haut; à contrario, plus il est bas et plus c'est l'inverse. Le loop doit donc être placé à la bonne hauteur. Idéalement au centre de l'arc si celui ci le permet mais c'est rarement le cas. On essaiera donc de le mettre au plus proche du centre ou par défaut dans l'alignement du centre des berger holes.
  • C'est sans doute la partie la plus sensible de l'arc au regard des efforts qu'on lui demande de supporter et pourtant c'est la moins couteuse. Mal façonné, le loop peut se déliter en pleine traction ce qui peut se traduire par un bon bourre pif et le départ intempestif de l'arc en lieu et place de le flèche (qui du reste peut aussi partir n'importe où). Autant donc ne pas se "looper" quand on le fixe sur l'arc. Un loop s'use également, il faut donc penser à le changer quand il commence à avoir trop mauvaise mine. Y renoncer c'est le genre de petite économie qui au final peut revenir, très, très cher.
  • L'action du tireur sur le loop est déterminante dans le contrôle du nock travel. Faites l'essai lors d'un entrainement pour voir ce qui se passe lorsque vous exercez des degrés de torsion variables mais conséquent sur votre loop au moment de la décoche. En lame, le résultat peut être catastrophique. Il faut donc tendre vers une technique qui induit le minimum d'effet de torque sur le loop lors de l'utilisation du décocheur (c'est pour cela d'ailleurs qu'il existe des décocheurs à tête montée sur roulement à bille).
  • Le poids du loop impacte également la vitesse de sortie de flèche, à hauteur de -1fps/3gr. Généralement un loop bien conçu pèse de 5 à 6 gr, ce qui veut donc dire qu'un loop engendre, au minimum, une perte de 2fps. A ce titre, mieux vaut proscrire les "trucs en ferraille" qui ruinent le TF central, engendrent un maximum de nock travel et pèsent au moins une bonne quinzaines de grain. En revanche, il ne faut pas lésiner sur la longueur qui permettra d'obtenir un placement de main optimal. Un loop trop court peut conduire à des contorsions de poignet qui se traduiront également par un nock travel important. De la même façon, un loop trop long peut placer en situation de surallonge. Il faut donc ne pas hésiter à chercher la longueur qui convient le mieux et qui rend le tir le plus confortable. Parfois, un simple 1/2 centimètre suffit pour rendre agréable ce qui ne l'était vraiment plus auparavant.
  • Faire un loop ne requiert aucune compétence particulière:

couper un brin de corde à loop d'environ 12 cm; éparpiller à la main l'une des extrémités avant de la bruler pour la transformer en protubérance la plus volumineuse possible (c'est le point clef);


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puis faire ses nœuds de tête d'alouette en suivant les étapes décrites ci-dessous et de façon à avoir chaque noeud en opposition (moins de torque sur la corde, 2ème point clef)


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puis ajuster la longueur; bruler l'autre extrémité (certains comme ci dessous le font avant) en procédant comme pour la premiere, serrer le tout en écartant les mâchoires d'une pince profilée et c'est fini. Attention, la fibre de votre corde ou de votre TF n'aime vraiment pas la chaleur. La simple proximité d'un briquet pendant quelques secondes peut suffire à détruire votre corde. Toute opération de chauffe sur l'arc se fait donc en en protégeant les synthétiques.


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  • exemple de torqueless loop :

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Posté 25 May 2014 - 04:13 PM

chasse = powerstroke

A venir.


draw bench = banc(d) d'armement...

Le band d'armement est un outil indispensable qui permet de contrôler la synchronisation et le lean des cames. Tout autre dispositif est assez illusoire même si faute de grives on est parfois obligé d'en passer par là. Juger d'une synchro sur la base d'un armement manuel peut se faire devant un miroir ou une tierce personne mais demande une telle finesse lors de l'arrivée en butée que ça en devient quasiment impossible dès lors que la synchro est à peu près correcte. Tous au plus peut on corriger de la sorte les anomalies les plus flagrantes. Quand on sait que le nock travel vertical se contrôle par des ajustages qui se font au mm près sur la synchro, autant dire qu'il faut avoir une bonne dose d'optimisme pour y parvenir en mode manuel.

Reste qu'un band d'armement se doit d'être construit convenablement de façon à ce que la traction sa fasse faire pil poil dans l'axe de la poignée. Dans le cas contraire, les indications obtenues sur le lean de came seront assez folkloriques et assez éloignées de la réalité.

On me demande souvent où trouver un band d'armement. La solution la plus simple consiste à se construire ce genre d'outil.

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Ce dispositif n'est toutefois pas parfait, car selon le type de repose flèche monté sur l'arc, il est parfois impossible de l'utiliser avec une flèche encochée...or la dernière des choses à faire, c'est bien d'armer un arc sans flèche, y compris sur le draw board. Il suffit que le loop pète juste à ce moment là pour que l'arc aille directement à la poubelle. Quant à attacher le crochet directement sur la corde, le tranche fil central n'apprécie pas des masses. Enfin, l'arc est souvent déséquilibré durant ce type de traction ce qui empêche toute mesure sérieuse de la DFC. Donc d'une façon générale, il vaut mieux lui préférer tout dispositif comparable mais en position verticale plutôt qu'horizontale. A contrario, il est beaucoup plus facile de contrôler l'arrivée en butée sur un arc en position horizontale plutôt que verticale compte tenu du fait qu'on ne peut pas suivre les deux en même temps quand l'arc est vertical (c'est juste un problème de taille).

Les tolérances d'ajustage du tambour d'enroulement de la sangle (pas de cable métallique, ils ont tendance à vriller la code durant la traction) sont aussi déterminantes. Plus l'encliquetage est fin et plus il vous permettra de travailler en précision. L'expérience montre que l'on ne peut pas tourner la manivelle d'enroulement en même temps que l'on contrôle la synchro...personne n'a le bras assez long ! Si l’encliquetage du frein du tambour d’enroulement n'est pas assez fin, vous passerez votre temps à maudire votre enrouleur qui ne vous permettra pas de controler finement l'arrivée en butée.

Une autre solution consiste à acheter le draw board déjà tout assemblé. La presse bow time machine, par exemple, en intègre un d'origine. Il existe également un kit "quick draw and tune" pour la presse "bo-a-constrictor". J'imagine que l'on peut sans trop de difficulté l'adapter sur n'importe quel socle générique. Plus simple, même, dès lors que l'on a un socle, il suffit de s'acheter une mouflette montée sur une potence et ça permet d'arriver au même résultat. Sinon il y a pour 130usd le The Bow Draw Winch w/ Pro Stand Combo ici http://www.bowhanger.com/

Enfin pour les plus fortunés, une hooter shooter de spot hogg conduit au même résultat avec la capacité de pouvoir en plus décocher (c'est en fait une machine à tirer très simple d'emploi et...très couteuse).

Pour ceux qui sont en panne d'idée, il suffit de taper "bow draw bench tool" ou "bow draw winch" sur le moteur de recherche image de google pour en trouver des dizaines; de la version la plus simple à la plus élaborée...de la moins onéreuse à la plus couteuse. Mais au de là de cet aspect, toujours est-il que si votre revendeur préféré n'en a pas, il est peut être temps, aussi, d'envisager d'en changer !

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Posté 25 May 2014 - 08:33 PM

entrainement = training...méthode d'intérieur développé par "N&B".

Tout le monde n'a pas la chance d'avoir un pas de tir à 50 ou même 20 mètres. En revanche, presque tout le monde a la possibilité de se trouver 5 ou 6 mètres d'enfilade, en sécurité, dans la maison (garage, grenier, etc). Dès lors que toutes les conditions de sécurité sont requises, il y a alors possibilité de pouvoir s'entrainer en très grande précision dans des conditions permettant de progresser rapidement et efficacement.

La méthode est très simple: il s'agit de tirer à 2 mètres d'une cible completement vierge et de se forcer à "empiler" les trous dans les trous, de façon à n'avoir au final qu'un seul et même trou, de la taille du fut si possible. Une fois qu'on est capable de le faire 60 fois sans défaillir à 2 mètres, on recule d'un mètre et ainsi de suite au cours des semaines. Dit comme ça ça a l'air super facile, mais déjà à 8 mètres c'est devient un drôle de challenge pour un tireur aguerri. D'autant plus que pour corser la chose, les tirs se font avec un fut nu.

L'intérêt de cette méthode est multiple: gain de place comme déjà dit mais aussi possibilité de s'entrainer le soir en rentrant du boulot (par ce que dehors dans le noir, c'est pas trop top!), quand il y a du vent (120 jours par an en vaucluse), quand il flotte ou tout simplement quand il fait trop chaud à l'extérieur. Bref, ça permet de faire un véritable entrainement dès lors que les conditions climatiques, météorologiques ou de luminosité ne sont pas compatibles avec un entrainement en extérieur. Pour les insomniaques, c'est pas mal aussi... personnellement je préfère compter les tubes plutôt que les moutons.

Pour ce type d'entrainement où l'on va faire des trous dans les trous, il ne faut surtout pas investir dans une cible de qualité qui va se retrouver très rapidement dégradée. Le mieux c'est encore de prendre un sac ou un carton et de le bourrer de vêtements usagés ou de film plastic. Une fois que l'on a ainsi constitué sa cible, il faut se débrouiller pour qu'elle soit à hauteur d'épaule en la posant sur un escabeau par exemple. Il faut également envisager le cas d'un loupé ou d'une rupture d'encoche...je laisse à chacun le soin de prendre ses dispositions pour qu'un tel incident ne se traduise pas par un drame mais par une fin heureuse sans la moindre conséquence. Une fois la bute de tir mise en place, de deux choses l'une: soit vous pouvez directement fixer votre "blason" dessus et ça règle le problème soit vous ne le pouvez pas et dans ce cas là vous faites comme moi. J'utilise un trépied de photo avec un cadre sur lequel je fixe un bout de carton sur lequel je fixe mon blason. Un blason qui en l'occurrence n'est qu'une feuille blanche A4 au milieu de laquelle je trace un croisillon avec un marqueur à pointe large.

La méthode se décompose en 2 temps:
  • temps 1: réglage de l'arc.

Se mettre à 2 mètres de la cible et tirer (avec le réglage à 20 mètres) sur le croisillon. La flèche va taper très en dessous ce qui est normal. Enlever la flèche et recommencer exactement le même tir avec un fut nu. Soit le fut nu se plante dans le trou de votre flèche soit ce n'est pas le cas. Si ça n'est pas le cas, c'est soit parce que vous avez commis une erreur de tir soit par ce que l'arc est mal réglé.

En admettant qu'il ne s'agisse pas d'une erreur de tir, c'est alors parce que l'arc est mal réglé. Tirez plusieurs fois de suite votre fut nu en allant à chaque fois le chercher entre chaque tir et en n'hésitant pas à numéroter les impacts si vous commencez à arroser. Si l'hypothèse se confirme, il faut alors en commencer par un réglage optimal.


Si votre fut tape au dessus ou en dessous, c'est que votre arc a soit un problème de détalonnage soit de timing soit de synchro (ou les 3). Si votre fut tape à droite ou à gauche c'est que votre arc a soit un problème de spine dynamique (il faudrait qu'il soit monstrueux voire même amplifié par une erreur latérale du repose flèche) soit de lean (beaucoup plus probable à moins que ce ne soit les 2). Il va donc falloir d'abord régler votre arc de façon à ce que les impacts en fut nu correspondent très exactement à ceux obtenus en flèche et ceci en reprenant les principes des méthodes de walk back tuning et creep tuning mais en les appliquant à votre environnement indoor.


Pour le WBT pas de nouveauté, je l'ai déjà détaillé par ailleurs pour le réglage indoor. Pour le creep tuning (qui en extérieur se joue obligatoirement en flèche), c'est un peu différent mais en fait très simple. Ici pas de besoin d'appuyer plus ou moins fort contre le mur. Au contraire, il faut surtout rester très régulier contre le mur et se garder de toute fantaisie qui remettrait en cause la régularité de l'appui (et la fiabilité du tir). Le simple fait que le fut nu tape un peu au dessus ou au dessous de la flèche est, en soi, le marqueur recherché et c'est suffisant.


A partir de là, il faut aller chercher le cable qui se connecte sur le plot extérieur le plus éloigné de la came du haut (ça sera donc le CC sur un hybrid) et lui ajouter, 1/2 tour par 1/2 tour, jusqu'à 1.5 tours en observant la tendance au tir. Si les décalages en hauteur se résorbent, félicitations, c'était le but. Le timing de la came du haut est désormais optimal ! si ça s’aggrave, pas de bol, c'est qu'il fallait tout juste faire l'opération inverse et dévisser (1/2 tour par 1/2 tour) le cable au lieu de le visser...ah, bah, ne râlez pas, ça ne vous a pris que 15 minutes...si rien ne change et bien, c'est peut être aussi parce que votre synchro est mauvaise ! Ah oui, c'est peut-être également que vous avez un solocame...désolé, le réglage du nock travel vertical ne fait pas partie des préoccupations du système...essayez de jouer d'abord sur le tiller des branches en modifiant leur équilibrage; si ça ne marche pas, essayez alors en changeant la hauteur du loop, ce qui va changer la charge que supporte la branche du haut et éventuellement réaligner le déplacement de la flèche...si rien ne marche, désolé...bienvenue dans le monde des solo cames...vous pourrez néanmoins vous entrainer (voir étape 2) mais sans convergence possible entre votre flèche et vos futs nus...


Bien, une fois que le timing et le lean sont réglés, vous devez, sans la moindre difficulté, parvenir à mettre votre fut nu dans le trou de votre flèche et ceci de façon très régulière. Vous pouvez alors commencer à vous entrainer.

  • temps 2: entrainement

C'est la raison même de la méthode. Il est très important de faire preuve d'humilité et de ne pas trop se dire "moi je", "moi je"...si le monsieur dit "2 mètres" pour commencer, c'est vraiment 2 mètres pas un de plus. Si vous maitrisez bien, faites une ou deux séances à cette distance....et puis après, rajoutez un mètre à chaque fois que vous obtenez des résultats completement réguliers à la distance à laquelle vous travaillez.


Tout commence donc par le tir d'une flèche qui en premier lieu va servir de marqueur pour tous les autres tirs en fut nu...un conseil, appliquez-vous sur ce premier tir, c'est celui qui va vous servir de point de référence pour tous les autres tirs en fut nu...ça serait ballot de le louper, ne serait ce que pour la seule satisfaction personnelle d'avoir, à la fin, un beau groupement à l'issue de l'entrainement...mais me dires vous, qu'en est il des 15gr de différence entre mon fut nu et ma flèche...bah moi perso j'en vois pas... si vous vous en obtenez une c'est soit que vous êtes bien meilleur tireur que moi, soit que votre arc est aux fraises...parce qu'en spine dynamique sur un arc bien réglé à cette distance ça change que dalle et en trajectoire, ça doit bien changer d'au moins 0.5mm...Il est important de ne pas régler le viseur en point visé point touché, sinon très rapidement vous manquerez de finesse sur la prise de visée et il ne sera plus possible de grouper correctement. Donc le pin réglé à 20 mètres, c'est parfait et obligatoire !


Ce n'est pas non plus un entrainement préparatoire ou complémentaire à un autre qui serait plus évolué...ce n'est pas non plus un entrainement pour se chauffer et pour aller après tirer plus loin...non, non, rien de tout celà...C'est l'entrainement, le seul que vous ferez ce jour là ou lors de cette séance...tirez vos 20, 30 ou 40 flèches et une fois que c'est fait vous pouvez considérer que votre entrainement est fini et qu'en plus vous avez fait un bon entrainement. Si vous le pouvez faites le deux à trois fois par semaine et vous vous verrez progresser à une vitesse impressionnante. Par la suite quand vous passerez à 18 ou 50 mètres (pour ceux qui font de la cible) ou à 20/25m (pour les chasseurs) vous ne vous reconnaitrez plus.


Inutile, également, de se fixer des contraintes horaire prohibitives. Faire bien voler un fut nu demande une concentration et une régularité maximum, c'est donc pas la peine de se rajouter en plus le stress du temps en se disant qu'il faut en balancer au moins 10 en 8 minutes (sachant qu'entre chaque tir, il faut aller chercher son fut, ce qui implique de reprendre sa position au retour) ! Prenez votre temps, vous êtes là aussi pour vous faire plaisir et le temps que vous y mettez n'a aucune importance.


Personnellement j'ai fait 1 séance à 2 mètres, elle a duré 20 minutes, ça m'a de suite gavé, je faisais des trous dans les trous. J'en ai fait deux autres à 4 mètres, même chose... j'ai quand même fait 30 tirs à chaque fois. J'en ai fait une à 6 mètres. Itou mais déjà nettement plus compliqué. Et maintenant je suis à 8 mètres distance à laquelle il va surement me falloir quelques dizaines d'entrainements avant de resserrer mon groupement d'un tiers.


En image ça donne ça: 30 tirs ce matin à 8 mètres en fut nu...le point visé est le croisillon au feutre...le groupement est inférieur à la pièce de 20ct d'euros mais pas de beaucoup, donc pas top, en théorie c'est le 10 à 18 mètres ! L’objectif consistera à le réduire au moins du 1/3 ce qui prendra surement un certain temps....accessoirement je pourrais aussi en profiter pour régler le latéral de mon pin !



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Voilà, à vous de jouer....que ce soit de cette façon ou d'une autre , il y a 1000 et 1 manières de s'entrainer...mais à moins de 10 mètres, au compound, après l'avoir parfaitement bien réglé, dans un garage, sans casse, sans surcout de ciblerie et avec efficience...avouez qu'il n'y en a pas des masses non plus !



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Posté 11 June 2014 - 12:26 PM

inclinaison des cames = cam lean
  • Du fait de leur organisation générale, les compounds conduisent les cames à plus ou moins s'incliner durant leur cycle de rotation. Cette inclinaison résulte de la contrainte exercée par l'écarteur de cable qui les conduit, in fine, à s'incliner selon une orientation SO/NE ou SE/NO. L'écarteur de cable n'étant pas à l'équidistance des cames mais plutôt dans les 2/5 supérieurs de la longueur de la poignée, c'est donc principalement la came du haut (qu'elle soit ronde ou excentrique) qui pâtit le plus du phénomène. La came du bas en est, elle, plus facilement préservée selon la géométrie de l'arc.
  • Le lean a pour conséquence directe d'engendrer du nock travel horizontal (et parfois dans des proportions monstrueuses). Lorsque le nock travel ne peut être supprimé, le spine dynamique du projectile devient alors beaucoup plus sensible. Il faut alors l'ajuster très finement un peu comme on le ferait sur un arc tradi (même si le niveau de contrainte y est toutefois plus important pour des tas de raisons qui ne seront pas développées ici).
  • Au trou papier ou en fut nu, l'existence de lean se matérialise par la présence de décalages latéraux d'encoche (vol obliques) impossibles à résorber en jouant sur la position du repose flèche ou le spine dynamique. Typiquement, chez un droitier, une came inclinée SO/NE à l'ancrage, produira un vol de fut nu comparable dont l'encoche aura exactement la même orientation en cible (pointe à droite encoche à gauche). Au trou papier, cette situation se traduira par une déchirure gauche. Chez ce même droitier, l'orientation inverse du lean (SE/NO) conduira un fut nu à se planter encoche à droite et pointe à gauche (déchirure droite au trou papier).
  • Le lean est plus particulièrement préjudiciable quand il apparaît à l'ancrage. Idéalement dans cette position, les cames doivent être parfaitement droites et perpendiculaires au sol. Le fait qu'une came parte droite à la décoche et s'incline au fur et à mesure que la corde se rapproche de la poignée est infiniment moins préjudiciable que l'hypothèse inverse. C'est à ce titre que l'on acceptera d'avoir un peu de lean au repos pour éviter d'en avoir à l'ancrage. Dans ce cas on parle de pré lean, c'est à dire de l'inclinaison des cames lorsque l'arc est au repos.
  • Pour contrôler le lean des cames, il suffit de plaquer (pour un droitier), un fût contre la partie gauche de la came et de regarder comment il évolue. A l'ancrage, il doit être parfaitement parallèle à la corde. A contrario, au repos, il va rentrer en contact avec la corde à un moment ou à un autre (parfois au niveau du point d'encochage, parfois bien avant tout dépend de la taille de l'arc). Une fois que le lean de l'arc est réglé à l'ancrage (cames droites), il est utile d'en mesurer la valeur au repos (pré-lean) de façon à pouvoir en contrôler l’éventuelle évolution dans le temps (surtout lorsqu'on n'a pas de banc d'armement à demeure). La mesure du pré-lean se prend, tout simplement, arc au repos en mesurant la distance qui va de la sortie de came au point d'intersection entre la corde et le fut posé sur le côté gauche de la came.
  • Le lean va également rencontrer des terrains plus ou moins favorables qui vont lui permettre de se développer avec plus ou moins d'ampleur: la stabilité des branches, la taille ou la forme des cames, la résistance des matériaux, leur tolérance, leur usure sont autant de facteurs qui vont, structurellement, permettre de l'augmenter ou de le diminuer. Plus l'arc est grand, plus les cames s'éloignent de l'écarteur et moins elles en subissent la contrainte. A ce titre, le lean obtenu sur un arc de 40" d'ATA est infiniment moindre que celui que l'on obtient sur arc de 31".
  • Pour lutter contre le lean les fabricants développent différents types de stratégie. Ainsi l'arc sera équipé d'un (tous les solo et les hybrids) ou 2 yokes (overdrive binary, AVS Mathews) qui permettront de le corriger avec plus ou moins de bonheur en jouant sur le pré-lean. Les arcs les plus tolérants sont les compounds équipés de twins cams et poignée shot through (tir au travers). Sur ces arcs (expl DST d'OK archery), il n'y a ni écarteur de cables ni lean à l'ancrage ou au repos. Quelques téméraires les utilisent à la chasse mais le processus d'encochage manque trop de fluidité pour les destiner à un véritable usage cynégétique. En dehors de ces cas particuliers, le lean se corrige en jouant sur la longueur des jambes des yokes.
  • Correction du lean en travaillant sur le yoke: raccourcir la jambe de droite d'un yoke (ou rallonger celle de gauche) conduit à incliner vers la droite l'axe qui porte la came. Raccourcir la jambe de gauche d'un yoke conduit à incliner vers la gauche l'axe de la came. Quand l'axe de came s'incline dans une direction ou dans l'autre, la came suit le mouvement. On comprend donc très aisément qu'il faille visser la jambe de gauche (ou dévisser celle de droite) du yoke lorsque la came est inclinée SO/NE et vice versa.
  • En l'absence de yoke: on peut tenter de déplacer la came sur son axe en utilisant des rondelles d'épaisseur différente; ce faisant on déplace l'axe d’alignement de la came par rapport à la corde ce qui peut conduire au résultat escompté. Si on ne peut pas y parvenir, alors il faut accepter cette situation et travailler sur l'optimisation du spine dynamique du projectile au même titre qu'on le ferait sur n'importe quel arc tradi. Un arc qui a du lean à l'ancrage n'est pas un drame. Il est simplement moins tolérant aux approximations de spine dynamique et erreur de tir ou de saisies.


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Posté 21 June 2014 - 06:01 PM

Quelques mises à jour ci-dessus: center shot, lean...

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